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  • Haïkus, Illusion by François Bayle

    “Note”, François Bayle, November 15, 2020
    Sunday, November 15, 2020 Press

    La comparaison de l’écoute en stéréo des Haïkus et de leur agrandissement en octophonie — le travail de dentelle spatiale, les «sonorités opposées», la progression des couleurs — ouvre un éventail de techniques, provoque une variété d’impressions musicales dont j’ai — trop succinctement — noté les nuances [plus bas].

    Mais comme si ce n’était pas suffisant, ce fut aussi — avec Illusion — un autre monde sensationnel, avec la même acuité, d’autres émotions. Le plaisir de retrouver les Déluges et autres péripéties — un grand souvenir de L’Espace du son 2015 — une magnifique cantate symphonique, un beau déluge de sonorités inspirées. Avec — et en plus — le très joli Au-delà du réel, ainsi que la comparaison des deux Faisceaux, qui forment ensemble un bouquet d’émotions!

    Bravo deux fois, chère Annette


    Les Haïkus d’Annette Vande Gorne … quelques brèves notations au fil de l’écoute

    Une «kaleidophonie» d’impressions fugitives…

    D’abord l’espace joyeux! (1- Jour de l’an). Décor festif dans les crépitements, traversés de discrètes réminiscences (Debussy), qui en préparent d’autres…

    Printemps (2 à 4). Jeux-surprises: la délicatesse des tapisseries spatiales, ses pépiements moirés (2). Puis cette matière mobile (3), puis ces traces / cris / oiseaux parmi les réminiscences (4).

    Plus dynamique, la série Été (5 à 8) introduit la lumière, zébrée de raies d’ombre (5). Une longue écharpe colorée s’enroule autour d’un pôle (6), qui se prolonge en lignes agitées (7). Une rupture (8) projette l’écoute dans un paysage fragmenté, plus agité encore.

    Dans la troisième série, Automne (9 à 12) l’espace va s’obscurcir C’est le temps des orages (9) et des brouillages (10)? Mais aussi des contrastes colorés en myriades d’éclats et de flammèches debussystes (11). Un arpège d’itérations rugueuses surgit et surprend; jeux d’éventail ouvert / fermé, fumées filtrées aux couleurs indiennes de sitar (12).

    La série Hiver (13 à 16) débute par des pas glissés, sur d’épaisses résonances (13). Les vapeurs doucement irisées émanent d’un paysage flou (14), calme, horizontal.

    Un rideau de pluie s’interpose en granulations obliques aux couleurs vocales et raies colorées (15). Le silence s’installe, en grappe de résonances glacées, nuances de froid, tempo lent, sommeil glacé (16).

    Survient un effet de gamelan, éclaté dans l’espace et la profondeur. Soulèvement central. Vaste élargissement résonant… C’est le 17 – l’autre Jour de l’an!

    … le travail de dentelle spatiale, les «sonorités opposées», la progression des couleurs…

    Oscillations planétaires in Neural

    “Review”, Aurelio Cianciotta, Neural, October 21, 2020
    Monday, October 26, 2020 Press

    Oscillations planétaires is the first solo album by Chantal Dumas, referencing geological phenomena and processes. Dumas seems to suggest that field recording and electroacoustic sound might have a strong correspondence with cosmic activities. The release is from Empreintes Digitales, a Montréal based label, which the German radio show Deutschlandfunk Kultur designated for this production. Dumas’ focus is mostly addressed towards geological and tectonic movements and vibrations happening on different time scales, physical events that are irregular, ethereal and subterranean. The album offers a meticulous analysis of these sounds, and highlights some of the hidden phenomena of such events. Only a limited number of these emissions are actually known, such as earthquakes and geysers. Other audio recordings are more immaterial, not exactly recognizable, and follow a series of associations that are aesthetically meaningful and outside the typical approach of the documentary form. Crackles, liquid modular recordings, heavy movements of physical masses, memories of vintage space-age are all elements of the album. Hisses, beats, minimalist and synthetic melodies: this is the sonic background Dumas plays, and she is very good at integrating the sounds with suggestion, the audio recordings with some bizarre treatments. The sonic landscape here is definitely unconventional, even if not so unusual in this musical scene, but the peculiar element is a highly controlled aesthetic result, a vibrant musicality full of low frequency oscillations, ripples and echoes, beating breaks and airy resonances. The whole ecosystem of the planet in movement is evoked here, the way the tectonic plates get in touch, or move away, the seething of magma and the underlying bubbles, the movement of the sea and the electricity the mountains hold at certain heights. Time, space, earth, listening: these themes are definitely not new for Dumas, but here she greatly broadens her range to something fascinating but difficult to capture.

    … here she greatly broadens her range to something fascinating…

    Oscillations planétaires in RNE3: Atmósfera

    “Crítica”, RNE3: Atmósfera, October 11, 2020
    Thursday, October 8, 2020 Press

    Oscillations planétaires es el primer álbum en solitario de la artista sonora afincada en Montréal Chantal Dumas con Empreintes DIGITALes, un sello creado en 1990, considerado uno de los sellos líder mundial en electroacústica y acústica.

    Oscillations planétaires evoca a la geología. En todas las capas que lo componen, desde su núcleo hasta su superficie, el Planeta Tierra está habitado por movimientos ondulantes de escalas temporales extremadamente variadas. Algunos están inscritos en un marco de tiempo geológico, mientras que otros siguen un ciclo diario. Este conjunto oscilatorio contribuye a los mecanismos que gobiernan la dinámica de la Tierra.

    En este trabajo se referencian diferentes fenómenos como lo terremotos que se cuentan entre 800.00 y 1.000.00 cada año en todo el mundo. La mayoría de estos temblores son demasiado débiles para sentirse u ocurrir en áreas deshabitadas.

    O las placas tectónicas de la placa antártica que se mueven entre sí, fenómeno al que hace referencia el tema que escuchamos ahora. La placa antártica se mueve lentamente a una velocidad de unos pocos milímetros a dos centímetros por año, dependiendo de sus zonas de contacto con la docena de placas y microplacas enganchadas a su perímetro.

    Oscillations planétaires evokes geology. In all the layers that compose it, from its core to its surface, Planet Earth is inhabited by undulating movements of extremely varied time scales.
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