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  • Lieux inouïs dans Keyboard

    «Review», Mark Vail, Keyboard, no 16:9, 1 septembre 1990
    samedi 1 septembre 1990 Presse

    For the first few seconds of Normandeau’s Jeu, he seems to take a more familiar, “musical” approach by leading off with a choral drone. It gradually mutates, however, with an overdose of stereo-crossed amplitude modulation that kicks your head into orbit. Normandeau works digitally with musique concrète techniques, using processed and “found” train, bell, gunshot, playground, and street noises, which he stretches into unidentifiable mutations or surrounds with surrealistic environments. His music is generally more rhythmic than Calon’s, and he seems to enjoy shocking the listener with unexpected sonic events.

    Lieux inouïs dans Revue & Corrigée

    «Critique», Jérôme Noetinger, Revue & Corrigée, no 7, 1 septembre 1990
    samedi 1 septembre 1990 Presse

    Le titre général du premier CD, Lieux inouïs, se réfère à la création d’espaces virtuels inédits et inexplorés que la composition électroacoustique permet d’aborder. Dans certains cas, on pourrait même parler de «cinéma pour l’oreille,» tant cette musique est génératrice d’images. Chacun est libre de son imagination et d’apporter, si cela lui semble nécessaire, une quelconque interprétation.

    Tantôt imprégnée de certains élans religieux (la pièce Mémoires vives a d’ailleurs pour seul matériau sonore des extraits de Requiem retravaillés avec des outils informatiques), tantôt marquée par des éléments beaucoup plus concrets (musiciens du métro, éléments naturels), la musique de Normandeau est très profonde mais avec une légère tendance à tomber dans le «planant» (longues trames sonores noyées dans la réverbération).

    … la musique de Normandeau est très profonde…

    Lieux inouïs dans Factsheet Five

    «Review», R Seth Friedman, Factsheet Five, no 37, 1 août 1990
    mercredi 1 août 1990 Presse

    The title here is French for “Unheard-of-Places,” and this is a challenging collection of electronic and sampled instrumentals. Some bits are chopped and blended, others feature breaking glass and ambient noise, still others depend on slow and ponderous tones.

    Lieux inouïs dans MTL

    «Lignes à haute tension», Philippe Tétreau, MTL, 1 juillet 1990
    dimanche 1 juillet 1990 Presse

    Avec une pincée de science-fiction et quelques relents urbains, Normandeau manipule l’électroacoustique avec une assurance spectaculaire. Les plans rapprochés et éloignés de son image sonore, de même que la direction de ses axes, débouchent sur de saisissantes perspectives orchestrales. Curieusement, cette musique d’anticipation intègre nombre d’œuvres illustres du passé comme si, l’espace d’un souvenir, le temps s’abolissait pour nous permettre de synthétiser l’histoire des sons.

    Avis donc aux oreilles qui souhaiteraient s’affranchir du ronron tranquille des productions quotidiennes, vous avez là de quoi transiter en des lieux où les touristes indésirables se font rares. Attention au décalage horaire tout de même.

    Normandeau manipule l’électroacoustique avec une assurance spectaculaire.

    Volt dans MTL

    «Lignes à haute tension», Philippe Tétreau, MTL, 1 juillet 1990
    dimanche 1 juillet 1990 Presse

    Rien de semblable avec Thibault. Ici, tout est plus direct. Tout tinte et clignote à la façon des flippers qui offriraient une succession de parties gratuites. Une techno-pop omniprésente et soumise aux rythmes strobascopiques qui nient toute espèce de tentative mélodique. Prosaïsme? Dérision? Sans doute, mais pas seulement, car pareille robotisation du langage musical est l’occasion pour Thibault de faire montre d’une absurde virtuosité technique. Virtuosité bien agressive, qui vous propulse là, droit devant, sans qu’aucun garde-fou puisse vous garantir de l’intensité des chocs.

    Tout tinte et clignote à la façon des flippers qui offriraient une succession de parties gratuites.

    Lieux inouïs dans The Globe and Mail

    «The Cinematic Approach», Robert Everett-Green, The Globe and Mail, 18 juin 1990
    lundi 18 juin 1990 Presse

    Montréaler Robert Normandeau describes his latest electroacoustic works as “cinema for the ear.” That’s an apt description for a piece like Jeu; which leads off this new album from the small but sassy DIFFUSION i MéDIA company. Jeu is like the view from a camera dolly as it glides through a long and intricate tracking shot. The auditory scene changes quickly, as flickers of everyday sound jostle with quotations from Stockhausen and Perotin. Industrial sounds mingle with those of the chapel: playground noise rises through a lumberitig mass of almost pitchless sound, only to be cut-off by a pneumatic jack-hammer.

    Such juxtapositions are not hard to engineer. What is difficult is to make them fuse into an integral work, as Normandeau has done. His travelogue of the hyper-real holds together through the most theatrical storms of musique concrète.

    Mémoires vives applies similar tactics to a sack full of requiems, pasting tiny processed excerpts into a disorienting collage. Every sound is plundered, though very little can be recognized outright. It’s a brilliant work, and proud of its technical prowess.

    But flamboyance can become a vice, as it seems to have done in Rumeurs (Place de Ransbeck). Normandeau has let the trickery run the show in this piece, which degenerates into a game of Name That Sound. But over all, this is a strong, ear-catching album.

    His travelogue of the hyper-real holds together through the most theatrical storms of musique concrète.
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