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  • Podweek, Oeuf Korreckt dans Nightlife

    «Musique de chambre», Sarah Lévesque, Nightlife, no 36, 1 juillet 2002
    lundi 1 juillet 2002 Presse

    Montréal ne détient pas le monopole de la musique électronique au Québec. À partir de la Vieille Capitale, Oeuf Korreckt assure une IDM gentille, pointue, rigolote et inventive. L’histoire des sons créée dans une chambre, faite pour un salon…

    Bien que Frederick Blouin apprécie l’anonymat derrière le nom étrange d’Oeuf Korreckt, il se risque aujourd’hui au jeu des questions-réponses. Surprise… Le chercheur sonore s’avère volubile, partageant sans réserve ses procèdés créatifs. Vécu en 1992, le coup de foudre pour les ordinateurs et leurs logiciels le consume encore. De cette liaison, Frederick n’éprouve aucune vanité mais un sentiment de contrôle envers ses machines. «Maintenant, je sais comment aller chercher une tonalité grasse ou délicate. Et aussi, je me concentre beaucoup plus sur les sons, alors qu’avant je passais plus de temps sur les mélodies. Quand les technologies ont évolué, elles ont permis une plus grande manipulation du son par rapport au simple clavier qui était plus mélodique. J’ai sauté les pieds joints.» Tellement que Frederick n’a pas hésité à flirter avec plusieurs genres, touchant au hardcore et à la transe, en passant par la techno, la musique pour jeu vidéo et en s’arrêtant longuement sur l’IDM.

    Ces multiples embrassades de style s’entendent quelque peu sur son tout premier album, Podweek. Quinze morceaux ont ici été regroupés par No Type, un label dedié à la diffusion de MP3 expérimentaux et qui essaie depuis quelques mois le format CD. Fait étrange pour une première galette, l’album se veut une compilation des meilleurs moments d’Oeuf Korreckt, de 1995 à aujourd’hui. Podweek était le nom que je donnais à mes premiers démos, explique Frederick, et plusieurs pièces se sont retrouvées sur ces cassettes. La seule exception serait le morceau Podweek Theme, qui est devenu un succès internet. En fait, mon entourage a réellement créé des pressions pour que ce matériel voit le jour officiellement.» Il est facile d’en cerner la raison. Le passionné conserve précieusement des centaines de CDs ne comprenant que ses compositions.

    Le voyage dans le temps se réalise agréablement, sans descente abrupte inexplicable, même si les finales d’Oeuf Korreckt sont très séches, même rapides. Comment l’expliquer? Oeuf Korreckt pond sans grande couvaison. «Ouand je m’installe et que je fais de la musique, ça va toujours très rapidement. La plupart du temps je produis toujours mes tracks en 45-90 minutes, ce qui est assez rapide. C’est sûr que ce que je fais n’est pas toujours assez bon pour être sur un disque. Je ne fignole jamais les tracks qui ne sont pas intéressantes pour les améliorer et les rendre meilleures. Et ca prend autant de temps faire une bonne pièce qu’une mauvaise. C’est une question d’occasion, d’inspiration et de situation.»

    L’inventivité et la recherche motivent chaque élan de ces productions qu’il nomme amicalement des «versions bedroom». Pendant qu’il s’affaire à parfaire un nouveau pouls mécanique, Oeuf Korreckt pimente inconsciemment la vie de Ouébec. «Il est vrai que la scène électronique de Québec est très faible. Mais c’est un terrain grandissant. Le public se déplace puisqu’il n’est pas saturé comme à Montréal. On y voit donc des individus appartenant à plein de milieux différents dans une rave puisque la scène est trop petite pour avoir ses cliques. Je te le dis. Si Autechre venait à Québec, même ma mère irait.»

    Podweek d’Oeuf Korreekt se trouve sur la maison de disques No Type.

    … Oeuf Korreckt assure une IDM gentille, pointue, rigolote et inventive.

    Podweek dans Voir

    «Critique», Voir, 27 juin 2002
    jeudi 27 juin 2002 Presse

    Très active depuis 1998, l’étiquette montréalaise No Type se spécialise dans l’expérimentation électronique. Oeuf Korreckt en représente assez bien la démarche avec son petit cabaret chimique qui, dès les premiers sons, possède la propriété de faire fuir votre chat sous un divan, avant que des rythmes plus dansants ne viennent modérer le paysage sonore. Podweek, qui couvre le travail depuis 1995 avec des techniques faussement démodées, rappelle tantôt Autechre, tantôt Chris Clarke, et si la chose manque parfois de personnalité, on peut encore beaucoup attendre de cet œuf déjà fort correct. ★★★

    ★★★

    18 août 2002: Jean-François Denis en rediffusion

    mardi 25 juin 2002 En concert

    Jean-François Denis a été l’invité à l’émission «Nicholson» de la Chaîne culturelle de Radio-Canada le 9 décembre 2001 pour parler de l’évolution d’empreintes DIGITALes depuis sa fondation en 1990 et de création électroacoustique. Cette émission a été sélectionnée pour être rediffusée le 18 août 2002 à 20h (HAE; UTC -4). On peut y entendre: Forêt profonde (trois extraits) de Francis Dhomont, Derrière la porte la plus éloignée… de Gilles Gobeil, Éclipse de Ned Bouhalassa, Cut 1, 2, 3 Progress de Åke Parmerud, Mass de Richard Karpen, Oaristys de Jacques Tremblay, Inside Out de Randall Smith, la version mixte d’Impromptu de Yves Daoust (avec Jacques Drouin et Lorraine Vaillancourt) et Péroraison de Yves Beaupré.

    Humeur de facteur dans Ampersand Etcetera

    «Review», Jeremy Keens, Ampersand Etcetera, no 2002_8, 20 juin 2002
    jeudi 20 juin 2002 Presse

    Beaupré’s is an album of harpsichord music, but composed from sounds recorded while he makes them (percussive, plucking, planing and so on) processed and constructed electroacousticly. Not surprisingly it is a complex album, which hardly ever really reveals its origin. Prélude démesuré rumbles, twitters, tinkles loops, percusses, sirens and fades. More fragments in La Beauséjour including some string strums, then looped rhythms, dits, soft tones, some voicey propulsion; strings looping and light hammering; tones chits and more voices, relaxed ratchets, computer boobles; building light percussion, the strums return manipulated, loose and stretched, whispering end. The other tracks are similarly eclectic — more angular in La Laurendeau with a loop that sounds like ‘into the car’ (unlikely as it is) and percussive, La Pelots Point is abstract and dramatic, with a plucked melody which leads to the still heart of the album, tones and scrabbly voices, very lovely. After which the piece rebuilds with some computer bubbles — the samples have been processed — keening tones. More little noises and melody in La DDB with swirls tones and processed voices (was Baupré talking to himself? The clittery clatter drones tones and more of Péroraison provide an rhythmic and lovely conclusion. Neither academic nor unapproachable, this is a delightful album of sounds which have been recorded selected processed and sequenced with an ear to the delicate and fascinating relationships that can be created through them. Begun in the labour of wood and metal work this is a grounded and delightful album.

    … a delightful album of sounds which have been recorded selected processed and sequenced with an ear to the delicate and fascinating relationships that can be created through them.

    Cycle du son dans Ampersand Etcetera

    «Review», Jeremy Keens, Ampersand Etcetera, no 2002_8, 20 juin 2002
    jeudi 20 juin 2002 Presse

    Born in 1926, Dhomont is the oldest artist on the impressive empreintes DIGITALes catalog (most were born in the 50s and 60s). His experience and ease with the language of musique concrète/electroacoustic writing is demonstrated clearly on this understated but compelling collection of pieces from 1998, incorporating works from 1989 and 1996. As one of the founders of the field, he originally worked with magnetic wire (the original tape) and since 1963 has produced only works for tape. This combination of experience and medium creates a more measured music without some of the fragmented flourishes that computers can bring to the form.

    This disk is something of an homage to Pierre Schaeffer, and incorporates sounds from his Étude aux objets, amongst other musicians and ‘celebrates sound and musique concrète.’ My musical education is lacking, and I can’t recognise all the references, but it is a pleasure none the less. In Objets retrouvés we have a warm, analogue introduction that slowly flows as mysterious noises emerge in volleys, hovering on the edge of recognition. AvatArsSon is in six parts, and dedicated to ‘the inventors of the treasure’ (some of whom are named) and traverses ‘some of the stages of the sound odyssey.’ Each part is distinct in structure and method: Paysages opens with a naturalistic sampled village then shifts into manipulation, Voix is not surprisingly a complex voiced based piece while Avatars is buzzy dits and electronica and À suivre… takes long tones and buzzing. A fascinating journey which those more knowledgeable can mine. There seem to be two modes in Novars — one is lyrical ringing tones with washes and a pulsating cloud, while the other is more percussive, swirling, more effected. The two forms alternate, flirting with recognisability and dancing away in this light duet. Finally Phonurgie is more dense with hollow sounds, whistles, bleeps, fluttering wings and a darker feel created from similar sounds to those which have come before. Distorted strings, voices a light swirl and fade. A classic(al) musique concrète album, very listenable and endlessly satisfying.

    A classic(al) musique concrète album, very listenable and endlessly satisfying.

    Humeur de facteur, La limite du bruit dans Vital

    «Review», Frans de Waard, Vital, no 329, 20 juin 2002
    jeudi 20 juin 2002 Presse

    ‘The Maker’s Humour’ is the translation of the title, and in this case the maker is Yves Beaupré. Not just the maker of this CD, but he’s also a professional builder of harpsichords, spinets and virginals. In the mid eighties Yves set up a small electronic studio, partly to do research for his instrument building, but also to create music. By using sounds from the instruments he builts, plus most likely from the process of building these, Yves crafts together six fine electroaoustic pieces. From this side of the musical spectrum we usually get all of these thumbling sounds which fall over each other, but Yves Beaupré treats his sounds in a rather fresh way. By looping, filtering and pitch changing, he builts very interesting collages of sound in the finest electroaoustic tradition, that will probably appeal also to pieces blend into each other and form one large work, rather then six smaller parts.

    From New Zealand hails John Young, who studied composition with Denis Smalley and worked in the UK for a while. He uses acousmatic sounds, ie environmental sounds and processes them. Unlike Beaupré he stays more in the classical sense of processing, even when at times the unprocessed field recordings shine through it. There scratches, wind blowing in microphones, rain falling on roofs and high peeps of metal scraped on glass. In general they are nice pieces, but at times a bit too long and a more accurate mix could have been possible and things would have hold their tension much better.

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