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Christian Calon

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  • Christian Calon in Taktik

    “Empreintes sonores”, Guy Reynard, Taktik, no. 127, March 20, 1991
    Wednesday, March 20, 1991 Press

    Le Groupe de musique expérimentale de Marseille s’est à plusieurs reprises associé au Canada. Il propose cette année «Empreintes Sonores Québec.» De Montréal, Toronto et Vancouver les musiques présentées par Christian Calon représentent le label canadien empreintes DIGITALes. Il a signé le premier disque de cette jeune compagnie née dans le courant de l’année dernière. Un surprenant Électro clips, en 25 instantanés électroccoustiques, présente de plus la création canadienne électroacoustique sous toutes ses formes en un condensé de trois minutes maximum. La musique contemporaine est diverse au Canada. Si les québécois ont choisi de s’apparenter à la musique française, Toronto, tout proche des Etats-Unis a opté pour une musique de processus et sur la musique plus électronique. Vancouver qui se trouve sur la côte ouest est plus marqué par la musique californienne qui se traduit par une musique plus environnementale. Toutes ces formes traduisent un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada. Pour Christian Calon, installé à Montréal au Québec, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il est originaire de Marseille. Compositeur autodidacte, il est venu à la composition par la voie de l’écoute des phénomènes naturels et des œuvres des autres musiciens. Outre ses propres compositions, il présente des pièces de huit autres compositeurs canadiens, offrant ainsi un large panorama de la musique contemporaine de ce pays.

    … un parcours du Pacifique à l’Atlantique au gré des divers courants qui traversent le Canada.

    Ligne de vie: récits électriques, Christian Calon in La Marseillaise

    “Le discobole”, Gabriel Vialle, La Marseillaise, no. 2682, January 6, 1991
    Sunday, January 6, 1991 Press

    empreintes DIGITALes, ce label québécois a entrepris récemment l’édition de disques compacts de musique électroacoustique. L’étape actuelle est celle de la recherche d’une Présence régulière de see disques dans le marché européen.

    C’est ainsi que, voici quelques jours, J’ai reçu la visite de la charmante attachée de presse chargée de cette mission d’investigation. Et le premier disque qu’elle m’a présenté (IMED 9001) est consacré à trois œuvres de Christian Calon, originaire de Marseille immigrant au Québec depuis 1966 et actuellement vice-président de la communauté électroacoustique canadienne. Christian Calon, qui fut “résident” au GMEM (Marseille) en 87/88, y séjourne à nouveau.

    Les trois «récits électriques» qui composent son disque Ligne de vie: récits électriques datent de 1984/83 (Portrait d’un visiteur), de 1987/88 (La disparition œuvre réalisée dans les studios du GMEM et créée à Marseille, le 17 juin 1988 au Jardin des Vestiges: en son temps, notre journal avait rendu compte de l’événement) et 1989 (Minuit).

    Pages intéressantes, montrant un tempérament généreux et une virtuosité jamais gratuite au service d’une inspiration diverse. Des trois pièces, Minuit est sans doute celle qui présente la plus grande densité d’émotion et d’imagination.

    On retrouve Christian Calon en compagnie de 24 autres compositeurs — Québec, Canada, USA, Mexique — pour le compact Électro clips.

    Les 25 musiciens, pour la manifestation New Music America, à Montréal en novembre dernier, ont joué le jeu de la forme breve: pas plus de 3 minutes pour s’affirmer. Un catalogue passionnant mals déroutant, un peu hétéroclite, souvent roboratif, à feuilleter d’une oreille attentive en lisant les jalons proposés par un agréable livret de 58 pages.

    … un tempérament généreux et une virtuosité jamais gratuite au service d’une inspiration diverse.

    Ligne de vie: récits électriques, Christian Calon in Le Devoir

    “Calon: un musicien des plus intéressants”, Carol Bergeron, Le Devoir, February 3, 1990
    Saturday, February 3, 1990 Press

    À portée de métro du centre-ville, la Maison de la Culture Frontenac offrait, mercredi et jeudi, un concert électroacoustique consacré à une seule œuvre en trois parties de Christian Calon.

    Avec Ligne de vie, ce compositeur encore peu connu du public mélomane s’impose cependant comme l’un des musiciens les plus intéressants de la génération montante au Québec.

    Si cette monumentale Symphonie pour bande nous fait découvrir un artiste dont la créativité et la sensibilité s’imposent avec force, il y a autre chose encore. Cet ouvrage transcende les limites mêmes du langage électroacoustique qu’il emploie. Il fait oublier les artifices de la technique et le travail plus ou moins laborieux de son concepteur — six années de labeur avant d’atteindre sa forme actuelle tripartite. Nonobstant la qualité et l’intérêt des explications fournies dans les notes du programme, on serait tenté de dire qu’ici la musique se suffit à elle-méme. Le premier volet se caractérise par une superbe stratification du matériau; le second insiste sur l’harmonisation des éléments — une sorte d’homogénéisation des voix le troisième, aussi le plus élaboré (40 minutes), propose un parcours plus narratif, que guide d’ailleurs un texte parlé qui s’intègre à la trame sonore.

    Dans la diffusion en salle, Ligne de vie est présenté de manière à ne laisser à l’auditeur que le soin d’écouter. Discret, l’éclairage ne devient à aucun moment une source de distraction pour l’œil. Et puisqu’il s’agit de musique «acousmatique» (dont on ne discerne pas les instruments que l’on entend, comme lorsqu’on écoute un disque), on n’a qu’à se fermer les yeux… pour ouvrir plus grandes les oreilles. C’est bien à l’écoute d’une Symphonie que nous convie Christian Calon. Du moins est-ce ainsi qu’on l’imagine puisque le compositeur, avec un certain humour, peut-être, a voulu que l’environnement sonore qui précède l’œuvre, nous rappelle celui d’une salle de concert avant que le chef d’orchestre fasse son entrée. Lorsque Calon apparaît sur la scène avant de gagner son poste à la console de diffusion, il devient l’interprète de son œuvre. D’ailleurs ce que les électroacousticiens entendent par la «mise en espace» (l’animation des haut-parleurs à partir d’une console de diffusion) n’est pas sans analogie avec la direction d’orchestre. Cette opération, indispensable à mon avis, permet à la musique de créer son propre espace, d’habiter le lieu (la salle) qu’elle occupe. Par l’oreille à laquelle elle s’adresse exclusivement, elle pénètre ensuite l’imaginaire pour donner à l’expression musicale un sens cosmique vertigineux.

    Ligne de vie a fait également l’objet d’un disque audio-numérique dont on a fait le lancement officiel mercredi.

    … un des musiciens les plus intéressants de la génération montante au Québec.
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