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  • Palimpsestes dans Rif Raf

    «Love on the Bits», Fabrice Vanoverberg, Rif Raf, no 185, 1 novembre 2012
    jeudi 1 novembre 2012 Presse

    Même si elle réclame du temps et de l’effort pour se voir appréciée à son juste mérite, la musique du Canadien Robert Normandeau vaut un sacré pesant d’équilibres électroacousiques. Compilation de cinq œuvres enregistrées entre 2005 et 2010, Palimpsestes (empreintes DIGITALes) décline en de nombreuses variations (internes ou externes à la composition) les virages que la musique électroacoustique contemporaine peut prendre, tel un fil reliant Luciano Berio à Xenakis, dans un monde où les voix et les bruits disposent d’une aura prépondérante. Affaire à suivre, indeed.

    … un monde où les voix et les bruits disposent d’une aura prépondérante.

    Annette Vande Gorne dans La Libre Belgique

    «“Yawar Fiesta” projeté dans l’espace», Martine D Mergeay, La Libre Belgique, 31 octobre 2012
    mercredi 31 octobre 2012 Presse

    Dimanche soir, au Marni, la création de l’opéra d’Annette Vande Gorne Yawar Fiesta avait attiré le gratin international de la musique acousmatique: l’événement — qui fêtait les trente ans de Musiques et Recherches — clôturait le festival L’Espace du Son. Dans la foulée, on y proclamait les lauréats du concours d’interprétation des musiques acousmatiques, de quoi séduire autant les amateurs pointus de musique expérimentale que les simples “auditeurs sans qualité”. Parce qu’un “opéra acousmatique”, jusqu’ici, nul n’en avait vu ni entendu. Au final, on l’aura surtout entendu, le visuel se limitant au spectacle — impressionnant en soi — de la compositrice aux prises avec son tableau de commandes, et aux lumières de Pierre Gallais.

    Comme nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, Annette Vande Gorne s’est inspirée pour son opéra d’un texte, devenu livret pour la circonstance, du charismatique poète belge Werner Lambersy (présent ce soir-là). Ce livret, suscité par un article publié dans Le Monde, décrit une corrida traditionnelle péruvienne où le dernier combat voit s’affronter un taureau et un condor, d’où le titre Yawar Fiesta, la Fête du sang. Scène forte et suggestive, chargée de puissants symboles, dont on comprend qu’elle fascina les auteurs. Ceux-ci parlent de trois actes. N’était la structure annoncée — pour chaque acte, un chœur d’hommes alternant avec le coryphée et, à la fin, un chœur de femmes — rien ne permet de suivre une narration, ni même une évolution dramatique dans le déroulé qui est proposé. Au premier acte, les textes sont engloutis dans une matière sonore riche et mouvante, tournoyant autour de l’auditeur selon sa propre logique et son propre dramatisme; parfois surgit un mot ou une bribe de mot, mais rarement assez pour entraîner la perception d’une image ou d’une action; au second acte, le linguistique prend un peu de couleurs mais accuse, du même coup, les faiblesses d’interprétation des chanteurs ou diseurs, laissés libres d’improviser (ces improvisations ont été enregistrées et retravaillées par la compositrice) et y réussissant de façon inégale; le troisième acte est le moins opératique mais le plus équilibré: texte et musique y trouvent à se déployer et à entrer en écho, certaines phrases chocs se distinguent et font mouche, et l’émotion affleure…

    Le langage acousmatique — branche radicale de la musique électroacoustique — reste à apprivoiser et l’oreille entraînée y entend infiniment plus que n’en perçoit le néophyte, mais il est sûr que, tel que nous l’avons entendu, Yawar Fiesta n’est pas encore abouti, du moins en tant qu’“opéra”. L’étourdissante virtuosité d’Annette Vande Gorne ne compense pas l’absence d’histoire (du moins à un stade intelligible) et le manque global de tension. L’artiste convenait, dans sa récente interview, qu’elle ne rejetait pas l’idée d’un contrepoint visuel, y compris sous la forme d’un film. C’est une piste à suivre. Encore faudra-t-il trouver un partenaire à la hauteur!

    … une matière sonore riche et mouvante, tournoyant autour de l’auditeur selon sa propre logique et son propre dramatisme…

    Automacité dans Musik an sich

    «Reviews», Wolfgang Kabsch, Musik an sich, 29 octobre 2012
    lundi 29 octobre 2012 Presse

    Christian Bouchard ist ein Klangkünstler aus Montréal. Mit Automacité legt er sein 2. Album vor. Dieses erstreckt sich über 5 Stücke, die eine Laufzeit von 73 Minuten erreichen. Bouchard arbeitet mit Soundsamples aller Art die er zu einem sehr rhythmischen Klangkosmos zusammenbaut. Die Geräusche flirren und surren durch den Raum und entwickeln sich von einer spartanischen Kakophonie zu interessanten Klangmonumenten. An manchen stellen entstehen fasst schon Tekknoartige Sequenzen, in denen der Sound dunkel brodelt und die Ohren von den fremdartig wirkenden Geräuschen umspielt werden. Durch das Einbauen von Synthesizerartigen Soundwellen gewinnen die Konstruktionen mitunter Songartigen Charakter.

    Bouchard kreierte mit Automacité einen düsteren Soundtrack, der zwischen wirren und beängstigenden Geräuschen und dunkler Melancholischer psychedelischer Klangwelten hin und her schwingt.

    Das Album erscheint auf einer in einem schön gestaltetem Pappschuber befindlichen DVD-A die das Album als hochauflösende MP3s und in 5.1 Mixen enthält. Vor allem letztere eröffnenden ein unglaubliches und auch verstörendes Hörerlebnis.

    … ein unglaubliches und auch verstörendes Hörerlebnis.

    24 – 28 octobre 2012: Gobeil, Bayle et Vande Gorne à L’Espace du son, Bruxelles

    mercredi 24 octobre 2012 En concert

    Le 19e festival acousmatique international L’Espace du son 2012 aura lieu du 24 au 28 octobre 2012 au Théâtre Marni à Bruxelles (Belgique). Au programme: des concerts portraits à Daniel Teruggi et Gilles Gobeil, un concert hommage à François Bayle, un concert création de Annette Vande Gorne, un concert acousmatique dans la cadre des Journées mondiales de la musique, le concours de spatialisation et des cours de maître…

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