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  • Estrapade, morceaux_de_machines in Les Cahiers de l’ACME

    “Critique”, Roald Baudoux, Les Cahiers de l’ACME, no. 221, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    À côté d’empreintes DIGITALes, la société DIFFUSION i MéDIA propose aussi No Type, soit un label (ou une étiquette comme on dit au Québec) dédié aux musiques électroniques, improvisées et bruitistes. Fondé en 1998 en tant que site web sur lequel étaient proposés gratuitement des albums en mp3, No Type est passé à l’édition discographique en 2002.

    À la lecture du communiqué de presse envoyé par No Type, j’ai noté que le compositeur Paul Dolden y était crédité pour le mastering d’Estrapade. «Quel intérêt de mentionner cela?» me suis-je dit… À l’écoute de la musique, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas simplement d’un argument d’autorité mais qu’il existe un point commun entre la musique de morceaux_de_machines et celle du compositeur de L’ivresse de la vitesse. Dans ies deux cas, on se trouve dans une musique de masse, d’épaisseur. Mais les similitudes s’arrêtent là. Pour la suite, une petite définition du mot «estrapade» s’impose: il s’agit d’une forme de torture consistant à pendre un individu par une extrémité tout en attachant à l’extrémité opposée une lourde pierre. Souffrance et dégâts garantis. C’est un peu le programme proposé à nos oreilles sur ce disque résolument «bruiteux», volontairement épais et strident. Dans le genre, ceux qui se définissent (avec un culot certain) comme les «mauvais garçons de la musique concrète» livrent ici un bon travail. Cela coule comme un flux qui évoque à la fois la coulée continue, le hachoir à viande et le broyeur de pierres. Inutile de chercher du silence ici, il s’est réfugié dans les brefs intervalles séparant les neuf morceaux du disque. Quant au mot harmonique, on ne le trouve qu’associé qu’à son compagnon d’infamie appelé distorsion. Les âmes sensibles s’abstiendront donc, les autres l’apprécieront à la manière dont on jauge un bon coup de lime: rugueux et abrasif (boules Quiès vendues séparément).

    … évoque à la fois la coulée continue, le hachoir à viande et le broyeur de pierres.

    La forme de l’esprit est un papillon in Les Cahiers de l’ACME

    “Critique”, Roald Baudoux, Les Cahiers de l’ACME, no. 221, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    Ce disque rassemble trois pièces, la première, qui donne son nom au disque, ayant été composée sur la période 2002-2004. On sait que François Bayle se préoccupe de l’écoute en tant que phénomène propre. Dans cette composition en deux mouvements, elle est encore un peu plus que précédemment au centre de son travail. Cette fois, c’est directement en fonction des fluctuations de l’attention consciente de l’audition que travaille le compositeur. Selon Bayle lui-même: «Et si c’est justement de la suspension même de la pensée que l’intuition surgit par surprise, alors la pensée musicale, à n’être pas formée (déformée) par le langage, le montre mieux encore en fonctionnant librement comme dans la nature, par cohérence et implication.»

    Seconde pièce proposée, Trois rêves d’oiseau est une pièce datant de 1971. À vrai dire, le premier rêve — Moqueur — est un remix d’une partie de sa pièce plus ancienne encore — Trois portraits de l’Oiseau-qui-n’existe-pas — qui nous ramène en 1963. On retrouve donc dans cette pièce des phrases instrumentales (mais tout de même écrites pour la captation microphonique) qui disparaissent assez vite au cours de la carrière du compositeur.

    Enfin, Mimaméta est une version révisée en 2004 de la pièce composée en 1989. Elle est représentative des notions de climat ou de température chères à la pensée du compositeur.

    L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2, Seuil de silences in La Folia

    “Review”, Grant Chu Covell, La Folia, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    Lucky Dolden, for having time and opportunity to remaster old ea compositions with digital technology. While these pieces aren’t exactly prehistoric, 1990’s analogue assembly and track-bouncing fogged the clarity of Dolden’s style: He notates a passage for 100 or more acoustic instruments, records each part individually, then mixes them in the studio. Today’s tools make his restless works shine and vibrate. His rapid pace would stun a defibrillator.

    The most representative piece here, Caught in an Octagon of Unaccustomed Light, aligns nonstandard tuning with the burr and hum of struck metal, possibly prepared piano and cymbals. Is the heaving material in a kaleidoscope or meat grinder? I imagine the different threads marshalling themselves like eager, acquiescent robots, only to scatter suddenly into dust: The Sorcerer’s Apprentice meets Metropolis. Disjointed episodes serendipitously linked, Below the Walls of Jericho isn’t a Biblical illustration. Dolden fancies the idea that sound could bring down a wall and his piece could do just that. In the Natural Doorway I Crouch pulses with plucked strings and wind instruments.

    Dolden happily joins his tapes with live instruments. Gravity’s Stillness. Resonance #6 features solo violin (Julie-Anne Derome) and The Vertigo of Ritualized Frenzy. Resonance #4 has parts for clarinet (François Houle) and piano (Leslie Wyber). The live musicians occasionally succumb to the blitz or else are instantly echoed and multiplied. In The Vertigo of Ritualized Frenzy. Resonance #4, the duo labors mostly in unison on a increasingly numbing modal phrase while the entire world swirls ’round. Gravity’s Stillness. Resonance #6 starts with uncharacteristically delicate washes under the violin, but soon erupts into business as usual.

    Seuil de silences’ companions are L’ivresse de la vitesse 1 and L’ivresse de la vitesse 2, two wonderfully titled discs with remastered pieces — actually Dolden’s third time through them. Several interconnected series straddle the three discs, some for tape alone, others requiring instruments to duel alongside. Try any.

    Today’s tools make his restless works shine and vibrate. His rapid pace would stun a defibrillator.

    L’adieu au s.o.s. in La Folia

    “Review”, Grant Chu Covell, La Folia, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    Brace yourself for Jean’s violent and hopeless universe. Figures du temps is an evocatively titled triptych: un haut-parleur dans le désert (a loudspeaker in the desert), … et les déchets qu’on brûle (… and the refuse we burn), and a farewell to S.O.S.. The music is not pretty. The first movement’s shuffling metallic sounds conjure ghost towns at an empire’s edge. Insidious razzing, slowly moving thunder akin to an airplane taking off, a possessed train careering into the horizon all hint at a desiccated Luigi Russolo and Varèse conferencing in the wasteland. In the central part, Joëlle Léandre’s contrabass saws under distorted poetry and detached commentary. The conclusion treats the scattered dots and dashes as fodder, their bleeping suggesting a malfunctioning life-support system, rather than a message from afar. Monstrous alarums and horns reinforce Luigi Russolo. This is one of the best ea pieces I’ve heard in a long time.

    13’13 pour voix défigurées and Danse de l’enfant esseulée agitate in slightly more familiar ea territory where dreams play with distorted French speech. However Jean’s grim world keeps Surrealist clichés at bay. low memory #2 wraps flutes (Claire Marchand) with tape for a blistering experience. Similar compositions by Brian Ferneyhough and Luigi Nono may be more complex or humane but are not as apocalyptic.

    This is one of the best ea pieces I’ve heard in a long time.

    Aparanthesi in La Folia

    “Review”, Grant Chu Covell, La Folia, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    Plunderphonic’s instigator offers two glacially moving compositions, ostensibly two sides of the same coin. Each work begins with a thunderbolt multi-octave A that triggers long cross-fades and slow morphs. Both are parallel paths through the same landscape. Each piece is tuned to match American and European electricity’s pervasive hum, though this doesn’t completely account for their differing durations. (This inequality points to a prospective fascination with the pair: It’s hard to determine whether one is merely the sped-up version of the other.)

    A Yamaha Disklavier piano contributes the source material’s bulk, but there’s also weather, a surreptitiously captured piano tuner at work, Joan Jeanrenaud’s cello, and birds. These aparanthesi progress gradually and deviously. You may frequently pause the disc to isolate that low rumbling (an idling truck or Oswald?) or that lightly spluttering sound (a running tap or Oswald?). Rarely does ea blot and mask the listener’s environment so well. The slow-moving layers create indeterminate hybrids rich in harmonics, and Oswald intuitively blends electronics with real-world sound. Audiophiles need to know that Oswald’s kit contains potentially nasty effects: cone flapping and extreme dynamic fluctuations. empreintes DIGITALes’ always elegant presentation (nested layers which must be unfolded to reach the disc) includes a lengthy composer interview.

    The slow-moving layers create indeterminate hybrids rich in harmonics, and Oswald intuitively blends electronics with real-world sound.

    Gilles Gobeil in La Scena Musicale

    “Les ondes Martenot — en concert”, Réjean Beaucage, La Scena Musicale, no. 10:6, March 1, 2005
    Tuesday, March 1, 2005 Press

    […] Le 2 mars, 21h15, à la salle Pierre-Mercure, dans un concert présenté par la société Réseaux, Suzanne Binet-Audet interprétera trois œuvres de l’électroacousticien Gilles Gobeil pour ondes Martenot et bande. […]

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