Impulsion
Micheline Coulombe Saint-Marcoux
… une femme capable de faire danser le silence lui-même. —
Décidément, le Québec […] regorge de compositeurs créatifs qui ne cessent de repousser les limites de leur discipline et d’être reconnus internationalement. — La Scena Musicale, Québec
For the first time with
- Composer(s): Micheline Coulombe Saint-Marcoux
- Author(s): Andra McCartney
- Cover image: Marcelle Ferron
- Canada Council for the Arts • SODEC
CD (IMED 0159, 2001)
- 1Arksalalartôq (1970-71), 6:45fixed medium
- 2Contrastances (1971), 6:34fixed medium
- 3Moustières (1971), 9:41fixed medium
- 4Zones (1971-72), 9:02fixed medium
- 5Constellation I (1981), 18:41fixed medium
- Label: empreintes DIGITALes
- IMED 0159
- 2001
- UCC 771028015924
- Total duration: 53:00
- OGpak
- 125 mm × 125 mm × 10 mm
- 50 g
On the web
Download (IMED 0159_NUM, 2001)
- This item can be downloaded and/or listened to at empreintesdigitales.bandcamp.com.
- 1Arksalalartôq (1970-71), 6:45fixed medium
- 2Contrastances (1971), 6:34fixed medium
- 3Moustières (1971), 9:41fixed medium
- 4Zones (1971-72), 9:02fixed medium
- 5Constellation I (1981), 18:41fixed medium
- Label: empreintes DIGITALes
- IMED 0159_NUM
- 2001
- UCC 771028015986
- Total duration: 53:00
Liner notes
Her Electroacoustic Works
“What is the composer’s attitude toward this technique
Another important aspect of
As the quote at the beginning of this text demonstrates,
This disc presents all of
References
Gagné, Mireille , etMaryvonne Kendergi ,Gilles Potvin .Compositeurs au Québec . Montréal, QC: Micheline Coulombe Saint-Marcoux: Centre de musique canadienne au Québec, 1986.Gagné, Mireille .Micheline Coulombe Saint-Marcoux ou l’art de conjuguer le mot femme . Sonances, avril 1985: 25-26.Lamy, Suzanne .Inventer des sons nouveaux . Châtelaine, November 1971.Lefebvre, Marie-Thérèse .Existe-t-il une musique dite féministe . Les Batisseuses de la Cité. Congrès de l’ACFAS.? Les Cahiers Scientifiques 79, 1993: 233-40.Lefebvre, Marie-Thérèse .La création musicale des femmes au Québec . Montréal: les éditions du remue-ménage, 1991.Potvin, Gilles .Présence de la musique électroacoustique . Le Devoir, February 3, 1979.Richer, Lyse .Micheline Coulombe Saint-Marcoux accorde une entrevue à Lyse Richer .Anthology of Canadian Music 18 . Radio Canada International, 1984: 19-22.Coulombe Saint-Marcoux, Micheline .À la recherche d’une nouvelle écoute . Le Devoir, April 15, 1972.
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Some recommended items
In the press
Micheline Coulombe Saint-Marcoux: La danse du voltage
Entre la calligraphie de
Là où Oram dessinait la lumière, Micheline la fit danser. Elle transforma la bande magnétique en muscle, le signal électrique en souffle, le studio en espace scénique — un lieu où la vibration trouvait enfin son corps.
Il y a des artistes qui écoutent le monde, et d’autres qui le font bouger.
Née dans les forêts boréales de La Sarre, en 1938, elle grandit entourée de vents, de silences et d’étendues vibrantes. Elle traversa le XXe siècle comme une aurore boréale
Formée au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, elle apprit les codes — harmonie, contrepoint, fugue — mais sous la rigueur de ces architectures, elle pressentait déjà une autre géométrie
Une bourse du gouvernement français la mena à Paris, la fin des années 60 — les pavés encore chauds, les révoltes sous tension. Xenakis, ce frère en turbulence, l’incita à rejoindre le Groupe de recherches musicales. 1968
À ses côtés,
Découvrant le cœur battant de l’électron. Mais là où d’autres traquent la perfection du son, elle cherche le mouvement de la matière. Ce n’est pas la bande qu’elle découpe
L’année suivante, elle co-fondait le GIMEP — Groupe international de musique électroacoustique de Paris. Ce n’était pas un ensemble, mais une constellation en mouvement, un réseau nomade qui portait la musique électroacoustique à travers l’Europe, l’Amérique du Sud, le Canada. Pour Saint-Marcoux, ce n’étaient pas des concerts
Les haut-parleurs, des danseurs. La musique quitte la page et envahit l’espace, corps et voltage s’enlacent dans une même respiration, des chorégraphies d’air et d’électricité. Le corps et la bande y devenaient indissociables — matière et mémoire dans le même flux.
Quand elle revient à Montréal, en 1971, elle apporte avec elle cette vision du son en mouvement
Ses œuvres sont des territoires de forces qui portent cette empreinte du geste
Avec
C’est une musique de collisions — un ballet tellurique où l’énergie circule entre l’acoustique et l’électrique. Les sons acoustiques et électroniques s’y affrontent comme des éléments naturels
Le piano y devient percussion, la percussion devient souffle, et les sons électroniques, loin de flotter dans l’abstraction, viennent percuter la matière vivante du geste. On entend des résonances métalliques, des pulsations, des froissements, des respirations soudain coupées par des éclats de bande ou des chocs de timbres. Tout y est mouvement, densité, urgence.
On traverse l’œuvre comme une zone de turbulences
C’est un théâtre intérieur, mais en tension constante
Saint-Marcoux orchestre ses matériaux comme une chorégraphe du chaos. Chaque frappe de piano ou de caisse claire semble provoquer une onde dans l’espace, chaque bande électronique répond, prolonge, ou s’embrase. On passe du martèlement au souffle, de la tension au déploiement. La matière y devient énergie, et cette énergie, langage.
C’est là tout le génie de Saint-Marcoux
C’est une musique qui transpire, qui respire.
Un mouvement pur qui s’y déploie comme une chorégraphie abstraite, faite de rebonds, de glissements, d’éclats, de respirations coupées. Saint-Marcoux y invente une cinétique du son, où chaque silence prépare l’impact suivant, où la matière devient danse.
[Et]
La matière s’élève. Voici le ciel,
l’espace sidéral où les sons deviennent lumière.
Mais cette ascension n’a rien d’éthéré
Les sons s’y comportent comme des astres
Le geste n’a pas disparu
Dans
C’est une œuvre de trajectoires et de tensions, où l’énergie du geste terrestre devient pure forme orbitale — un art du déplacement invisible, un théâtre des forces en apesanteur.
Toutefois, parmi toutes les œuvres de
C’est là que Saint-Marcoux invente ce que l’on pourrait appeler le théâtre du son
C’est une œuvre dense, dramatique, habitée d’une physicalité presque rituelle. Rien n’y est “musique” au sens traditionnel.
Tout y est geste
Chez elle, le son ne se laisse pas enfermer
Il n’est jamais fixe
Le titre —
Ce qui frappe surtout dans
L’électricité y devient vivante — un animal de lumière qui respire à travers les magnétophones Revox. Son théâtre électroacoustique est à la fois précis et élémentaire, fait de structures et de tourbillons. On y entend la neige, le métal, les vents du nord, et ce silence particulier du Québec hivernal où chaque souffle semble chargé d’électricité. Si Still Point (chez Oram) ouvrait le dialogue entre orchestre et électricité,
éruptions, silences tendus, ressacs sonores, fragments d’énergie arrachés au vide. La bande n’est plus support, mais corps scénique
À travers ce déchaînement, Saint-Marcoux invente un nouveau langage
Dans son œuvre, la machine ne domine pas — elle accompagne. Elle danse avec le geste humain, comme si, par elle, le voltage trouvait enfin une chair. Elle rendit la technologie tactile, respirable, féminine. Son studio était tout à la fois forge et forêt — lieu d’incarnation et de métamorphose.
Là où
À travers elle, la machine apprit à bouger, à respirer, à aimer. Et peut-être même à rêver en français.
10 compositions québécoises: musique électroacoustique
Décidément, le Québec n’a rien à envier aux autres pays en matière de musique électroacoustique. En effet, la province regorge de compositeurs créatifs qui ne cessent de repousser les limites de leur discipline et d’être reconnus internationalement. Même si dans la majorité des cas, la musique de ces compositeurs se rapproche du style acousmatique que l’on peut entendre en Europe, il y a bel et bien quelque chose qui les distingue
Je vous propose donc une liste de dix œuvres incontournables par des compositeurs et compositrices d’ici afin de découvrir le panorama de notre production électroacoustique.
Crystal Music (1994) de Stéphane Roy
Dans
Kaleidos, empreintes DIGITALes, 1996
StrinGDberg (2001, 02, 03) de Robert Normandeau
Véritable tour de force musical,
Puzzles, empreintes DIGITALes, 2005
Les corps éblouis (1992-93, 94) de Christian Calon
Les corps éblouis, empreintes DIGITALes, 1998
Le vertige inconnu (1993-94) de Gilles Gobeil
La mécanique des ruptures, empreintes DIGITALes, 1994
Sous le regard d’un soleil noir (1979-81) de Francis Dhomont
Cette œuvre tourmentée, faisant partie du
Originaire de Paris,
Sous le regard d’un soleil noir, empreintes DIGITALes, 1996
Water Music (1991) de Yves Daoust
C’est par un beau jour de printemps que le compositeur eut l’idée de
Parallèlement à son enseignement au Conservatoire de musique de Montréal (qu’il a quitté en 2011),
Musiques naïves, empreintes DIGITALes, 1998
eXpress (2001-02) de Jean Piché
L’enseignement et la recherche en composition électroacoustique à l’Université de Montréal occupent une part importante de la vie professionnelle de
www.jeanpiche.com/express.htm
Big Bang II (1987, 95) de Marcelle Deschênes
Dans
De 1980 à 97,
petits Big Bangs, empreintes DIGITALes, 2006
Arksalalartôq (1970-71) de Micheline Coulombe Saint-Marcoux
Cette pièce joue autour de l’abstraction de la parole, de la voix et même des instruments de musique.
En 1968,
Impulsion, empreintes DIGITALes, 2001
Mantra (1997) de Jean-François Laporte
Dans l’ère moderne où nous vivons, nous sommes envahis, submergés par des sons de toutes sortes qui accompagnent notre existence.
Mantra, Cinéma pour l’oreille, 2000
Je ne pourrais passer sous silence les œuvres de ces compositeurs qui deviendront sans doute des incontournables de la musique électroacoustique du Québec dans quelques années
[Article édité en collaboration avec la rédaction du site
empreintes DIGITALes, une étiquette qui laisse des traces
La maison de disques empreintes DIGITALes célèbre cette année son douzième anniversaire. Au fil des ans, la petite étiquette montréalaise a accouché d’une montagne, incontournable Everest des amateurs de musique électroacoustique d’ici et d’ailleurs. L’année 2001 a été consacrée à une mise à jour du versant québécois du catalogue avec des nouveautés d’
Le disque
Basée sur des textes des poètes
Il est intéressant de trouver dans la notice biographique du compositeur
Le disque s’ouvre sur
La pièce
La musique de
Malgré l’éclatante réussite au plan de la richesse sonore, on peut se demander si le compositeur atteint bien les objectifs descriptifs qu’il définit lui-même. Le résultat étant finalement assez abstrait, on peut se demander s’il était bien pertinent de nous les faire connaître. En effet, les
De la même génération que
On touche donc ici au
Le disque s’ouvre sur
Surprise à la parution du disque
Si les références au cinéma sont monnaie courante lorsqu’il est question de ce type de musique,
Le disque que présente
empreintes DIGITALes complète son catalogue 2001 en publiant des travaux récents du doyen des électroacousticiens québécois. Le disque de
L’œuvre, en quatre volets, date de 1998, année qui marqua le cinquantième anniversaire de l’
Vibrant hommage aux collègues, le
Notes.
Yves Daoust ,Bruits , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0156).Francis Dhomont ,Cycle du son , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0158).Gilles Gobeil ,… dans le silence de la nuit… , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0155).Robert Normandeau ,Clair de terre , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0157).Micheline Coulombe Saint-Marcoux ,Impulsion , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0159).Yves Beaupré ,Humeur de facteur , empreintes DIGITALes / Diffusion i média, 2001 (IMED 0160).- Les notes du livret sont de
Micheline Coulombe Saint-Marcoux . - L’un des fameux
« Beau comme…» deLautréamont , extrait desChants de Maldoror . - Extrait de la notice du livret.
- Extrait de la notice du livret.
- Ibid.
- Voir à ce sujet l’excellent entretien réalisé par
Jonathan Prager avecDenis Dufour et publié dans les nos 5 (avril 1997), 6 (septembre 1997) et 7 (mars 1998) de la revue électronique Ars Sonora. - Le 3 mai 2002, le claveciniste
Luc Beauséjour présentait le 100e instrument deBeaupré , un clavicythérium, à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours à Montréal. - Extrait de la notice du livret.
- Ibid.
- La sortie de ce disque fut retardée à cause d’un problème d’impression de l’emballage. Profitons de l’occasion pour dire quelques mots sur la présentation de ces enregistrements. L’emballage a beaucoup évolué depuis les premières productions de l’étiquette, allant du modèle standard de boîtier en plastique à ces nouveaux boîtiers
« Opaks» tout en carton. La nécessité étant mère de l’invention, c’est pour éviter le bris des boîtiers standards lors d’envois postaux que ces mutations se sont opérées. La présentation visuelle est très soignée et les notes de programme, si leur consultation est moins pratique que celle du livret habituel, sont en général assez complètes. - Extrait de la notice du livret.
Review
I sincerely appreciate when empreintes DIGITALes digs into the archives and releases some historical material, which I think the content of this CD must be considered. The composer —
I suppose there must be a goldmine of archival tapes in the annals of electroacoustics, and I urge any recording company with tapes on hand to start releasing the material. Almost all historical or archival material that I’ve heard — including the pieces on this CD — has been very enjoyable and of the greatest interest.
Of course, these were overly interesting days in the fields of popular music — which turned poetic and even surrealistic with people like
In these benign circumstances
However,
Upon her return to Canada in 1971 she began teaching at the Conservatoire de musique de Montréal, where she held a position until her untimely death in 1985.
In Canada she kept very active, working to build an electronic music studio of international stature, together with
Her engagement in visual arts was intense, and she felt that she was working sounds the way painters — especially her acquaintance
Track 1 on this CD is a piece by the mysterious title
Fluttering electronic winds merge with
Meowing cat sounds turn on a sexy fragrance, which winds down in a silence that soon is disrupted by iron-grinding metallic audio of the kind we have experienced from Romania and its enfant terrible
Track 2 is
All kinds of “atmospheres”, i.e. different size spaces, giving off different kinds of reverberation, are passed through, and
Slower replays of whatever source material — appearing to me to be some blown instrument — growl deep down into shamanistic vibrations of mud flows and inching giant glaciers, crevasses opening up in all directions, sucking you down into a cold world of icy walls and an assured preservation for future millennia, or maybe just a crushed, mangled trace of a human… Otherworldly, 2001 (the movie
Track 3 is called
Track 4 has the title
Hinges screech suddenly, a door opens on another layer of existence, another strand of thoughts commences, electric insects flutter their wings like high voltage speed freaks, and the sharp sounds tear at your hearing… gleam in your earring…
Acoustic instruments share your attention towards the end, attack-less tam tams or gongs without recession encircle the steadfast motion of the general body of sounds, eventually winding down in a stooping glissando which ends all sounds…
The last track — no. 5 — is dedicated to
Reviews
This is a daring and important disc released by the empreintes DIGITALes label in Montréal. It features the electroacoustic sound art of
Review
Released in November 2001,
Review
Perhaps more artistically creative than the scientific genius
Although many of her compositions include live performance with pre-recorded tape, the disc
Disque en forme d’hommage
Le disque consacré à
Convaincue que
Ça bouge au Conservatoire
Si vous êtes de ceux et celles qui avaient l’habitude de se rendre rue Notre-Dame pour assister à l’un ou l’autre des nombreux concerts présentés par le Conservatoire de musique du Québec à Montréal, modifiez vos signets comme on dit, parce que le Conservatoire a déménagé
Ce qui retient notre attention ce mois-ci, ce sont six concerts de musique électroacoustique qui seront offerts les 26, 27 et 28 septembre à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. D’autant plus qu’en prélude à ces concerts, le 26 à 19 h, on lancera sur étiquette empreintes DIGITALes un disque consacré aux œuvres de
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