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  • 27 septembre 2002: Musiques d’erreurs numériques au Digidome, Saskatoon!

    vendredi 13 septembre 2002 En concert

    L’unique Ramada Golf Dome de Saskatoon (SK) sera l’hôte, du 27 au 29 septembre 2002, de l’événement vidéo-musical Didigome. Basé sur la rencontre de la série B et des erreurs numériques, Digidome reçoit les artistes Ian Birse et Laura Kavanaugh, Camp, A_dontigny, duul_drv, Carrie Gates, Max Haiven, Marinko Jareb, LiminaL projects, Jon Vaughn, vitaminsforyou ainsi qu’un atelier sur l’utilisation du vinyle et du tourne-disques en musique expérimentale animé par Esther B.

    Robert Normandeau dans Voir

    «Passion aveugle», Réjean Beaucage, Voir, 12 septembre 2002
    jeudi 12 septembre 2002 Presse

    Robert Normandeau compte parmi les compositeurs québécois qui font le plus rayonner la musique d’ici sur le plan international grâce à sa participation à des concours et festivals un peu partout sur la planète. Il remportait justement en juillet dernier le premier prix du Festival de musiques sacrées de Fribourg (Suisse), ouvert pour la première fois à la musique électroacoustique. La pièce récipiendaire, Chorus, sera entendue lors du concert que Robert Normandeau donnera ce 14 août, à 20 h, dans le cadre de Rien à voir; de plus, elle sera reprise lors du concert hors série donné le 15 à 16 h au bénéfice d’Amnistie internationale et qui présentera les trois œuvres lauréates du concours de Fribourg. J’au rencontré le compositeur dans son studio afin de discuter de son travail et de cette 12e édition de Rien à voir.

    Le concert que donnera Normandeau ce samedi s’intitule Mise en son; mise en scène, et s’il est un fervent défenseur de l’expression «cinéma pour l’oreille» lorsqu’il s’agit de décrire la musique acousmatique (musique qui se développe en studio et se projette en salle, sur un orchestre de haut-parleurs), c’est cette fois de théâtre qu’il est question. «C’est un peu par hasard que je fais des musiques de théâtre, me dit Normandeau; j’ai d’abord été l’assistant de Denis Gougeon qui faisait la musique pour Roberto Zucco du Théâtre Ubu en 1993. J’ai retravaillé par la suite avec lui et Denis Marleau pour Nathan le Sage, qui a été présenté à Avignon en 1997, mais depuis j’ai surtout travaillé avec Brigitte Haentjens. Elle me laisse carte blanche plus que tout autre metteur en scène avec qui j’ai pu travailler. Par conséquent, j’ai toujours fait un travail très électroacoustique. Forcément, ce n’est pas une musique qui a la densité d’une musique de concert, parce qu’il n’y aurait plus alors de place pour le texte, mais après je peux prendre les matériaux de base et les retravailler dans le sens d’une musique de concert.»

    C’est ainsi que les musiques composées pour la scène sont «recyclées» en suites de concert. Le dernier disque de Robert Normandeau, Clair de terre, paru chez empreintes DIGITALes, comptait deux morceaux de ce type: Malina, dont la musique est dérivée de celle qui fut composée pour la pièce du même titre mise en scène par Haentjens en 2000, et Erinyes, dérivée de son travail pour Électre de Sophocle, également mise en scène par Haentjens en 2000. Dans cette dernière pièce, que le compositeur diffusera lors de son concert du 14, tout le matériel musical de base est constitué par les voix des comédiens de la pièce, transformées à l’extrême et ordonnées par le génie de Normandeau. Aussi au programme, la création de Strin(G/D)berg, composée à partir d’éléments sonores réalisés pour Mademoiselle Julie de Strindberg (mise en scène de Brigitte Haentjens, 2001) et Credo d’Enzo Cormann (mise en scène de Christiane Pasquier, 2001). Enfin, Chorus, qui emprunte certains éléments sonores, mais aussi le thème de la tolérance, à Nathan le Sage. Normandeau explique: «J’y utilise les signatures sonores des trois grandes religions monothéistes, c’est-à-dire la shofa pour le judaïsme, les cloches d’église pour le christianisme et l’appel à la prière pour l’islamisme.» Bien que venu d’un texte écrit au 18e siècle, on peut certes dire que le sujet reste d’actualité. Robert Normandeau présentera lors du concert du 14, en plus des siennes, des œuvres de Tod Dockstader, Marc Favre et Maurizio Martusciello. Ses propres pièces seront cependant présentées en versions multiphoniques à 16 voies. Toutes les œuvres seront diffusées sur un orchestre de 24 haut-parleurs.

    La pièce Chorus sera reprise durant le concert du dimanche, donné au profit d’Amnistie internationale. «Ça faisait longtemps que je voulais faire quelque chose pour Amnistie et lorsque l’on s’est rendu compte à Réseaux que les dates retenues à l’Espace Go, les seules disponibles, correspondaient à l’anniversaire du 11 septembre et qu’en plus, je revenais de Fribourg avec le premier prix reçu pour une pièce dont le thème est la tolérance, on a pensé que c’était le moment.»

    La série de concerts débutait le 11 septembre avec le compositeur danois d’origine américaine Wayne Siegel. Elle se poursuit le 12 avec le compositeur brésilien Flo Menezes, et la soirée du vendredi 13 nous permettra de découvrir l’Américaine Elainie Lillios. Avant le concert de Robert Normandeau le 14, à 18 h, ce sera le traditionnel concert des jeunes compositeurs (qui jouent à demi-prix). Ça fait déjà beaucoup, mais on peut encore ajouter des rencontres avec les compositeurs (en français le 12 à 19 h avec Menezes et Normandeau, en anglais le 13 avec Siegel et Lillios).

    Puis il y a les POSTrien, qui se déroulent chaque soir à compter de 22 h 30 juste l’autre côté de la rue, soit à la Casa del Popolo, où se produisent des représentants d’une faction certes moins institutionnelle de la musique électroacoustique. Là-dessus, Robert Normandeau précise: «Malheureusement, il y a un clivage important entre musique populaire et musique de concert, mais les rapprochements s’opèrent de part et d’autre entre ‘électronica’ et électroacoustique. Alors à Réseaux, comme à l’ACREQ aussi d’ailleurs, on cherche à fabriquer des chemins de traverse; de plus, entre l’Espace Go et la Casa, c’est si facile que l’on espère que ça pourra fonctionner dans les deux sens.»

    À surveiller à la Casa: la reprise du duo que Magali Babin et Guillaume Rancourt donnaient à Québec en février dernier dans le cadre du Mois-Multi (le 12); l’Américain Click Tracy (de son vrai nom Todd Drootin), qui présentera le même soir un «hommage au free jazz», en prélude à son concert du samedi sous le nom Books on Tape; la première prestation solo de Frédérick Blouin, bien connu des amateurs de l’étiquette No Type sous le nom d’Oeuf Korreckt, et la soirée de clôture avec quatre artistes des États-Unis.

    Robert Normandeau compte parmi les compositeurs québécois qui font le plus rayonner la musique d’ici sur le plan international…

    liberum arbitrium dans Vital

    «Review», Frans de Waard, Vital, 5 septembre 2002
    jeudi 5 septembre 2002 Presse

    morceaux_de_machines means, if i am not mistaken, pieces of machines and is a duo: Aimé Dontigny and Érick d’Orion, who met at a radio station. They played in a band called Napalm Jazz, who release a MP3 work on No Type. Together they are mostly interested in free, improvised music. It seems to me they are using vinyl and tape manipulations, as well as the good ol’ computer treatments. Everything is layered ad infinitum in the computer and mixed at great intensity. Bring on the noise, because that’s what this CD is all about. Noise played at a furious rate, with furious intensity. But unlike the industrialists, their noise is almost free of walls of feedback, but instead there is scraping and scratching of maybe 100s of pieces of vinyl. Maybe my love of noise has vanished over the years, or maybe I’m just getting old, who knows, but to play the entire CD in one run, is getting a bit too much. The CD’s best moments are when they pull back and give air to their lengthy improvisations. A zen like endurance test maybe, but I keep on thinking: ok, heard that, bring on something new. Instead it goes on.

    Noise played at a furious rate, with furious intensity.

    La limite du bruit dans Concertzender

    «220 Volt: John Young, La limite du bruit», Concertzender, 4 septembre 2002
    mercredi 4 septembre 2002 Presse

    Krabbelend schoolkrijt, een beginnende storm, of de intense ademhaling van een geschrokken medemens zijn John Youngs aanleidingen voor transparante luidsprekercomposities. Dankzij het stuk Liquid Sky weten we: het ware geluid van regen wordt bepaald door hetgeen dat natregent. Als we de regen horen kletteren, horen we eigenlijk straatstenen, bladeren, ramen of het eigen schedeldak. Recente composities van de cd La limite du bruit.

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