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  • Flux in Revue & Corrigée

    “Ring-modulation25”, Kasper T Toeplitz, Revue & Corrigée, no. 114, December 1, 2017
    Friday, December 1, 2017 Press

    […] Et on pourrait chanter peu ou prou les mêmes louanges sur le Flux de Benjamin Thigpen: même joie de la matière sonore crue et virulente, même si plus ramassée et plus trapue chez Thigpen. Cela fait d’ailleurs longtemps que je considère Benjamin Thigpen (né en 1959) comme un des compositeurs de musique électronique, tendance laptop (il est aussi un expert de la programmation en MaxMSP, qu’il enseigne par ailleurs), les plus intéressants, sachant aller dans la virulence sans pour autant se référer à la noise (ce qui n’est ni une qualité ni un défaut: juste un positionnement très différent). Sur ce disque cependant, il semblerait qu’il n’y ait ni laptop ni Max, puisque la première pièce, le long et beau still, est bâtie à partir «des enregistrements d’objets ordinaires», tandis que la seconde, pulse, est jouée sur un synthétiseur Buchla. Mais peu importent les outils, c’est la musique proposée qui compte, et la sienne est magnifique, presque vitale pourrait-on dire. […]

    … c’est la musique proposée qui compte, et la sienne est magnifique, presque vitale…

    Fluides in Revue & Corrigée

    “Ring-modulation25”, Kasper T Toeplitz, Revue & Corrigée, no. 114, December 1, 2017
    Friday, December 1, 2017 Press

    […] Vaggione, ça faisait un long moment que je n’avais pas entendu sa musique ni entendu parler de lui: son Fluides présente quatre pièces plutôt récentes, composées entre 2009 et 2015, et une plus ancienne, composée en 1983 – mais c’est toujours la même énergie, la même virulence de propos, les mêmes déchirures, arrêts subits, grains, et réattaques qu’on lui connaissait. Musicien né en 1943, il a rapidement intégré l’électronique à sa pensée musicale et a longtemps enseigné à Paris 8, preuve, s’il en fallait, qu’on peut proposer de la virulence et une pensée autre (et libre) dans le cadre d’un enseignement universitaire. Une musique très structurée, très pensée: on parle véritablement de composition (à l’inverse de Pauline Anna Strom qui dit que la musique lui vient «comme ça, naturellement», ce qui s’entend et se regrette, le trop-plein de naturel en art étant loin d’être garant de quoi que ce soit). Une musique puissante qui se passe de mots, une musique à expérimenter. À écouter. […]

    … une musique à expérimenter. À écouter.

    Petites étincelles in ATTN:Magazine

    “Review”, Jack Chuter, ATTN:Magazine, November 30, 2017
    Thursday, November 30, 2017 Press

    These collages are like the obsessions that infiltrate dreams. Imagine, for example, that you have an epiphany about the beauty of photography. You spend the daytime taking photos or diving deep into the literature on lenses, shutter speeds, photographic film and aperture. And so sleep becomes an overspill for these incessant, excitable thoughts, twisted by the liberal logic of dreams. Shutters flutter outward like a startled bird flock, mechanisms whirr on either side… these sounds slosh from left to right, mimicking the movements of animals or draw bridges or hurricanes, conjuring an imaginary universe in which they exist as the only available building block. On Snap happy, the third track on Petites étincelles, cameras are everywhere. The compositions of Manuella Blackburn feel vital and thoroughly alive, imbued with her fascination for these noises and their charming twitches and intricacies, frenetic with the desire to drench the senses in more than can realistically be absorbed simultaneously.

    Yet this is not chaos. I may be overwhelmed at points, yet even the most spectacular of eruptions feels adherent to a common direction. The pieces inflate to fill the entire stereo space with acoustic resonances, then fade into a light rain of ticking minute hands, then reduce to vertical spindles of plucked string, then stretch into tufts of ambient mist. At any given moment, the kinetic energy feels extreme. Spilling, tumbling, exploding. Time will tell often sounds like a cluster of grandfather clocks spontaneously combusting, with springs hurled through space; Ice breaker drowns me in tides of carbonated liquid, blinded by bubbles and the splashes of a thousand ice cubes. Yet to view these pieces from an aerial perspective would be to witness the narrative that assuredly tugs the bedlam forward, left, right, up, down. Even amidst the rapture of sonic obsession, Blackburn never loses sight of the overall shape, and just how the whirl of life can be perceived as grander arcs of age and steady change, so these collages allude to the prescient, symbiotic understanding that exists between the sounds that hurtle past each other.

    The compositions of Manuella Blackburn feel vital and thoroughly alive…
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