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  • Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Montreal Mirror

    “Review”, Andrew Jones, Montreal Mirror, no. 7:30, January 16, 1992
    Thursday, January 16, 1992 Press

    A lavishly produced “homage” to one of electroacoustic music’s leading pioneers. Thematically, Dhomont’s self-dubbed Cycle of Wanderings is concerned with dislocation, flight, and escape but the physical and emotional topology of sound is the star here. Not the coldness of musique concrète, but something infinitely more alive and human. For the uninitiated, imagine Alan Splet’s sound design in Eraserhead taken to a whole new level of consciousness. Given the paucity of Dhomont’s work that is actually recorded, this double CD is an event in itself.

    … this double CD is an event in itself.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Voir

    “Critique”, Dominique Olivier, Voir, December 12, 1991
    Thursday, December 12, 1991 Press

    Francis Dhomont est plus qu’un simple compositeur de musique électroacoustique. C’est un théoricien, un professeur, le pére d’une école québécoise de composition, un grand bonze quoi. C’est aussi un des grands défenseurs de l’acousmatique, cet art sonore conçu pour ètre entendu «sans interventions visuelles.» Permettant au son d’échapper à la disparition, cet art nouveau et autonome, selon Dhomont, trouve donc son support idéal sur disque compact «véritable livre sonore, l’un des plus convaincants vehicules.» La parution de ce coffret de deux disques marque le 65e anniversaire du compositeur. Splendide et troublant.

    Splendide et troublant.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Le Devoir

    “Les cadeaux de la musique”, Carol Bergeron, Le Devoir, December 7, 1991
    Saturday, December 7, 1991 Press

    Que le nom du compositeur Francis Dhomont soit moins connu à l’extérieur des cercles internationaux de l’électroacoustique n’en fait pas moins l’une des figures dominantes de cette forme contemporaine (la plus légitimement contemporaine, sans doute) de l’expression musicale. Ici, au Québec où il réside depuis une quinzaine d’années, ce musicien français est rapidement devenu l’un des ferments les plus actifs dans l’éclosion d’un secteur qui fait à présent l’envie des électroacousticiens des Amériques.

    Bien sûr, le vocabulaire et la syntaxe ne sont plus ceux de Mozart; mais pourquoi cette seconde moitié du 20e siècle ne posséderait-elles pas son propre langage? Solidement accroché au présent dont elle se nourrit, la musique de Dhomont illustre magistralement la richesse et la complexité de l’imaginaire de l’homme d’aujourd’hui.

    En deux disques accompagnés d’un volumineux et captivant document (biographie, notes analytiques catalogues des 34 œuvres et 20 écrits, ainsi que les témoignages de 67 collègues), l’éditeur montréalais empreintes DIGITALes offre à la curiosité des mélomanes les moyens de mieux connaître ce génial créateur et de prendre le temps de s’apprivoiser à son univers sonore.

    … l’une des figures dominantes de cette forme contemporaine […] de l’expression musicale.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in L’attention

    “Lancement de disque”, Marc Rousseau, L’attention, no. 5:4, December 1, 1991
    Sunday, December 1, 1991 Press

    C’est samedi le 2 novembre, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, qu’a eu lieu à 19h30, un lancement de disque. Celui-ci, plus ou moins top secret, était pour célébrer le 65e anniversaire et pour rendre hommage au compositeur émérite Francis Dhomont pour sa contribution à la musique électroacoustique au Québec. À son insu total, pour son 65e anniversaire, un volume en quatre sections fut conçu, puis lui a été remis. Ce volume comprenait respectivement une introduction de François Bayle, une biographie de Dhomont réalisée par François Guérin, un hommage à Dhomont composé de 67 témoignages de compositeurs et collègues, puis un catalogue qui rassemble ses écrits et ses œuvres compilés par François Guérin et Jean-François Denis. Mouvances~Métaphores est un coffret qui comprend deux disques compacts, où l’on retrouve sept œuvres récentes de Dhomont, sur l’étiquette montrélaise empreintes DIGITALes. Je lève personellement mon chapeau à Francis Dhomont pour son nouveau-né; la diffusion de son concert en projection sonore (diffusion acousmatique) était sublime, je dirais même plus, elle était mirobolante.

    … la diffusion son concert en projection sonore était sublime…

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Le Devoir

    “Nos choix musique”, Carol Bergeron, Le Devoir, November 1, 1991
    Friday, November 1, 1991 Press

    Mouvances~Métaphores

    Le compositeur Francis Dhomont préside au lancement de son dernier enregistrement Mouvances~Métaphores, soit deux disques compacts rassemblant sept œuvres électroacoustiques. Le lancement sera suivi d’un concert donné par Dhomont qui sera enregistré pour diffusion le lendemain, dimanche, au réseau FM de Radio-Canada a 19h30 . Ces evenements ont lieu a compter de 19 h30 samedi à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in Le Devoir

    “empreintes DIGITALes: coffret double et audace”, Ginette Bellavance, Le Devoir, November 1, 1991
    Friday, November 1, 1991 Press

    C’est à la Chapelle historique du Bon-Pasteur qu’aura lieu, demain soir, 19h30 un lancement de disque pour le moins éclatant: la présentation d’un coffret double de disques compacts consacrés à la musique électroacoustique de Francis Dhomont, suivie d’un concert «diffusion acousmatique» des œuvres du compositeur. L’événement n’est pas banal et ne manque surtout pas d’audace. On se demande tout de suite qui, à Montréal, a l’aplomb de s’embarquer dans pareille galère en espérant qu’un certain public emboite le pas. Il s’agit de la maison empreintes DIGITALes dirigée par deux compositeurs qui, certains jours, se déguisent en homme d’affaires pour servir la bonne cause: Jean-François Denis et Claude Schryer. En moins de deux ans c’est le septième lancement. Les quatre premiers disques sont déjà écoulés et repressés. Et dans une certaine radio de Vancouver, Électro clips (le quatrième rejeton) a été sur le «Top 10» de la station! Qui a dit que la musique actuelle était inaccessible… surtout la musique électroacoustique, un des ghetto dans le ghetto? Il faudrait peut-être réajuster son tir.

    «L’idée de cette maison de disques nous trottait dans la tête depuis longtemps» raconte Claude Schryer. Mais c’est à la fin de l’année 89 que les deux musiciens ont senti que le vent leur était favorable. Pour plusieurs raisons. Tous les éléments semblaient être de connivence et en place pour former une compagnie. La musique était prête, le répertoire existait. Les subventions devenaient tangibles, le marché semblait avoir ouvert une brèche. Le besoin d’être écouté et celui de découvrir se comportaient en vieux complices. Le pouls avait donc été tâté de tous les côtés «visibles». La réussite n’était pas garantie, mais le risque était jusqu’à un certain point calculé. Et c’est ainsi que «l’amour de la musique aidant, poursuit Claude Schryer on s’est lancé tête baissée. On voulait ouvrir avec éclat. Entrer par la grande porte. Alors on a mis en marché deux productions de front: Christian Calon et Robert Normandeau. Histoire de produire le plus d’impact possible sur le public et dans le milieu. Histoire de laisser des traces le plus rapidement possible.»

    Le nom tout d’abord est très accrocheur: empreintes DIGITALes. «Pour le jeu de mots, pour la belle imperfection» des sons comme celle «visuelle» de l’empreinte d’un pouce pour le côté artisanal de cette musique». La présentation est extrêmement soignée: les pochettes sont séduisantes, invitantes, la documentation intérieure généreuse et présentée en trois langues, puisque la distribution se fait également au Mexique. Tout ca dans le but de donner à cette musique la chance de percer le marché international. «Dès le début, les contacts avec la France, l’Allemagne et le Japon avaient été établis. Et aujourd’hui, on ne nous voit plus comme des marginaux! L’électroacoustique n’est plus considéré comme de la musique expérimentale, alternative. Elle fait partie des grands courants de la musique actuelle».

    Ce n’est évidemment pas par hasard que deux compositeurs se retrouvent à la «tête de empreintes DIGITALes». Il faut avoir l’amour de cette musique, trouver les moyens de la faire découvrir, croire qu’elle a les capacités de faire vibrer. ll faut aussi avoir les connaissances et l’expérience pour pouvoir la choisir». Car même si Denis et Schryer portent des costumes d’administrateurs certains matins, leur travail de sélection n’en est pas moins fascinant pour autant. «La conception de chaque produit devient de la création. Certains disques sont pour nous des œuvres d’art. Un peu comme si on était les conservateurs d’un musée d’art moderne. Au niveau esthétique, tous les courants sont représentés. Nous avons conscience que le médium est très varié et le champ d’exploration très large il n’y a donc pas de parti-pris. Il faut aimer, être prèts à défendre… sont nos principaux critères de sélection, parallèlement à la maturité compositeur, à l’unité de son œuvre au concept de sa création.»

    «Tout d’abord côté technique, l’avènement du disque compact a été un atout majeur. On ne se serait pas lancé dans cette aventure avec un outil comme le «disque noir». Notre but étant aussi de présenter la musique dans les meilleures conditions possibles, le compact devenait un allié indispensable. Il possède cet avantage extraordinaire de véhiculer le message du compositeur de façon parfaitement exacte et fidèle. Du côté artistique, Montréal est devenu, à mon avis, le centre de création électroacoustique le plus important en Amérique du Nord. On a l’impression d’être assis sur un volcan d’œuvres. La plupart de calibre international. Nos compositeurs sont récipiendaires de suffisamment de prix provenant de l’étranger pour que la preuve ne soit plus à faire. Je crois que le moment était venu… qu’il fallait foncer.»

    «Il est bien évident que dans le domaine de l’électroacoustique, le disque est un véhicule essentiel. Mais il n’exclut pas pour autant le concert. C’est plutôt un véhicule parallèle. Pour faire connaitre un disque, des tournées promotionnelles sont essentielles. En février 91, la tournée de concerts Traces électro autour du disque de Daniel Scheidt Action/Réaction en a été une preuve. Assez souvent d’ailleurs, certaines de ces musiques sont mieux servies par le médium du concert. C’est le cas de Francis Dhomont dont nous allons célébrer le 65e anniversaire samedi soir, en présentant Mouvances~Métaphores version disque et version concert. Il s’agit d’abord d’un coffret double, regroupant des œuvres marquantes du compositeur et pionnier qu’est Francis Dhomont. Une sorte d’hommage à sa grande contribution dans le domaine de l’électroacoustique au Québec. Il s’agit aussi d’un concert, organisé par la nouvelle société de concerts Réseaux, puisque la musique de Dhomont en est une faite pour un orchestre de haut-parleurs, sur mesure pour la diffusion acousmatique.

    Pour empreintes DIGITALes, la première étape ou première épreuve est passée. Les amateurs de musique électroacoustique ont été alertés et rejoints. La compagnie est maintenant prête à affronter la deuxième phase de leur programme: aller chercher un public plus large, intéresser les non-initiés. Comment? Claude Schryer nous dit que c’est très simple. empreintes DIGITALes a tellement de projets pour demain: «le [cédérom], le mini disque de 40 minutes, l’édition, l’analyse des œuvres incluse dans les livrets, la diffusion de musique de théâtre, les productions radiophoniques, les musiques mixtes… On sera présent partout. Partout où il y a des oreilles attentives».

    La présentation est extrêmement soignée: les pochettes sont séduisantes, invitantes, la documentation intérieure généreuse…
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