Skip to main content
electrocd

Blog

4252 results
  • 622
  • 623
  • 624
  • 625
  • 626
  • 627
  • 628
  • 629
  • 630
  • La pièce, J-Kristoff Camps, Xavier Charles, Kristoff K.Roll, Carole Rieussec in AllMusic

    “Review”, François Couture, AllMusic, February 23, 1999
    Tuesday, February 23, 1999 Press

    In La Pièce (“The room”), Carole Rieussec and Jean-Christophe Camps (aka the electroacoustic duo Kristoff K.Roll) took a different direction. Leaving the studio behind, they devised an elaborate set-up allowing them to perform live what most tape music composers do in the studio. Equipped with a sound diffusion system, electronics and instruments they are able to perform music on sounding objects, transform sounds in real time, and play back pre-recorded material. Xavier Charles’ clarinet makes one with the set-up. As an improviser, his discourse fuels the K.Rolls, but he also has control over his sound by playing in a number of microphones, all with different diffusion settings and altered by different electronics. Thus we have in La Pièce Charles’ “true” playing (also miked), the alteration and spacialization of his music through the microphones, the possible alteration of his music by the K.Rolls, the K.Rolls’ prepared material and their live electronics. Sound cluttered? It is not, on the contrary. The music breathes, limited to delicate gestures. Charles’ was already far into the process of stripping down his playing. He focuses on multiphonics and drones, much like what he would do with John Butcher and Axel Dörner for The Contest of Pleasures. The sound poetry of the electroacousticians balances out the aridity of the clarinet to create something challenging but very much absorbing. The K.Rolls would develop something similar for Le petit bruit d’à-côté du cœur du monde with saxophonist Daunik Lazro.

    The music breathes, limited to delicate gestures.

    Alibi in Vital

    “Review”, MM, Vital, no. 163, February 22, 1999
    Monday, February 22, 1999 Press

    The most recent catalogue issued by empreintes DIGITALes (yours for the asking, by the way) contains a quotation by one George Nicholson, “… we might say that certain sonic landscapes, thought, colours, certain states and manifestations of the soul would remain forever muted, if electroacoustics had not sprung forth from nowhere — unexpected and inevitable.” This is a sentiment I cannot help but agree with wholeheartedly. Over the past few weeks I’ve had the opportunity to listen to some of the newest music in this genre and have finally had the chance to listen to Alibi, which exemplifies the above quotation most admirably. Compared to most electroacoustic music I’ve heard, the compositions on this CD struck me as being quite sinister and it includes some of the strangest sounds I’ve encountered. Mr. Tremblay studied with all the right people and feels himself to be firmly rooted in the spirit of baroque, which he, together with write Alejo Carpentier, feels to be not so much a historic style, but rather a constant of the spirit. The first (and my favourite) track on Alibi is titled Hérésie ou les bas-reliefs du dogme and concerns itself with the manner in which the heart of man has become “a cave of bandits” shaped by the reigning collective moral ideal, and which ensures his survival amongst great infamies. It is filled with quotes which illustrate the crimes and cruelties committed by man in the name of God. So it is that we hear money-hungry cable preachers, forked tongued papal posturing, Saddam Hussein as a Madman Insane all of which demonstrate the “shift from idealism to materialism, from heart to reason”. Gregorian chants and Tibetan mantras similarly evolve from the pure to the impure as they slide down a slope from the path of fearlessness into the valley of the shadow of distortion.

    Demanding voices lunge out brandishing guilt — where there is no guilt, then guilt will be provided. The tweet and twitter of bat-like demons of the dark fly around in the threatening space, where disease and dis-ease are free to roam and prey on the weak and frail. Definitely not a piece to be listened to in the dark. The following track flows out of this with well-lubricated ease, and I suppose there is a link to be found. It’s called Oaristys and it’s theme is eroticism. Still, it remains quite a foreboding terrain and even the laughter included in it later on does little to alleviate the looming shapes at the edge. Great voice treatments! More darkness in L’Intrus au chapeau de spleen — the elusive unconscious which seeks entry through the crumbling fortress constructed around memory, sometimes persuasive as a gentle lover, sometimes as wild as a bull — “the keeper of our monsters…” Jeu d’ondes is the shortest composition on this CD and it is constructed from recordings of the different sounds found on a sailboat — rustling sail, creaking cables, clattering winches — combined with quotes from radio broadcasts. Of the four empreintes DIGITALes CDs I’ve written about in the last four editions of Vital, I found this the most confrontational, the hardest to assimilate and perhaps, in the end, the CD which contains the ‘deepest’ compositions.

    … includes some of the strangest sounds I’ve encountered.

    Francis Dhomont, Paul Dolden in Le Devoir

    “Densité et classicisme”, François Tousignant, Le Devoir, February 22, 1999
    Monday, February 22, 1999 Press

    Encore une fois vendredi soir, Rien à voir nous en a mis plein les oreilles. L’invité, Paul Dolden, a eu la chance de diffuser trois de ses «classiques», le genre de pièces iconoclastes qui ont fait sa réputation d’enfant terrible de l’électroacoustique. C’était un genre de rétrospective qui force quelques constats. L’extrait du cycle Veils détonne dans le reste de la production. Non pas qu’il s’agisse d’une mauvaise pièce, loin de là, mais parce que le vocabulaire n’y est pas encore abouti — le geste resté mal assuré —, mais parce qu’on y entend trop de gaucheries de réalisation technique. Des coupures trop sèches, des maladresses de montage des petits riens qui, en diffusion en salle, sont magnifiés par la loupe de l’acousmonium.

    Beyond the Walls of Jericho a été l’occasion de prendre véritablement conscience de l’originalité de Paul Dolden. Sans redondance académique, on suit bien le travail sur la transformation du son qui ouvre la porte à la composition puis on embarque dans le fabuleux programme de la pièce.

    Strate de son sur strate de son, l’espace sonore se remplit avec une telle densité qu’on en est vertigineusement étourdi. Le volume atteint des niveaux assez élevés, tant dans l’épaisseur des couches sonores qu’en termes de décibels sans qu’on soit agressé; on en redemande même, comme d’une sensation physique — caresse à la frontière indéfinissable et si intense entre la jouissance et la douleur — qui drogue.

    Ce qui est merveilleux chez Dolden réside dans le fait que, malgré la saturation acoustique, tout reste clair et perceptible, comme dans un grand tutti wagnérien bien dirigé. La gratuité de l’effet s’évacue alors d’elle-même pour ne laisser que l’expression de la sensation. Une belle réussite que va confirmer L’ivresse de la vitesse.

    Ici, Dolden ajoute le rythme, cet obsédant martèlement tiré du rock, pour aller plus loin dans l’exploration. Magicien hypnotique, il joue sur des attentes pour mieux détourner l’attention du concret au profit de l’idée. En sortant, on se dit qu’on a entendu là un créateur qui réussit le pari de visser sans appel son auditeur à son siège et lui faire parcourir un trajet aussi senti que vrai.

    Dhomont

    La soirée consacrée à Francis Dhomont, samedi, fut d’une autre nature. Si on peut reprocher à Dolden une diffusion un peu statique reposant toute sur le poids, celle de Dhomont est d’une lumineuse transparence; le mot perspective prend tout son sens.

    La musique de Dhomont joue sur les niveaux psychologiques de perception, l’encodage et le désencodage du «message». Sa sonorisation fait de même, ramenant à l’avant-plan tel objet égaré au lointain ou laissant glisser dans l’évanescence ce qui, à première vue était riche de sens, mais qui ne révèle que le trivial par lequel on entre dans une dimension autre. (Là-dessus la fascination du compositeur à utiliser le mot «chambre» dans ses titres est à la fois guide et symptôme).

    On peut regretter deux choses, la première, que le compositeur ait présenté des extraits, ce qui dilue le potentiel expressif des pièces ainsi sorties de leur contexte. La seconde, qu’il ait choisi de diffuser une pièce d’art radiophonique, Simulacres: un autoportrait, qui, si on entend bien qu’il a sa place à la radio, tombe royalement à plat en salle et ennuie sans espoir possible. Il le sentait bien, lui qui s’est presque excusé de l’allure pédagogique que son travail prenait en ce contexte. Cela a malencontreusement entaché toute la joie du concert.

    Ceci dit, Dhomont fait ravaler les propos que j’ai tenus précédemment. Oui la forme temporelle médiane peut apporter quelque chose de valable. Sa dernière œuvre, Cosa mentale [titre provisoire de Les moirures du temps], est une magistrale démonstration de maturité. Le cliché n’a pas de sens ici, l’aboutissement des idées, leur mise en forme, prouvent que Dhomont atteint à un classicisme serein où la poésie n’a plus peur de se faire abstraite. Le plaisir du compositeur devant les sons (donc les idées) qu’il manipule laisse entrevoir un bien bel horizon.

    Encore une fois vendredi soir, Rien à voir nous en a mis plein les oreilles.

    Monique Jean, Christian Zanési in Le Devoir

    “Deux extrêmes du spectre électroacoustique”, François Tousignant, Le Devoir, February 20, 1999
    Saturday, February 20, 1999 Press

    Deux extrêmes du spectre électroacoustique ont fait résonner les premiers concerts de la cinquième édition de Rien à voir: des classiques datant des annees 60 comme des œuvres récentes, voire des créations. Mercredi, Monique Jean proposait un concert relativement costaud qui rendait hommage à Pierre Henry en diffusant quelques extraits de son Apocalypse de Jean. Cette musique se base beaucoup sur le texte, qui sert de pré-texte à la composition. Le geste — en dépit de ce qui, aujourd’hui. il faut bien le noter, a un peu vieilli — reste encore théâtral et assez efficace. Ce qui a gêné, c’est sa diffusion. Malheureusement, Monique Jean n’a pas encore acquis la souplesse nécessaire pour que le maniement de la console soit autre chose sous ses doigts qu’un exercice technique assez raide. Pour ceux qui ont déjà eu la chance d’entendre une belle interprétation de cette pierre de touche du catalogue d’Henry, ce fut assez décevant.

    Dans ses propres œuvres, on sent que Monique Jean éprouve le même malaise à laisser sortir sans raideur son message. Car message il y a, ne serait-ce que par les propos revendicateurs des textes qu’elle utilise. Si, chez Henry, les écrits de Jean servent d’amorce à une musique qui transforme et actualise le propos, chez Monique Jean, il sert trop de contexte. Le verbe écrase alors son enrobage musical, et la composition, au lieu d’offrir une vision du monde se contente d’être une carte postale. J’entends par là que lorsqu’on en reçoit une, la photo est souvent jolie, mais ce qui intéresse davantage, c’est le message, même un peu convenu, qu’un ami a noté au verso.

    La musique de Monique Jean laisse entrevoir un certain feu, mais sa pudeur un peu gauche et la sonorisation défaillante en empêchent encore l’épanouissement. Lueur d’espoir, sa dernière composition, Danse de l’enfant esseulée, qui fut créée. Le geste s’affirme, la rhétorique s’assouplit, une réflexion sur le matériau et la composition s’amorce.

    Le petit BIG BANG de Marcelle Deschênes, tout joli qu’il soit avec ses effets maîtrisés, oblige à un constat général dans le répertoire: celui de la construction des œuvres. Alors que les acousmaticiens excellent généralement dans les longues fresques Iyriques ou les miniatures concentrées, cet art tâtonne encore pour résoudre le problème de la forme moyenne, celle dont la durée va de cinq à quinze minutes environ. Ou bien on délaye trop le matériau (miniature artificiellement gonflée), ou bien on n’arrive pas à en articuler les potentialités auditives (fresque avortée); il y a, dans cette tranche de temps à organiser, comme un seuil critique dont les compositeurs semblent être conscients, eux qui écrivent surtout pour cette plage temporelle, actuellement, et qu’ils tentent de résoudre.

    La preuve en est le répertoire proposé jeudi par le Français Christian Zanési. Son Grand Bruit, œuvre renversante et prenante, nous a fait découvrir non seulement un compositeur original et fort, dominant son matériau et l’amenant dans ces régions où il nous parle intimement, mais encore un sonorisateur de grand talent. Cette musique prend le temps de prendre le temps, de l’ériger en poème (ce qui signifie lui ouvrir des zones de sens inhabituelles) et de le mettre en espace avec intelligence, sans redondance d’effet.

    Pendant vingt bonnes minutes, il nous tient captif de ses arabesques et de ses trouvailles. À partir de la plus banale experience — un déplacement en métro pour aller du studio à la maison — il atteint à la grandeur et à la beauté. Après une telle réussite, les deux autres pièces furent légèrement plus minces, même si on a apprécié son art de la diffusion.

    Coup d’éclat le Poème électronique, de Varèse, entendu sur l’orchestre de haut-parleurs. Que cette musique prend une autre dimension dans l’espace! Curieusement, malgré certains tics d’époque qui vieillissent, sa force reste toujours aussi moderne; le génie de Varèse sonne toujours aussi irréductiblement neuf. En ce cas, on aurait apprécié un peu plus d’audaces dans la sonorisation (c’est-à dire l’interprétation). Une tiède réserve face au plaisir entendu.

    Francis Dhomont in La Presse

    “La série Rien à voir accueille Francis Dhomont”, La Presse, February 18, 1999
    Thursday, February 18, 1999 Press

    Rien à voir (5). Réseaux présentent Rien à voir (5), concerts de musique acousmatique présentés sur un ensemble de 20 haut-parleurs, les jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 février à 19het à 21 h, et le dimanche 21 février à 14 h, 19het 21 h, au Théâtre la Chapelle (3700, rue Saint-Dominique). Œuvres de Francis Dhomont, Monique Jean, Christian Zanési et Paul Dolden. Entrée: 14$, 7$, 5$. Rens.: 514 843-7738

    Musiques naïves in Vital

    “Review”, MP, Vital, no. 161, February 10, 1999
    Wednesday, February 10, 1999 Press

    Yves Daoust released the CD Anecdotes on this same label several years ago, and now there’s this [(Musiques naïves)], in the nifty [OPAK] cardboard packaging which I have come to associate with excellent electroacoustic music. (Before I get to the aural content, full marks for the absolutely gorgeous photo-collage [by Luc Beauchemin] on the cover.)

    The CD opens with Impromptu — the most recent piece on this collection — in which Yves dissected Chopin’s Fantasie-Impromptu in C sharp minor, Op. 66, by recording it note-by-note and treating it inside a computer. It starts with a nervous, tentative piano chord, which unexpectedly fluctuates drastically in pitch setting the tone for the rest of this excellent composition. It slowly builds into a seething deluge of notes, attack is forcibly seperated from release and the threatening distortion is cooled towards the end by by a slight shower. It made me think of the composition Return by our chum Morton Subotnick (thanks for the responses to last week’s review, all of you who did), which was executed on reasonably horrid Yamaha synthesizers by Yamaha sequencers and was “a distillation of the piano works of Scarlatti” (or something like that), according to Morton himself. Return, by the way, was composed as a celebration of the Halley’s Comet periodic flyby a couple of years ago.

    Next on Musiques naïves is a piece titled Il était une fois… (conte sans paroles) which is a soundtrack to a dream, lingering ‘somewhere between the narrative and the musical’ with sounds that caress, floating like weightless feathers and others that leap out in joyful surprise. No danger here. This is followed by Mi bémol, a three minute piece composed for the first empreintes DIGITALes compilation Électro clips, which was also my introduction to this label — an absolutely brilliant CD, which was followed by a similar compilation in 1998, Miniatures concrètes — a celebration of 50 years since musique concrète’s ‘invention,’ which I own but have not fallen so rapidly under the spell of.

    The fourth track Résonances was constructed from church bell sounds. Again the individual sounds are split into tinier and tinier fragments creating shimmering cascades of bells which gradually smear back into their original shape and pitch, now tight, then loose. Sustain is stretched — faint reflections and scattered points of sound bounce off drifting clouds of dust motes in ancient buildings. Water Music was inspired. like so many pieces, electroacoustic and otherwise, by the element water. (Check out Annette Vande Gorne’s release Tao [and Musiques naïves by Yves Daoust] on this same label for a superb piece around this theme.) Perhaps it’s because the rich palette of frequencies and moods inherent in water can evoke and inspire any emotion, feeling or memory. The final track Fantaisie was constructed from radio archives and was commissioned to commemorate the 50th anniversary of French production on the state radio network.

    Once again, empreintes DIGITALes have produced a musical gem, no easy listening or background sounds here, but a demanding and rewarding journey through the topography of Yves Daoust’s imagination. Sublime!

    {colcat:imed_9802}

    Oh Yes! I nearly forgot to mention Robert Normandeau’s definitive CD Lieux inouïs, which is perhaps my favourite CD on this label, can I have a copy please, sir.

    {colcat:imed_9920}

    His other full-length CD on empreintes DIGITALes, Tangram, was made [originally] available as a double CD of the same track, the second CD was recorded from a multiple speaker performance master (if I remember correctly?) and was also a gem.

    Once again, empreintes DIGITALes have produced a musical gem…
  • 622
  • 623
  • 624
  • 625
  • 626
  • 627
  • 628
  • 629
  • 630