… dans le silence de la nuit… dans Nightlife
Inspiré de lectures (
Inspiré de lectures (
De Canadees
De composities van
Recentelijk bracht
U is een vijftien jaar in de elektroakoestiek actief. Waar staat dat “genre” vandaag
Waar is volgens u die mentaliteitsverandering aan te wijten
Ook voor de componisten veranderde op korte termijn nogal wat. Ik denk bijvoorbeeld aan de digitalisering.
Hoe staat u tegenover die plotse explosie van “slaapkamermuzikanten”
Waar plaatst u uzelf in die recente golf van componist-muzikanten
Is dat vandaag wel aan de orde
Hoe belangrijk is dat aspect in uw concerten
U stichtte in 1987 mede de Canadian Electroacoustic Community. Wat is vandaag het belang van dat instituut
La dixième manifestation de musique électroacoustique Rien à voir s’est terminée de la même façon que ce genre de festival a été inauguré
Francis Dhomont a en effet un mérite double. Le premier est d’avoir su rassembler autour de sa passion. Ensuite, conséquence directe, celle de la faire partager, donc d’enseigner, de poser des fondements théoriques plus rigoureux sur lesquels l’intuition peut se baser pour vraiment se développer en art. Avec cette soirée de Rien à voir, non seulement se rend-on compte des fabuleuses lettres de noblesse que ce genre multiforme a su prendre, mais davantage, on pose une sorte de regard esthétique sur trois générations.
Dans la partie de la soirée réservée aux choix de Dhomont, on a pu (ré)entendre Espaces inhabitables de François Bayle. Même si Dhomont diffuseur regrettait un peu de ne pas encore avoir mis à sa main avec toute la souplesse qu’il désire l’orchestre de haut-parleurs et la console dont il disposait, l’exploit fut loin d’être mince.
Un grand pan de l’art de ce que l’homme de la rue appelle
L’œuvre de François Bayle montre que, malgré tout cet attirail technique en constante évolution et une quincaillerie qui rapidement souvent devient périmée, une pensée peut s’avérer souveraine et perdurer. Ces Espaces inhabitables peuvent encore longtemps meubler notre panorama musical par leur simple et forte beauté. Bien sûr, on sent la rhétorique — et Dhomont est maître de la rhétorique au sens noble du terme et rend celle du compositeur avec une élégance raffinée. Cela n’empêche en rien que, ne se donnant pas en spectacle ni ne cherchant à être un but en soi, elle participe de plein droit au propos esthétique.
La même chose peut se dire des œuvres de Dhomont lui-même. On sent l’école (au sens de parenté artistique), on entend et reconnaît le style. Dans une ère où l’originalité à tout cran tend à primer, s’asseoir et écouter une musique bien balisée, une technique d’écriture maîtrisée qui laisse place à l’imagination réfléchie, fait du bien. L’art de Dhomont ne s’adresse pas aux couches épidermiques de l’oreille. Le compositeur-interprète nous emmène dans le même domaine que celui des fugues de Bach du Clavier bien tempéré. L’union entre le
Art intellectuel, certes, où la première donnée de l’équation domine et où la seconde se met au service du but recherché, cette musique s’entend avec un classicisme déconcertant de probité et de beauté.
Oui, tout est beau, même si on peut préférer ceci ou cela.
On a aussi découvert Cable Bay, d’Andrew Lewis. Courtes dix minutes où la musique se manifeste en pure splendeur sensuelle, que Dhomont diffuse avec un abandon musical subtil et affectueux. La richesse empoigne et, sitôt la pièce terminée, on se prend à en redemander. Dans le bel environnement sonore que se montre l’Espace Go, cela fait partie des instants bénis. La curiosité est stimulée, aveu non caché du désir de pouvoir entendre davantage du catalogue de ce compositeur.
Des commandes
Voilà pour les deux premières générations. La troisième s’est fait offrir un cadeau lors ce de Rien à voir. Pour remercier ceux qui, étudiants à l’époque des débuts de ces festivals acousmatiques, faisaient office de techniciens et s’occupaient dans l’ombre à installer le bric-à-brac nécessaire, tout câbler, déplacer, bref, ceux qui font que ça marche sans qu’on le sache, on a passé des commandes à ceux qu’on appelle de
Des enfants qui s’amusent avec des joujoux, voilà ce qu’on entend, et qui tentent de se donner un vernis par ce qui, dans le fond, reste encore une scolaire imitation, un exercice. À leur décharge, le format de dix minutes peut parfois être contraignant quand on a besoin de temps. Chacun à sa manière, semble se réfugier alors dans le confort de la chose apprise (voire de la citation
Attention cependant
Loisirs cacophoniques. Sons apaisants pour bébés mutants. Musique de chambre à gravité zéro. Le non-sens comme divertissement domestique. L’inertie comme motif compositionnel. Électro-sculptures stoïques. Le genre de dub contre lequel vos parents vous ont prévenus.
Voilà les noms de quelques fichiers que vous pouvez télécharger sur No Type, un site web qui publie gratuitement de la musique électronique. Mais qui sont-ils
Si on tente de concevoir ce qu’est actuellement la musique en format MP3, on songe immédiatement à Napster et ses suivants, à MP3.com, à ces artistes qui offrent
Basé à Montréal, le site publie essentiellement de la musique électronique et contemporaine depuis trois ans, ce qui en fait certainement un des pionniers dans le domaine. Sporadiquement, de nouveaux projets et de nouveaux artistes sont présentés, et quelques-uns font même des incursions dans ce monde abusivement appelé
No Type fait la part belle aux artistes québécois. Mentionnons
Nous avons eu en entrevue (électronique, il va sans dire)
Simon-Pierre Beaudet
Simon-Pierre Beaudet
Simon-Pierre Beaudet
Simon-Pierre Beaudet
Il y a plusieurs écoles de pensée en musique électronique. L’une d’elles est la position
De ces deux écoles de pensée ont surgi divers courants qu’on pourrait appeler hybrides. C’est surtout là que nous nous situons, bien que ces micro-écoles hybrides ne s’entendent pas nécessairement entre elles. Nous essayons de concilier ces positions qui n’ont, à mon avis, aucune raison d’être contradictoires. Il existe par exemple beaucoup de musiques électroniques d’inspiration
Site internet
[…] on se rassoit au même endroit le lendemain pour faire la découverte de
Quiconque a des réticences (voire des allergies) à ce genre de musique si nécessaire au siècle et si brûlante de vision actuelle, porteuse d’avenir et d’intégrité engagée dans un présent visionnaire, doit absolument aller entendre
On découvre ici une autre manière de penser et de faire l’acousmatique.
Rapidement, on reconnaît qu’on est en présence du
La conception de l’espace, chez
Le temps, cette donnée si fondamentale, tant physique que psychologique, I’art de
Rien au hasard
Peu importe l’œuvre, rien n’est laissé au hasard. Un son s’annonce en arrière-plan, disparait puis revient à l’avant-scène, une idée semble ornementale avant que d’être reprise comme fondement d’une section suivante de la pièce entendue.
La musique s’épanouit, s’engouffre en entonnoir et ressort on ne sait trop d’où, avec un naturel nécessaire bouleversant. Tout semble simple, ce qui permet d’arriver avec celerite intuitive à la profondeur.
Chacune des pièces s’entend en fait comme une sorte de forme sonate, sans exposition ni reprise. Discrètement,
Quoi