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  • L’envol in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, December 2, 2014
    Tuesday, December 2, 2014 Press

    […] Anderson often uses emptiness as a ressource — sound spaces in which a potentiality is floating in the form of tiny threads of feedback. I really liked these floating moments — a device that appears in more than one work here. […]

    I really liked these floating moments — a device that appears in more than one work here.

    Topographies in CHYZ Radio

    “Liste de Noël Poulet Neige: Le top 10 de CHYZ”, Émilie Rioux, CHYZ Radio, December 2, 2014
    Tuesday, December 2, 2014 Press

    Parmi la très vaste sélection d’albums de qualité disponible cette année sur la Liste de Noël de l’étiquette montréalaise Poulet Neige, il peut être difficile de faire ses choix. Heureusement, CHYZ 94,3 est là pour vous proposer 10 disques qui ont faire battre son cœur radiophonique au cours de la dernière année.

    10. TopographiesMartin Bédard: «Chapeau à Poulet Neige d’aller chercher une aussi grande palette de musique. La musique de Martin Bédard mérite qu’on y tende l’oreille.» – Jean-Michel

    9. […]

    La musique de Martin Bédard mérite qu’on y tende l’oreille.

    Morphogenèse in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, December 1, 2014
    Monday, December 1, 2014 Press

    My first exposure to the work of [London, UK-based] Swedish electroacoustic composer Erik Nyström. Morphogenèse features five works in the 10- to 20-minute range. They are abstract and rather conventional acousmatic pieces, but they focus on a near-visceral form of audio aesthetics. The sonic brewing going on, the movements, the auditory transformations are all connected to something primal, without going overboard. Lucent Voids transported me while making me constantly question the “landscape” I was presented with. Bravo.

    The sonic brewing going on, the movements, the auditory transformations are all connected to something primal […] Bravo.

    Fenêtres intérieures in Monsieur Délire

    “Listening Diary”, François Couture, Monsieur Délire, December 1, 2014
    Monday, December 1, 2014 Press

    The music of electroacoustic composer Roxanne Turcotte is often anecdotical. She starts with real-life situations and tries to either transcend or magnify them. This new CD features eight works composed between 2009 and 2014. These works tell us about an encounter with Horowitz’s piano, the death of a child, and the “Maple Spring” uprising in Quebec. And voices — captured on the fly, narrated, acted, all in French — play a key role in most of these pieces. The opening track De la fenêtre is the best piece here. It is built around a text by Étienne Lalonde read by two well-known Quebecois actors: Pierre Lebeau and Céline Bonnier. Here, Turcotte achieves perfect voice-sound and narrative-ambience relationships. The work evokes Robert Normandeau and Francis Dhomont, while remaining 100% Turcotte’s. Bestiaire is the other highlight of this set; without voice, text or program, this piece goes through a sequences of impressive and meaningful transformations. […]

    Here, Turcotte achieves perfect voice-sound and narrative-ambience relationships.

    La marée in Circuit

    “Critique”, Cléo Palacio-Quintin, Circuit, November 27, 2014
    Thursday, November 27, 2014 Press

    Quatrième opus solo du compositeur québécois maintenant établi au Royaume-Uni, ce substantiel double CD regroupe cinq œuvres mixtes, composées par Pierre Alexandre Tremblay entre 2007 et 2013, dans lesquelles les solistes sont en constant dialogue avec les sons électroacoustiques. Incluant des traitements en direct et des sons fixés, les systèmes interactifs du compositeur donnent toujours corps à un discours vivant et naturel. Les excellents interprètes se fondent tous avec fluidité dans ses univers sonores audacieux et diversifiés pendant plus de 80 minutes de musique.

    L’album débute par l’interprétation de la Canadienne Heather Roche, qui, avec sa clarinette basse, nous emporte dans quatre méditations raffinées sur nos «états métastables» dans La rupture inéluctable (2010-2011). Autant dans les passages plus dynamiques que dans les lentes mélopées, on ressent toujours la tension soutenue… l’impression d’être sur une ligne fragile… en extase au bord d’un précipice… près de 15 minutes avec l’impression de flotter béatement en apesanteur! Le tombeau des fondeurs (2008) met en valeur l’étrange son de cloche du piano Baschet-Malbos interprété par Sarah Nicolls. L’allégorie du fondeur de cloches est évocatrice, et tout comme lui, le compositeur sait «faire alliage, couler la forme, et peaufiner l’ébauche pour lui donner l’aura sonore rêvée», en amalgamant ses sons électroniques à ceux de ce piano particulier. L’œuvre, commandée par un des inventeurs de l’instrument, Pierre Malbos, rend un brillant hommage à «Messiaen, Stravinski, Varèse et autres fondeurs» à qui elle est dédiée. La plus récente composition Mono no aware (2013) clôt le premier CD avec un autre instrument inventé comme soliste, cette fois la table de Babel, interprétée par son concepteur québécois Jean-François Laporte qui a également commandé l’œuvre. Avec sa lente introduction plus sombre et plus posée — nous sommes bercés pendant plus de neuf minutes par de longues vagues, qui disparaissent alors pour revenir sporadiquement, transformées par diverses variations —, cette pièce au matériau limité expose clairement la maîtrise du compositeur de la grande forme. Il maintient notre attention pendant 17 minutes par la subtilité des textures qui colorent le parcours d’une grande ligne musicale presque monophonique.

    Le deuxième disque met en scène un court opéra de chambre de 14 minutes pour une chanteuse. Cette histoire «d’attente en vain, d’espoir, de doute, d’impatience, de haine…», Still, Again (2012-2013), est tout en contraste avec une grande variété de sons fixés qui dialoguent énergiquement avec la voix. Cette magnifique voix chantée, parlée, onomatopée, parlée, hachurée est d’une grande versatilité et interprétée avec brio par la soprano Peyee Chen. Les sons de basse (d’une grande richesse timbrale) et de claviers, accompagnés de «glitch» nous transportent dans un univers qui évoque des genres musicaux populaires, intégrés ici avec intelligence et sophistication: du vrai travail d’orfèvre. La pianiste Sarah Nicolls clôt le programme au piano dans Un clou, son marteau, et le béton (2008-2009), œuvre qu’elle semble avoir commandée immédiatement après sa première collaboration avec le compositeur. Ici encore, Tremblay démontre la maîtrise de son art en maintenant l’intérêt de l’auditeur pendant plus de 22 minutes. La forme, beaucoup plus complexe, alterne entre des moments énergiques et de lentes progressions de basses, d’accords ou de trilles au piano. Les sons électroniques colorent toujours le tout avec tact et subtilité, qualités manifestes également dans le jeu de la pianiste.

    Toutes les interprétations et les enregistrements sont d’une qualité irréprochable et chaque œuvre nous révèle de purs moments de grâce. En somme, ces musiques sont comme une grande marée qui nous emporte et dans laquelle nous souhaitons replonger à de multiples reprises.

    Toutes les interprétations et les enregistrements sont d’une qualité irréprochable et chaque œuvre nous révèle de purs moments de grâce.
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