Sauter au contenu principal
electrocd

Blogue

173 résultats
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • Estrapade dans Critiques de disques

    «Critique», Vincent Bergeron, Critiques de disques, 4 février 2006
    samedi 4 février 2006 Presse

    J’aime les musiciens ne se sentant pas obligés de se justifier avec un thèse de doctorat. Je préfère ceux ne pensant pas que l’art de la musique se limite à une série de connaissances acquises et de techniques maîtrisées. Je crois que l’accumulation des nuances, rendue à un certain point, tue l’excitation plutôt que de la justifier sans cesse davantage. Je suis convaincu que l’utilisation du «je» le plus personnel voire primitif extrait des sentiments impossibles à exprimer autrement.

    Les morceaux_de_machines pratiquent bien cette approche autodidacte n’ayant nul besoin de longues descriptions techniques pour attirer l’attention. Parce que le résultat parle par lui-même. Maintenant, le duo formé de Érick d’Orion et A_dontigny peut se vanter dans sa promotion d’avoir terminé parmi les finalistes dans la catégorie «disque de l’année – musique actuelle, électroacoustique» aux prix Opus 2005 du Conseil québécois de la musique. L’album Trilogie d’ondes de Gilles Gobeil (empreintes DIGITALes) a finalement remporté ce prix.

    Mais, pour ma part, je retiendrais surtout leur performance live très énergique. Certainement, sur disque, ce n’est pas tout à fait la même expérience, mais morceaux_de_machines conserve toute sa brutalité sans bornes, tout spécialement sur Fonçage de pieux et Trépanation, deux modèles à suivre, des épiques de bruit punitives qu’on peut qualifier à la limite de hip-hop et de techno, mais seulement à cause de l’utilisation de boucles sonores. La réalisation surprend, car elle s’adapte à l’équipement audio le plus ordinaire sans jamais flancher. Par expérience personnelle, ce n’est pas toujours évident de contrôler ce genre de sons en super aiguë et en super basse. La diversité des fréquences est remarquable, trop rare dans le petit monde du noise où les sons les plus limités sont trop souvent mis à l’honneur pour une douteuse question d’authenticité. Le noise de morceaux_de_machines est violent, très saturé et très souvent pas tellement nuancé, mais aussi beau et en quelque part composé même, jamais primitif pour être primitif. Des bruits naturels provenant de navires, d’animaux et de courants d’eau semblent avoir été greffés aux nombreux sons artificiels, mais sans qu’on puisse les identifier.

    Diane Labrosse, Martin Tétreault et Otomo Yoshihide ne manquent pas de participer à quelques pièces, mais c’est l’approche jamais trop chargée et jamais trop vide du duo québécois qui prend le dessus à chaque occasion. Les collaborateurs viennent ajouter leur petite touche personnelle, souvent enfouie.

    Personnellement, la deuxième moitié de cet album m’a un peu moins intéressé. Omlegging et Tromocrates sont également épiques comme pratiquement tout le matériel de ce long album de 75 minutes — passant plutôt rapidement dans notre tête étonnamment. Cependant, ils font dans le surplace comme des moteurs de véhicules inadaptés au climat québécois, inondés par la fonte des neiges comme en ce début de février 2006 (pas très beau merci).

    La pièce titre possède une certaine qualité lyrique (Estrapade), mais encore là il ne faut s’attendre à rien d’autre qu’à la pire des horreurs. Par contre, Sélavy fait preuve, tout comme Fonçage de pieux et Trépanation d’une métamorphose constante s’avérant suffisamment installée on ne sait où au juste, mais quelque part. Et c’est bien la sensation d’être présent dans un environnement tangible qui rend Estrapade bien meilleur que ce qu’on attend d’un album noise. 7.5/10

    Le noise de morceaux_de_machines est violent, très saturé… mais aussi beau

    Puzzles dans The WholeNote

    «Review», Tom Sekowski, The WholeNote, no 11:5, 1 février 2006
    mercredi 1 février 2006 Presse

    empreintes DIGITALes here presents the DVD-Audio format debut of two Canadian composers whose electroacoustic works have won awards the world over. Always looking forward, their music is as challenging as it is rewarding.

    Robert Normandeau has a much denser overall approach to his own work. His pieces seem to be bathed in a thick soup which is as tasty as it is sometimes difficult to digest. Puzzles begins with the title composition, which is made up of various audio elements that fit together like pieces of a puzzle. Do they really fit though? Over the course of about 6 minutes, we’re confronted with various vocal samples, creaking doors, hammer blows. All of these pieces are entrenched with a drilling, mechanical beat.

    Perfectly suited to the composer’s acousmatic diffusion techniques, the 5.1 Audio Surround mix makes all the difference. Sound percolates from every corner of the room, making your head spin at break-neck speeds. Starting off Eden is a lovely, serene Vietnamese vocal, which then is replaced by loops of music, stretching into eternity. While an angry voice repeats demands on Hamlet-Machine with Actors, the piece is further coloured by drill presses, screams of agony and bubbling, gurgled noise formations. Momentous and densely populated with new, brave ideas, Puzzles is a journey that should be reserved for only the truly adventurous explorers of new sound worlds.

    Trilogie d’ondes dans The WholeNote

    «Review», Tom Sekowski, The WholeNote, no 11:5, 1 février 2006
    mercredi 1 février 2006 Presse

    empreintes DIGITALes here presents the DVD-Audio format debut of two Canadian composers whose electroacoustic works have won awards the world over. Always looking forward, their music is as challenging as it is rewarding.

    Gilles Gobeil hits the mark with his Trilogie d’ondes. The trilogy is made up of three distinct works featuring the ondes Martenot, played by Suzanne Binet-Audet. Voix blanche [White voice] deals with an excruciating slow build-up to a crescendo that really never occurs. This is a piece where the ondes reigns supreme. Its rich timbral qualities, its unmistakable glitchy, percolating sound and its fantastic ability to blend in with the tape are riveting. With its unnerving climax that comes and goes over and over again, this is without a doubt the most unsettling piece in the trilogy. By the time we get to Là où vont les nuages… [Where the Clouds Go…] the mood that is fashioned leaves much guesswork at the forefront of the listener’s mind. Climaxes come in series of bursts and we are left wondering what will Gobeil do next? In the final movement, the longest piece in the trilogy, La perle et l’oubli [Pearl and Oblivion] the ondes is disguised as the soul in a journey on its way to incarnation and when the shimmering sampling of scream-like voices breaks through, you know the composer has hit a nerve. With perfect precision and undying sense of drama, Trilogie d’ondes is a major work in Gobeil’s catalogue of masterpieces.

    With perfect precision and undying sense of drama, Trilogie d’ondes is a major work in Gobeil’s catalogue of masterpieces.

    14 – 20 février 2006: Normandeau visite Londres et Leicester

    vendredi 27 janvier 2006 En concert

    Le compositeur Robert Normandeau sera en concert à la City University de Londres (Royaume-Uni) le 14 février 2006 avec un programme de ses œuvres Chorus, Palimpseste, StrinGDberg ainsi que celles des compositeurs montréalais Martin Bédard (Check-point) et Nicolas Bernier (… sans quoi les imperméables jaunes existeront…). La semaine suivante, il sera en concert à la De Monfort University (Leicester, Royaume-Uni) avec un programme constituée de ces mêmes œuvres et de celles de compositeurs locaux.

  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29