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  • Gratte-cité dans Liability Webzine

    «Critique», Fabien, Liability Webzine, 26 septembre 2009
    samedi 26 septembre 2009 Presse

    Depuis plus de vingt ans le montréalais Ned Bouhalassa occupe le terrain du monde de la musique électroacoustique. Cela ne l’empêche pas d’être également connu dans le cinéma et la télévision pour qui il écrit beaucoup. Cependant, son parcours discographique est assez mince. De lui on connait l’album Aérosol sorti en 1998 sur empreintes DIGITALes et quelques apparitions sur diverses compilations. Autant dire qu’un disque de Bouhalassa est une chose rare et qu’il est plus que souhaitable de ne pas passer à côté si on s’intéresse un tant soit peu aux musiques électroacoustiques. Comme beaucoup de ses camarades, Bouhalassa a une attirance certaine pour les ensembles urbains qui, pour lui, est une émanation vivante qui trouve sa signification dans l’évocation des reliefs des gratte-ciels nord-américains ou européens. Pour ce faire, et il le dit lui-même, il agit comme un DJ, puisant dans un vivier sonore qui va de l’enregistrement environnemental à une orchestration qui fait justement référence à l’urbain. Ainsi Ned Bouhalassa s’installe au cœur de la cité mais, en même temps, il la surplombe, l’observe et la fantasme comme une histoire moderne faite de rebondissements et labyrinthique.

    Gratte-cité est un disque qui attise la curiosité car à la différence de beaucoup d’albums de musique électroacoustique, celui-ci sort des sentiers battus. En effet, il adopte sciemment des formes plus mélodiques et nettement moins abstraites. Gratte-cité est comme une déambulation. On traverse les grandes avenues mais on n’hésite pas non plus à pénétrer les recoins les plus sombres. De Montréal à Berlin, Ned Bouhalassa s’écarte des images d’Epinal et donne sa version de la vie urbaine. Une version qui est à mi-chemin entre l’utilisation de l’environnement et les musiques issues de la rue. Le Canadien touche souvent juste en créant une musique qui ne suit que ses propres règles. Gratte-cité est donc bien le relais d’une musique de son temps, un instantané qui ouvre un long champ de vision sur les villes occidentales. Une façon comme une autre de les vivre, de les appréhender, de s’en imprégner.

    Gratte-cité est un disque qui attise la curiosité car à la différence de beaucoup d’albums de musique électroacoustique, celui-ci sort des sentiers battus.

    1 – 10 octobre 2009: Ai-maako 2009: Justel, Normandeau, Dhomont

    mercredi 16 septembre 2009 Général

    Ai-maako, le 9e Festival Internacional de Música Electroacústica de Santiago de Chile, aura lieu du 1 au 10 octobre 2009 à Santiago (Chili). Parmi les œuvres sélectionnées, mentionnons Sisyphe de Francis Dhomont, Yegl de Elsa Justel, Murmures de Robert Normandeau et Still Voices de Pete Stollery. Annette Vande Gorne présentera un concert carte blanche le 1 octobre avec entre autres, ses œuvres Figures d’espace et Ce qu’a vu le vent d’Est. Elsa Justel aura aussi carte blanche le 8 octobre.

    24 septembre – 4 octobre 2009: Journées mondiales de la musique en Suède: Gobeil, Parmerud, Barrett, Bédard

    samedi 12 septembre 2009 En concert

    Les Journées mondiales de la musique organisées par le ISCM auront lieu du 24 septembre au 4 octobre 2009 à Visby, Växjö et Göteborg (Suède). Parmi les pièces aux programmes: Rituals de Åke Parmerud le 28 septembre; Champs de fouilles (Excavations) de Martin Bédard et Sub Terra de Natasha Barrett le 29 septembre; et finalement Vol de rêve (premier mouvement de Trois songes) de Gilles Gobeil le 1 octobre.

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