Sauter au contenu principal
electrocd

empreintes DIGITALes

99 résultats
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 1 – 30 avril 2004: empreintes DIGITALes en avril 2004 à Lille, France

    mercredi 14 avril 2004 Général

    Dans le cadre de «Monde parallèle Montréal 45°N//» tenu à Lille — Capitale européenne de la culture, l’étiquette empreintes DIGITALes proposait un portrait de la création électroacoustique (de 1971 à aujourd’hui) à travers 24 œuvres de 21 compositeurs de Montréal: Serge Arcuri, Yves Beaupré, Christian Bouchard, Ned Bouhalassa, Christian Calon, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Yves Daoust, Francis Dhomont, Paul Dolden, Louis Dufort, Gilles Gobeil, Monique Jean, René Lussier, Robert Normandeau, Arturo Parra, Mario Rodrigue, Stéphane Roy, Alain Thibault, Jacques Tremblay, Marc Tremblay, Roxanne Turcotte. L’étiquette de disques empreintes DIGITALes, les festivals d’art électronique et médiatique Elektra et Mutek ainsi que la Société des arts technologiques (SAT) répondaient conjointement à l’invitation pour présenter le meilleur de l’électro montréalais en musique et vidéo.

    Fractures, Bruits, Cycle du son, Sous le regard d’un soleil noir, Connexion, La mécanique des ruptures, Le contrat, Figures, Bruit-graffiti, Christian Bouchard, Yves Daoust, Francis Dhomont, Gilles Gobeil, Robert Normandeau, empreintes DIGITALes dans electrocd.com

    «Le Québec électroacoustique», François Couture, electrocd.com, 22 mars 2004
    lundi 22 mars 2004 Presse

    On dit que le gazon du voisin est toujours plus vert que le nôtre, mais quand il s’agit d’électroacoustique, croyez-moi, le Québec n’a rien à envier aux autres régions du monde. Accusez-moi de chauvinisme, je n’en ai cure: le Québec abrite nombre de compositeurs de grand talent et de professeurs influents.

    Je ne veux pas m’embarquer dans un exposé analytique, mais, en tant que critique et auditeur invétéré, il existe pour moi une électroacoustique québécoise. Malgré la diversité stylistique de nos compositeurs, je perçois un «son» québécois, quelque chose qui, pour moi, n’est ni britannique, ni français, ni allemand; quelque chose qui m’appelle et me parle dans un langage plus immédiat, plus facile d’écoute.

    L’origine partielle de cette unité dans la diversité découle probablement de l’influence de quelques compositeurs-clé dont l’enseignement en milieu universitaire a marqué la relève d’ici. Je pense d’abord à Francis Dhomont et à Yves Daoust. Commençons donc cette piste d’écoute avec ce Français si québécois qu’il s’est mérité une bourse de carrière du Conseil des arts et lettres du Québec. Je peux recommander en toute franchise tous les disques de Dhomont: sa grâce, son sens narratif et son intelligence font de chaque pièce un objet d’émerveillement. J’ai souvent exprimé mon admiration pour Forêt profonde (y compris dans ma première piste d’écoute, je n’y reviendrai donc pas), mais Sous le regard d’un soleil noir, sa première grande œuvre, demeure un classique de l’électroacoustique internationale, et son Cycle du son, beaucoup plus récent, témoigne d’un art raffiné à la perfection — la pièce AvatArsSon, en particulier.

    Si l’œuvre de Dhomont s’est élaborée à partir de grands thèmes théoriques, littéraires et sociologiques, celui d’Yves Daoust tient plutôt de l’anecdote et de la poésie. La plupart de ses pièces montre une filiation aux idéaux abstractionnistes de l’école française, mais l’apparente naïveté de ses sujets (l’eau, la foule, une Fantaisie de Chopin ou un souvenir d’enfance) donne à sa musique une charge émotive inusitée. Son plus récent disque, Bruits, fait preuve aussi d’une volonté de croissance (on dénote dans la suite titre une certaine influence de ses étudiants) et contient une pièce au sujet politico-historique (Ouverture, sur les relations France-Québec) qui peut très bien accrocher l’auditeur néophyte.

    À ces deux noms d’une importance incontestable, il faut ajouter ceux de Robert Normandeau et de Gilles Gobeil. Normandeau représente bien ce que j’entends par un son québécois: un certain académisme dans la plasticité des sons (qui trahit l’influence des Britanniques et des Français), une originalité dans leur utilisation, une intelligence du propos qui, si elle pousse vers la réflexion académique, n’en aliène pas l’auditeur pour autant. Mon disque préféré demeure Figures, qui comprend la superbe pièce Le Renard et la Rose, construite à partir du roman Le Petit Prince, ainsi que Venture, un hommage à l’âge d’or du rock progressif (une marotte que je partage avec le compositeur, faut-il préciser). Gobeil, c’est la folie des grands espaces, la violence des passions humaines, les gestes brusques, les masses sonores lancées à la volée. Si La mécanique des ruptures demeure une écoute essentielle, son récent disque en collaboration avec René Lussier, Le contrat, représente son travail le plus accompli (et fascinant!).

    Si ces quatre compositeurs représentent la crème du milieu académique, on trouve aussi au catalogue d’empreintes DIGITALes de jeunes compositeurs et des artistes dont le travail renouvelle en profondeur le discours électroacoustique de leurs collègues.

    Mentionnons Fractures, le premier disque, tout frais, de Christian Bouchard, dont l’approche éclatée tient autant de l’électronica expérimentale que de l’électroacoustique universitaire. Ses suites Parcelles 1 et Parcelles 2 évoquent l’art vidéo numérique par leur fébrilité et leur fragmentation. Je recommande aussi chaudement l’album Connexions de Louis Dufort, qui mélange approche académique et bruitisme. La pièce Zénith, dans laquelle il utilise la voix du chanteur death-metal Luc Lemay (du groupe Gorguts), est simplement stupéfiante. J’aime beaucoup aussi l’humour un peu cru de Marc Tremblay. Son Bruit-graffiti fait un usage fréquent de la culture pop (des Beatles à Passe-Partout). Sa pièce Cowboy Fiction, un western pour l’oreille qui remodèle le rêve américain, conclut à merveille cette piste d’écoute.

    Sérieuse ou facétieuse, abstraite ou évocatrice, la musique électroacoustique québécoise s’est taillée une place de choix sur la scène internationale. À vous maintenant d’en explorer les multiples facettes.

    Sérieuse ou facétieuse, abstraite ou évocatrice, la musique électroacoustique québécoise s’est taillée une place de choix sur la scène internationale…

    empreintes DIGITALes dans Octopus

    «empreintes DIGITALes», Philippe Robert, Octopus, no 27, 1 mars 2004
    lundi 1 mars 2004 Presse

    C’est pendant qu’il enseignait à l’université Concordia à Montréal que Jean-François Denis, fondateur et premier président de la Communaute électroacoustique canadienne, toucha du doigt pour la première fois l’extraordinaire vivier que représentait la somme des œuvres pour bandes accumulée par sa terre natale: les compositions, pour la plupart indisponibles sur disque, auxquelles il avait alors accès émanaient pourtant d’artistes reconnus dans le monde entier grâce à des prix remportés dans des concours internationaux consacrés au genre. De là est venue l’idée de mettre sur pied DIFFUSION i MéDIA, en 1989, avec le musicien Claude Schryer, qui depuis n’en fait plus partie: une structure née à Montréal, dédiée à la diffusion des arts médiatiques, montée parallèlement aux labels empreintes DIGITALes (consacré à l’électroacoustique) et SONARt (axé sur les musiques instrumentales et les créations radiophoniques). Servi par la qualité graphique et musicale des productions, empreintes DIGITALes rencontre rapidement un certain succès. Au point que le spectre des musiques diffusées va s’élargir de façon cohérente à la musique électro-instrumentale, interactive et concrète, et à des compositeurs venus d’ailleurs que du Canada. Ainsi seront éditées (parfois méme rééditées) des œuvres de Robert Normandeau (dont un disque a été depuis sorti par Aphex Twin), Francis Dhomont (qui passionne DJ Spooky ou Jack Dangers) et Gilles Gobeil. Mais aussi Jon Appleton (qui a enregistré avec Don Cherry), Michel Chion, Michèle Bokanowski ou Hildegard Westerkamp, dont on parle beaucoup aujourd’hui depuis sa participation à la réalisation de la bande originale du film Elephant de Gus Van Sant.

    Servi par la qualité graphique et musicale des productions, empreintes DIGITALes rencontre rapidement un certain succès.

    Isostasie, Rhizomes, Évidence matérielle, Traces, Jeu d’ombres, Sources / scènes, Tao, La limite du bruit, Jonty Harrison, Åke Parmerud, Denis Smalley, Annette Vande Gorne, empreintes DIGITALes dans electrocd.com

    «Itinéraire en Europe du Nord», François Couture, electrocd.com, 9 février 2004
    lundi 9 février 2004 Presse

    Voici une piste d’écoute sans prétention, une invitation au voyage; pas un tour guidé, mais plutôt un itinéraire, un peu comme les récits de voyages de l’ère romantique. Ce sera donc un itinéraire d’écoute, une invitation à découvrir une sélection hautement subjective de compositeurs d’un coin du globe. Notre destination: l’Europe du Nord.

    La France règne en reine despotique sur la musique électroacoustique européenne. L’influence persistante de l’œuvre de Pierre Schaeffer, plus de cinquante ans après l’invention de ce qu’il a baptisé la musique concrète, et la force d’attraction qu’exerce l’Ina-GRM ont tendance à occulter aux yeux du monde le travail qui se fait ailleurs en Europe.

    Alors partons d’une voisine de la France, la Belgique. Celle-ci doit en grande partie sa vie électroacoustique à Annette Vande Gorne, animatrice infatigable du centre Musiques & Recherches. Sa musique fait preuve d’une rare sérénité dans le domaine des musiques pour bande. Tao, un cycle sur les cinq éléments primitifs (l’air, la terre, le métal, le feu et l’eau), demeure un classique du genre. La compositrice y épuise les transformations possibles des sons associés à ces éléments avec une maîtrise et une poésie peu communes. Élève de Vande Gorne, Stephan Dunkelman partage sa grâce, une grâce qu’il transmute en mouvement. Souvent issues de collaborations avec des chorégraphes, ses œuvres sont mues par une force intérieure qui oppose à la charge philosophique (quasi mystique, en fait) de Vande Gorne la sensualité du geste. Ses pièces Rituellipses et Thru, Above and Between, parues sur le disque Rhizomes, méritent une attention particulière.

    Une courte traversée de la Mer du Nord et nous voilà en Angleterre. Nous nous dirigeons sur Birmingham, un important pôle créatif en musique électroacoustique, grâce au travail du compositeur Jonty Harrsison et de son Birmingham ElectroAcoustic Sound Theatre (ou BEAST), un espace de diffusion et d’expérimentation qui nous a donné plusieurs compositeurs de talents. Harrison est un incontournable. Sa pièce Klang (parue sur Évidence matérielle) figure parmi les œuvres électroacoustiques les plus connues des 25 dernières années. La clarté architecturale de ses œuvres et sa façon distinctive de comprimer les sons en jets d’énergie le placent au même niveau que les Henry, Dhomont et Bernard Parmegiani de ce monde. On retrouve sa manière de faire chez l’un de ses élèves, Adrian Moore, en particulier dans son intérêt pour les sources sonores simples (un marqueur sur un tableau blanc, une feuille de papier aluminium) exploitées à travers des transformations complexes. Sieve, parue sur le disque Traces, utilise un ludisme accrocheur pour rendre ce processus transformatif transparent.

    Denis Smalley est d’origine néo-zélandaise, mais il réside au Royaume-Uni depuis le milieu des années 70. Sa contribution au corpus acousmatique et au concept de diffusion sonore en fait non seulement le contemporain mais en quelque sorte l’acolyte de Harrison. Les deux compositeurs partagent d’ailleurs un même souci de la forme, un même intérêt dans le déplacement dans l’espace-temps de corps sonores abstraits. Wind Chimes (sur Impacts intérieurs) et Base Metals (sur Sources/Scènes) illustrent bien cette beauté un peu froide mais fascinante. L’un de ses élèves, John Young (un autre Néo-zélandais qui a étudié et enseigne maintenant en Angleterre), utilise une approche similaire tout en remplaçant les sources sonores élémentaires (c’est-à-dire issues des éléments et donc en quelque sorte philosophiques) par des images aux évocations plus chargées. Les pièces de son premier album, La limite du bruit, présentent à l’auditeur plusieurs occasions de replonger dans ses souvenirs au son d’une balançoire qui grince ou d’une porte qui craque (comme autant de madeleines dans les tasses de thé de Proust). Time, Motion and Memory constitue un morceau de choix.

    L’électroacoustique scandinave demeure encore trop peu connue chez nous, mais le catalogue d’empreintes DIGITALes nous permet d’y faire un court arrêt pour compléter ce périple. Natasha Barrett a étudié avec Harrison et Smalley et a fait partie du BEAST, mais depuis 1998 elle habite la Norvège. Là, elle a su s’écarter du style de ses maîtres à penser et se laisser imprégner du climat nordique. Ses Three Fictions, parues sur Isostasie, méritent plusieurs écoutes. Enfin, terminons cette piste d’écoute avec l’un des phares de la musique électroacoustique d’aujourd’hui, le Suédois Åke Parmerud, dont la pièce Renaissance (parue sur Jeu d’ombres) redonne au synthétiseur analogique ses lettres de noblesse sans tomber dans la nostalgie.

    Jean-François Denis, empreintes DIGITALes dans Voir

    «Phénomène électro», Réjean Beaucage, Voir, no 876, 5 février 2004
    jeudi 5 février 2004 Presse

    Jean-François Denis est un pilier important de la communauté électroacoustique montréalaise. On discute avec lui des séries de concerts MusMix (2) et Rien à voir (15), présentées ce mois-ci par l’organisme Réseaux.

    Il ne se passe pas grand-chose du côté de la scène électroacoustique montréalaise sans que Jean-François Denis y soit pour quelque chose. Directeur de la maison de disques empreintes DIGITALes, seule étiquette québécoise qui ne fasse paraître que des disques de musique électroacoustique, il dirige aussi DIFFUSION i MéDIA, la porte d’entrée chez nous d’un bon nombre d’étiquettes étrangères du même genre. Le disque Jalons, de Francis Dhomont, qui remportait le 25 janvier dernier le prix Opus du «Disque de l’année — Musiques actuelle, électroacoustique», c’est empreintes DIGITALes qui l’a publié; une étiquette qui célébrait ses 14 ans le 31 janvier dernier. Jean-François Denis est aussi membre, avec les compositeurs Gilles Gobeil et Robert Normandeau, de la société de concerts Réseaux, qui présente ce mois-ci deux importantes séries: MusMix, une collaboration avec le Nouvel Ensemble Moderne (NEM) et le Centre de création musicale Iannis Xenakis (CCMIX), et Rien à voir, dont la 15e édition sera aussi la dernière.

    MusMix: Si vous lisez ces lignes le jour de leur publication, il ne reste qu’un concert à la série MusMix. Jean-François Denis explique: «Le projet est assez précis. Il s’agit d’un événement biennal qui présente des musiques mixtes de compositeurs canadiens. On sait que le Québec est internationalement reconnu en ce qui concerne la musique électroacoustique, mais la musique mixte reste quelque chose de moins courant. Par ailleurs, ce sont surtout les compositeurs de musique instrumentale qui font de la musique mixte; alors, même si ces concerts peuvent attirer un public amateur de musique électroacoustique, il s’agit souvent de compositeurs qui lui sont moins connus. Mélanger l’instrumental et l’électronique, ça donne peut-être le genre de musique le plus délicat à mener à bien». Mais comme le programme est le fruit d’un appel d’offres largement diffusé et pour lequel les organisateurs reçoivent de nombreuses propositions, la sélection proposée offrira le meilleur des deux mondes. Avec l’expertise de Réseaux en matière de diffusion de musique électroacoustique et avec celle du NEM dans l’interprétation des musiques contemporaines, les conditions optimales sont réunies pour une soirée réussie. On y présentera deux créations, de Martin Bédard et Alcides Lanza, qui participaient déjà à la première édition il y a deux ans et dont les œuvres avaient été remarquées par un représentant du CCMIX qui a invité les compositeurs à venir travailler sur une nouvelle œuvre à Paris. Aussi au programme: Andrew Staniland, Kotoka Suzuki, John Oliver, Farangis Nurulla-Khoja et Monique Jean. (Le 6 février, 20 h, Salle Beverly Webster-Rolph du Musée d’art contemporain.)

    Rien à voir: Ce mois de février 2004 nous amène du même souffle la 15e et dernière édition de la série de concerts Rien à voir, qui célèbre depuis 1997 la musique acousmatique (diffusée, dans la pénombre, par un orchestre de 24 haut-parleurs encerclant le public). «Réseaux est en repositionnement au sujet de la façon de présenter ses concerts, explique Jean-François Denis. Bien sûr, présenter huit concerts en cinq jours, c’est économique et efficace, mais c’est dur pour le public qui voudrait tout suivre, alors on cherchera une meilleure façon de faire. Idéalement, ce serait plutôt quelque chose comme un concert par mois, mais c’est une tout autre histoire, notamment au niveau budgétaire…» Ce genre de projet serait possible dans un lieu dédié à ce type de diffusion, c’est pourquoi Réseaux est partenaire avec le NEM et les Productions SuperMusique dans un projet visant à mettre sur pied une «maison» regroupant les activités des trois organismes. Un lieu où seraient réunies musiques actuelle, contemporaine et électroacoustique. On croit rêver. «On y travaille, acquiesce Jean-François Denis, mais c’est un gros projet qui se développe lentement.» D’ici là, c’est à l’Espace Go que l’on ira entendre Randall Smith, Hildegard Westerkamp, Andrew Lewis et Yves Daoust, du 11 au 15 février.

    … un pilier important de la communauté électroacoustique montréalaise.

    empreintes DIGITALes fête ses 14 ans avec 14% de rabais pendant 14 jours!

    mercredi 14 janvier 2004 Général

    Il y a maintenant quatorze ans, le 30 janvier 1990, que le premier lancement de disque empreintes DIGITALes a eu lieu. Aujourd’hui, pour célébrer ce 14e anniversaire, nous offrons à nos clients Internet un rabais de 14% pendant 14 jours du lundi 19 janvier au lundi 2 février 2004, sur tous les titres empreintes DIGITALes!

  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11