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  • Lieu-temps dans Vital

    «Review», Frans De Waard, Vital, no 614, 12 février 2008
    mardi 12 février 2008 Presse

    There is John Young, who undertook a travel to Northern Italy with his parents — his mother being from that area. His work is based on field recordings made in that place, voice material from locals (perhaps his parents even) and voices from broadcasts about the war — the period in which John’s parents met and left for New Zealand. Now this is the way to do it. The voices and sounds tell us a story, about war, about a place, about memories in a very concentrated manner. Some of his processings are perhaps empreintes DIGITALes alike, but he uses it in the right combination with the spoken word material. Haunting stuff, absolutely beautiful. Radioplay like, cinema to the ears. A long piece, but interesting to the very end. As a sort of ‘bonus’ one also gets a piece for ensemble and electroacoustic music, which is nice, since the two are quite separated here and make interesting interplay.

    Haunting stuff, absolutely beautiful.

    2 – 9 mars 2008: Symphonie portuaire de Leclerc, Montréal

    samedi 9 février 2008 En concert

    Le musée Pointe-à-Callière présente les 2 et 9 mars 2008 la 14e édition des Symphonies portuaires. Pour l’occasion, le Musée a fait appel au guitariste et électroacousticien Martin Leclerc qui présentera Un écho à la mer pour sirènes de bateaux amarrés aux Quais Vieux-Port. Martin Leclerc vient de faire paraître son premier disque, Horizons du silence, chez empreintes DIGITALes.

    4 – 16 août 2008: Daoust pilote le 3e stage de «création sonore» à Orford

    vendredi 8 février 2008 Général

    Le Centre d’arts Orford (Québec) annonce la tenue de 3e Stage de création sonore au sein de l’Académie internationale de musique. Ce stage, toujours sous la gouverne de Yves Daoust, se tiendra du 4 au 16 août 2008 et est ouvert aux créateurs sonores de toutes tendances. Les invités spéciaux de Yves Daoust cette année sont Natasha Barrett, Alexandre Burton, Jean Landry et Paul Rudy. Cette année, la vingtaine de stagiares inscrits auront à leur disposition les interprètes participant au Stage d’interprétation de la musique contemporaine.

    Nicolas Bernier, Delphine Measroch, Milliseconde topographie, Simon Trottier, Urban9 dans Le Lien multimédia

    «Ni de l’art sonore, ni de la musique», Charles Prémont, Le Lien multimédia, 8 février 2008
    vendredi 8 février 2008 Presse

    Nicolas Bernier est un artiste multidisciplinaire. Entre compositions électroniques, vidéos et design, il tente de rejoindre plusieurs publics. Son duo, Milliseconde topographie, qu’il complète avec Delphine Measroch, joue sur la frontière entre art traditionnel et numérique. «Il y en a qui font de l’art sonore, d’autre de la musique. Nous, on ne fait ni l’un ni l’autre, alors on ne «fit» jamais nulle part», explique, en guise d’introduction, Delphine Measroch.

    Le «problème identitaire» de Milliseconde topographie est bien réel. «Les critiques ne savent plus où donner de la tête. On envoie nos DVD à des critiques de musique, ils disent que c’est de l’art visuel, on l’envoie aux critiques d’art, ils pensent que nous sommes des musiciens», déplore, impuissant, Nicolas.

    Tirer dans tous les sens, voilà ce qui l’allume. «J’ai besoin d’explorer plusieurs avenues pour être satisfait. C’est ce qui a bien marché avec Delphine: elle s’intéressait aussi beaucoup à d’autres formes d’expressions que simplement la musique. Dans le milieu, c’est très difficile de trouver son «âme sœur» artistique», avoue-t-il.

    La technique utilisée par Milliseconde topographie pour créer leurs sons traduit parfaitement leur goût du compromis. En utilisant le logiciel Max/MSP, Delphine et Nicolas enregistrent des instruments conventionnels, mais aussi des bruits de jouets, de vieilles caméras Super8 et des sons ambiants, pour ensuite y ajouter des effets.

    «Ce qui est super, c’est que l’on peut enregistrer la même note sur dix pistes différentes et mettre un effet sur chacune d’elle. Ça donne un son «électro», mais on s’arrange toujours pour que l’on reconnaisse la facture de l’instrument organique. On veut transcender la froideur de l’art numérique», explique Nicolas.

    Le duo a vu le jour en 2004, peu après que Delphine et Nicolas se soient rencontrés sur les bancs d’école. Les deux étudiaient dans le programme de composition électroacoustique de la faculté de musique de l’Université de Montréal. «Je décrirais Milliseconde comme de «l’électro-subtile», c’est quelque chose d’ambiant où l’on reconnaît des sons de plusieurs provenances», explique Nicolas en riant.

    Mettant à profit leur goût pour le visuel, ils ont produit un DVD et même des «affiches à disques». C’était en 2005. «C’était un projet que l’on a fait avec un ami artiste, Urban9. Nous avions fait plusieurs affiches en sérigraphie et nous y avions collé des enveloppes avec un disque à l’intérieur. Urban partait le soir et les affichait un peu partout en ville. Les passants pouvaient ainsi se procurer notre musique», raconte Nicolas.

    D’autres projets

    Nicolas n’a pas que Milliseconde topographie comme projet. Pour vivre, il compose, principalement pour le théâtre et la danse. «Je travaille présentement pour la compagnie de danse O Vertigo. Avant, j’ai fait Ubu et Othello à l’usine C», assure-t-il.

    Un autre de ses essais est un duo électro-folk qu’il complète avec Simon Trottier. «C’était écrit dans le ciel qu’on ferait de la musique ensemble. On a fini par trouver deux jours où l’on était libre, on s’est enfermé dans un studio et on a produit un album», raconte Nicolas sous les rires de Simon. Ils seront du «Mois Multi» à Québec, un festival d’art multidisciplinaire qui se déroule du 13 au 24 février prochain.

    Les deux compères s’apprêtaient à livrer une performance lorsque le Lien les a rencontrés. Heure de tombée oblige, il fut impossible de rester pour livrer une critique en bonne et due forme. Vous pouvez vous faire votre propre idée en allant sur le site de 12rec, l’étiquette net qui les a pris sous leurs ailes.

    Entre compositions électroniques, vidéos et design, il tente de rejoindre plusieurs publics.
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