30 septembre 2002: Une soirée « branchée»
Le lundi
Le lundi
Le compositeur
Komsomolsk, un duo électronique formé de
La soirée est chargée
Robert Normandeau y tient le haut du pavé, comme compositeur et comme interprète.
Formidable interprète
Entré dans la salle, Normandeau présente d’abord des pièces d’autres compositeurs qui le passionnent — et nombre d’entre elles sont des premières ici.
C’est la formule consacrée de cette série de concerts. Un premier constat s’impose
On apprivoise The Unmoved Center (Randall Smith) avec joie. Surtout, on découvre cette musique de pionnier qu’est l’œuvre de Dockstader — datant de 1961 — qui s’impose comme une forte réponse au Poème Électronique de Varèse, possédant la même aspiration à l’énergie de la nouveauté.
L’Athanor, de Marc Favre, sonne plus académique
Un autre regard
Pour ses propres œuvres, un autre regard est nécessaire. Erinyes, issue d’une musique de scène écrite pour l’Électre de Sophocle, nous fait entrer dans le monde de l’horreur et de la souffrance. Le cri humain de douleur psychologique ou de révolte fort discernable, qu’il soit féminin ou masculin, se confronte à un monde violent de heurts. Le paratexte est important
Chorus s’avère de la même veine. Trois éléments semblent vouloir se confondre. Cet appel à l’œcuménisme vire rapidement au drame, tout en étant entraîné dans un maelström qui amalgame et fait se choquer les idées de bases, à l’image même de la réalité. La virtuosité de l’écriture et de l’interprétation laisse pantois
Pour déchanter amèrement. Sur un ostinato de quinte à vide, Normandeau joue du filtre harmonique comme un débutant s’amuse avec cet élément de la quincaillerie. Assurément, ces sons durent être efficaces lors des représentations de Mademoiselle Julie. La pseudo-œuvre tirée de ce travail théâtral, à l’opposé des deux œuvres entendues précédemment, montre un net recul de la pensée et de la curiosité technique dont pâtit l’art. En plus, la diffusion est d’un ordinaire consternant et l’imagination montre sa pauvreté dès que les modèles (le Stockhausen de Stimmung, Unsichtbarer Chöre ou Oktophonie, les passions d’Ian Moody et certaines pages
Auparavant, il y eut un concert consacré aux jeunes compositeurs. Deux noms ressortent
Aujourd’hui à l’Espace GO, la soirée sera consacrée aux œuvres de
Tout ça est dit sans hargne particulière, mais plutôt comme une affirmation ou un constat. Depuis les premières explorations musicales électroniques, il y a plus d’un demi-siècle, on ne peut pas dire que le genre soit encore aujourd’hui très populaire, ce qui n’a pas empêché les créateurs d’ici et d’ailleurs de poursuivre leurs démarches artistiques en marge des grands courants
Robert explique que l’électroacoustique possède son langage propre et que l’auditeur doit oublier toute référence à un genre musical existant. L’enjeu n’est donc pas tant de comprendre la musique électroacoustique que de se laisser impressionner par les mille et une sonorité de ces paysages sonores, fruits des savants échantillonnages.
La soirée