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  • 19 – 20 février 2009: Michel Chion présente deux créations à Montréal

    vendredi 19 décembre 2008 En concert

    Michel Chion, un des pères de la musique électroacoustique, sera à Montréal le 19 février 2009 où il participera au festival Montréal/Nouvelles Musiques 2009. Il présentera deux créations, Credo et Le souffle court, dans un concert coproduit par la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) et Réseaux. Il donnera une conférence à la Grande bibliothèque le 19 février et une autre à l’Université de Montréal le 20 février.

    Robert Normandeau dans Le Lien multimédia

    «Robert Normandeau et la composition pour dôme de haut-parleurs», Charles Prémont, Le Lien multimédia, 16 décembre 2008
    mardi 16 décembre 2008 Presse

    Robert Normandeau est professeur au département de musique électroacoustique de l’Université de Montréal. L’université s’est dernièrement dotée d’un dôme composé de 36 haut-parleurs qui permet une spatialisation du son très précise. À l’occasion du festival Akousma, le professeur donnait une classe de maître sur les particularités de la composition dans cet environnement sonore. Une nouveauté dont on commence à peine à mesurer l’ampleur.

    Avant la fin du XXe siècle, les compositeurs n’avaient fait que très peu de cas de la répartition des sons dans l’espace. «Avant que l’on ne commence à faire des enregistrements multipistes, la composition n’avait jamais pris en compte la spatialisation du son, dit Robert Normandeau. Il y a bien eu des compositeurs pour placer des chœurs qui se répondaient ou qui plaçaient une trompette très loin dans la cathédrale, mais sur le plan de la composition, ça ne changeait rien.»

    Ce n’est qu’avec l’arrivée de l’enregistrement sur plusieurs pistes que les compositeurs ont commencé à créer des œuvres dont l’espace fait partie intégrante. Le dôme de haut-parleurs a été inventé par un compositeur belge, Léo Kupper. Le dôme est en fait l’extrapolation la plus récente de ce qu’étaient, dans les années 70, les orchestres de haut-parleurs. Contrairement à ces orchestres, le dôme permet une spatialisation très précise de chaque son, permettant ainsi au compositeur de créer des événements musicaux à différents endroits.

    «L’intérêt de la composition spatialisée, c’est de permettre une écoute qui est toujours active, explique Robert Normandeau. Comme le son provient de devant, de derrière ou des côtés, l’auditeur n’est jamais au repos, il écoute constamment.» Mieux encore, chaque auditeur, selon l’emplacement où il se trouve dans l’espace, vit une expérience différente, mais équivalente. «Autrement dit, la notion de l’emplacement privilégié disparaît, dit le compositeur. Il n’y a plus de meilleures places que d’autres, seulement des expériences qui varient.» Ce genre de conception de la musique a permis à Robert Normandeau de faire des concerts où les gens peuvent se déplacer librement dans l’espace et découvrir l’œuvre à leur guise.

    Les dernières expériences du compositeur ont été réalisées sur le Zirchonium, une plateforme logicielle qui permet d’utiliser le plein potentiel du dôme de haut-parleurs. «J’ai développé, au ZKM, une pièce nommée Kuppel (dôme en allemand). L’idée de la pièce est que le son de toutes les pistes partent du haut du dôme de haut-parleurs. Au fur et à mesure que la pièce avance, le son se disperse dans tout le dôme.» La pièce a été composée à l’aide d’enregistrements du son du tramway de Karlsruhe, de l’imposante porte du ZKM et du carillon de la place du marché.

    Inventée au ZKM, l’interface est maintenant principalement développée par l’Université de Montréal. Il s’agit d’un logiciel ouvert; il est possible de le télécharger à partir du site du ZKM ainsi que son code source. «La prochaine étape que nous voulons faire est de rendre l’interface plus facile d’utilisation», dit Robert Normandeau.

    Ce n’est qu’avec l’arrivée de l’enregistrement sur plusieurs pistes que les compositeurs ont commencé à créer des œuvres dont l’espace fait partie intégrante.

    La notte fa dans Altremusiche

    «Recensione», Michele Coralli, Altremusiche, 15 décembre 2008
    lundi 15 décembre 2008 Presse

    Se lo spazio sonoro vuoto o l’idea di una prospettiva quasi geometrica, seppur costruita attorno a un affastellamento di suoni/rumori montati e rimontati, costituiva uno dei fulcri estetici di gruppi ormai totalmente votati alla costruzione digitale come i Klaxon Gueule, di cui Côté è membro, in questo La notte fa il batterista e manipolatore canadese assieme al suo partner Aimé Dontigny, altro manipolatore e turntablist, toglie ogni senso prospettico ai disegni sonori con una copertura di spazi realizzata attraverso ostinati e ripetitivi pattern ritmici, a volte montati in cut-up, a volte perfino programmati con un oggetto semi-vintage come una drum machine. Il risultato è un insieme di dieci brani molto processati e sintetici, nei quali può diventare anche stimolante ricercare i campioni (utilizzati previa autorizzazione) di Don Cherry, David Cronenberg, Mahavishnu Orchestra, Maurice Ravel e diversi altri. La grana complessiva comunque è molto ruvida, adatta cioè a un ascolto più emotivo, che razionale, in uno zibaldone di grooves sporcati qua e là da rumorismi attraverso cui tutto quanto può rientrare e che possono esplodere, comprimersi o interrompersi in qualsiasi momento senza che si perda la direzionalità complessiva.

    Uno zibaldone di grooves sporcati qua e là da rumorismi attraverso cui tutto quanto può rientrare e che possono esplodere, comprimersi o interrompersi in qualsiasi momento senza che si perda la direzionalità complessiva.

    25 janvier 2009: Gobeil et Dufort en nomination aux Prix Opus

    lundi 15 décembre 2008 Général

    Les disques Matériaux composés de Louis Dufort et Trois songes de Gilles Gobeil sont tous deux en nomination aux Prix Opus dans la catégorie «Disque de l’année — Musiques actuelle, électroacoustique». Gilles Gobeil est aussi nominé dans la catégorie «Concert de l’année — musiques actuelle, électroacoustique» pour son concert Trois songes de la série Akousma (4), présenté par Réseaux en décembre 2007. Le 12e Gala des Prix Opus aura lieu le 25 janvier 2009 à la Salle Claude-Champagne, Université de Montréal.

    Nicolas Bernier dans Le Lien multimédia

    «[Festival Akousma], Les dessous du Projet pupitre de Martin Messier et de Jacques Poulin-Denis», Charles Prémont, Le Lien multimédia, 12 décembre 2008
    vendredi 12 décembre 2008 Presse

    Selon l’organisateur du festival Akousma, Nicolas Bernier, une centaine de personnes se sont massées dans la salle du Monument national pour écouter le Projet pupitre de Martin Messier et Jacques Poulin-Denis. «Je pense que c’est la première fois que je vois un “standing ovation” à Akousma», dit-il. Le concept original derrière la performance y est pour beaucoup. La pièce électroacoustique d’une quarantaine de minutes est entièrement jouée sur des pupitres. Crayons, verres, agrafeuses et élastiques deviennent autant d’instruments dont se servent les artistes pour mener à bien leur performance.

    C’est en s’attaquant au problème de la présence sur scène dans la musique électronique que les deux musiciens ont pensé le Projet pupitre. «On ne voulait surtout pas être devant les gens derrière notre ordinateur portable, dit Jacques Poulin-Denis. J’ai une formation en théâtre et en danse et je voulais qu’il y ait quelque chose de dramaturgique dans notre performance. On a exploré ce qu’il était possible de faire avec l’univers du pupitre en voulant mettre le geste en valeur.»

    Martin Messier pense d’ailleurs qu’il s’agit d’une composition qui doit être vue. «Je ne vois pas cette musique mise en album», dit-il. Lors de la performance, les ordinateurs sont cachés pour éviter qu’ils attirent leurs regards. Un micro contact est installé sur une planche à écrire. Ces micros (ils en ont un chacun) sont liés à leurs ordinateurs qui traitent le son et le renvoi dans les haut-parleurs. «Les micros sont assez sensibles, explique Martin Messier. Ça devient vraiment un instrument. On peut écrire plus près ou plus loin de celui-ci pour obtenir des variantes.»

    La panoplie d’équipements de bureau sert à diversifier les types de sons qui sont soumis à l’ordinateur, l’élastique faisant un travail particulièrement efficace pour remplacer les cordes. Une calculette est aussi présente sur le pupitre pour permettre aux musiciens de choisir certains effets. «Par contre, la pièce que l’on présente est déjà composée, explique Jacques Poulin-Denis. On s’est rendu compte qu’on ne voulait pas trop faire de manipulations parce que ça devenait rapidement compliqué. On a fait une ligne de temps dans laquelle on a installé nos effets. Ensuite, il ne nous reste plus qu’à nous concentrer sur nos instruments.»(JPG)

    C’est d’ailleurs là que se trouve le gros du travail des deux artistes. Utilisant Live et Max/Msp comme logiciels de traitement, les musiciens se limitent à quelques manipulations lors de la performance. Les traitements les plus utilisés par les artistes sont la dénaturation (qui transforme le son), la prolongation (où l’on retrouve les boucles) et le suivi d’enveloppe (qui permet de remplacer le son produit par l’instrument par un autre son synthétisé). «Pour le suivi d’enveloppe, comme le son que l’on produit est appliqué à un autre, le lien qui existe entre nos gestes sur le pupitre et le son qui est produit demeure très évident», dit Jacques Poulin-Denis.

    Selon les deux musiciens, l’instrument se manipule facilement. «Ce qui est génial, c’est qu’avec le micro contact, il n’y a pas de bruit, dit Martin Messier. On peut donc amplifier les sons que l’on fait comme on veut. Ça nous permet d’aller chercher un grand panorama de sons possibles seulement avec le crayon.» À les entendre, quelqu’un avec un minimum d’oreille pourrait utiliser leur composition d’effets et faire une performance respectable dès ses premiers essais.

    Le projet est né en janvier 2008 et six performances ont été livrées jusqu’à maintenant. Pour le moment, aucune autre présentation n’est prévue.

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