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Nicolas Bernier

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  • Nicolas Bernier in Le Lien multimédia

    “Le festival Akousma”, Charles Prémont, Le Lien multimédia, December 10, 2008
    Wednesday, December 10, 2008 Press

    Le festival Akousma, cinquième édition, du 10 au 13 décembre 2008 au Monument national

    Le festival Akousma, organisé par la société de concerts électroacoustiques Réseaux, en est à sa cinquième édition. Pour la première fois, l’événement est orchestré par le nouveau directeur de Réseaux, Nicolas Bernier, qui espère apporter sa touche à l’événement. «Les organisateurs des versions précédentes étaient d’une autre génération, explique-t-il. Je pense qu’avec ma venue, on pourra voir un nouveau genre d’artiste.» Une programmation qui, l’espère-t-il, saura plaire à l’ancien comme au nouveau public.

    Le jeune directeur de Réseaux a voulu mettre la gomme pour sa première édition. «On a un peu plus de conférences qu’avant, dit Nicolas Bernier. Je ne m’attends pas à attirer les foules, mais j’espère être capable de toucher un plus large public que celui habitué aux performances électroacoustiques. Le son est partout aujourd’hui et il y en a tout le temps. Je pense que les gens sont plus habitués à entendre des sons abstraits. En présentant un panorama de ce qui se fait en électroacoustique, on va peut-être aller chercher plus de monde.»

    La programmation est composée de coups de cœur et de rencontres qu’a faites le directeur de Réseaux au cours des dernières années. «Ce sont des gens dont il faut absolument présenter les œuvres», dit-il. Le festival Akousma marque une des rares occasions pour cette scène musicale de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques à Montréal. «On veut que notre communauté se rencontre, dit Nicolas Bernier. Il y a souvent des projets qui émergent des échanges qui prennent place lors d’Akousma. On vient aussi à la rencontre du public pour parler aux gens et leur présenter notre musique.»

    Le festival présente six concerts et huit conférences. Les billets sont disponibles sur le réseau Admission et au Monument national. Les conférences sont gratuites.

    Nicolas Bernier in Le Devoir

    “Akousma — Ambiances électroniques et éclectiques”, Christophe Huss, Le Devoir, December 9, 2008
    Tuesday, December 9, 2008 Press

    C’est aujourd’hui que s’amorce, au Monument-National, le Festival Akousma, qui se prolongera jusqu’à samedi. Akousma, organisé par Réseaux des arts médiatiques, a pour but de faire découvrir au public les univers des musiques électroacoustiques et acousmatiques.

    Cette cinquième édition est placée, pour la première fois, sous la direction artistique de Nicolas Bernier qui a succédé à Jean-François Denis, Gilles Gobeil et Robert Normandeau à la tête de Réseaux. En créant Akousma, Réseaux avait voulu s’ouvrir à toutes les formes de créations électroacoustiques (mixte, vidéo-musique, installation).

    L’objectif de Nicolas Bernier est d’ouvrir la porte également à d’autres esthétiques. «Nous présentons cette année des musiques où les hauteurs — pour ne pas dire les mélodies — sont particulièrement prégnantes [Sébastien Roux, Georges Forget]. On peut y discerner des référents empruntant à la musique populaire, ce qui je crois se manifeste de plus en plus chez les nouvelles générations de compositeurs, même les plus sérieux ou les plus classiques. Je n’aurai pas peur donc de flirter avec les musiques populaires. Mais je dis bien flirter puisque bien entendu, la musique électroacoustique en reste assez loin», déclare Nicolas Bernier au Devoir, ajoutant qu’à l’opposé, il désire aussi présenter lors de cet Akousma(5) des musiques plus brutes. Par exemple, vendredi, Phroq, qui propose, selon lui, «une musique qui relève de l’expérience, de la puissance du son comme phénomène physique plutôt que comme phénomène intellectuel».

    Nicolas Bernier in La Presse

    “Akousma: nouvelle mouture”, Alain Brunet, La Presse, December 9, 2008
    Tuesday, December 9, 2008 Press

    Avec l’arrivée du jeune compositeur Nicolas Bernier à la barre d’Akousma, on assiste à un changement de garde dans la direction artistique de ces quatre programmes acousmatiques présentés en autant de soirs.

    Acousmatique? Voici le procédé: assis confortablement au Monument National, on s’immerge dans les univers de compositeurs électroacoustiques sélectionnés par l’état-major de Réseaux, cette société de concerts qui présente Akousma pour une cinquième fois. Plongés dans le noir, les mélomanes bénéficient d’une amplification (très) haute fidélité et absorbent ainsi cette matière sonore.

    Au fil des quatre programmes se succéderont des compositeurs issus de générations, cultures, nationalités et horizons différents: Martin Messier, Jacques Poulin-Denis, Pete Stollery, Sébastien Roux, Georges Forget, Phroq, Christian Bouchard, Robert Normandeau, Darren Copeland et Andreas Kahre.

    «Je veux présenter tout le spectre. On a souvent l’impression que la musique électroacoustique est austère, ce qui n’est pas vrai», souligne le nouveau directeur artistique de Réseaux. Nicolas Bernier, 30 ans, a remplacé Robert Normandeau, Gilles Gobeil et Jean-Francois Denis. Ces derniers ont longtemps partagé le leadership de Réseaux et siègent désormais dans un comité artistique de l’organisation.

    Inutile d’ajouter que Nicolas Bernier voit d’un bon œil l’arrivée de sa génération dans le portrait des musiques électroniques dites savantes.

    «Comme plusieurs compositeurs de mon âge, je suis éclectique. Je fais de la performance, de la musique pour la danse ou le théâtre. Je ne suis pas issu d’une tradition classique instrumentale. J’ai écouté beaucoup de musique électroacoustique et de musique actuelle. Bien sûr, la musique classique m’a influencé… comme les autres.» À l’origine, Akousma a été mis sur pied pour sortir les concerts acousmatiques de leur cadre, en associant la recherche sonore à celle d’éléments visuels — vidéo, projections, etc. Nicolas Bernier, lui, compte se démarquer autrement: «Je reviens au son unique avec des concerts pour la plupart présentés dans le noir. Là où ça éclate, cependant, c’est dans la diversité des esthétiques.»

    Il enfile le programme d’Akousma pour illustrer son affirmation.

    «Demain soir (mercredi), l’Écossais Pete Stollery s’inscrit dans la tradition des musiques acousmatiques comme Réseaux en présente depuis longtemps. Pour ce même soir, nous avons programmé la seule performance incluant des éléments visuels. Martin Messier et Jacques Poulin-Denis se feront face et se mettront à dessiner. Les sons émanant des crayons et du papier seront captés et traités en temps réel.

    «Jeudi, le compositeur montréalais (d’origine française) Georges Forget a l’habitude de travailler sur des motifs, une démarche un peu comparable à celle de son compatriote Sébastien Roux. Ce compositeur français présente un projet conçu à partir d’instruments acoustiques. C’est mélodique à la rigueur, ça flirte un peu avec la pop.

    «Vendredi, le Suisse Francisco Meirino alias Phroq fait dans le bruitisme. Personnellement, je vois un rapport entre ce qu’il crée et ce que composent les électroacousticiens. C’est un peu violent mais c’est vraiment bien construit. Au même programme, Christian Bouchard a déjà enregistré sur l’étiquette montréalaise Empreintes Digitales. Ce que j’ai entendu de son travail récent est super contrasté; il passe aisément d’un discours minimal à un langage très rude. C’est notre soirée hardcore!

    «Samedi, on termine avec nos «classiques». Robert Normandeau, notre vedette internationale de l’acousmatique, présentera trois pièces dont une création. Darren Copeland (qui a fondé créé l’organisme NISA, un peu l’équivalent de Réseaux à Toronto) a fait beaucoup de pièces destinées à la diffusion radiophonique. Il utilise notamment la voix dans son travail. Avec la collaboration de l’artiste multidisciplinaire Andreas Kahre, il présentera une pièce sur le thème de l’eau. Pour ce, il a notamment effectué des prises de son sous-marines!» Immersion, avez-vous déduit?

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