Skip to main content
electrocd

Blog

4252 results
  • 673
  • 674
  • 675
  • 676
  • 677
  • 678
  • 679
  • 680
  • 681
  • Corazón Road in La Marseillaise

    “Critique”, Gabriel Vialle, La Marseillaise, May 23, 1993
    Sunday, May 23, 1993 Press

    Carole Rieussec

    Ce jeune compositeur, collaboratrice de Luc Ferrari, a fondé, avec Jean-Christophe Camps le groupe Kristoff K.Roll dont on découvre ici Corazón Road, carnet de voyage musical à travers l’Amérique centrale. Sept mouvements, comme dans une «Suite» d’autrefois, pour dire, évoquer, suggérer la chaleur, l’orage, l’attente, la joie, la surprise. Un beau travail technique, plein d’inventions, d’excellente initiation à la musique électroacoustique.

    Sept mouvements […] pour dire, évoquer, suggérer la chaleur, l’orage, l’attente, la joie, la surprise.

    Corazón Road in Le Monde de la Musique

    “Voyage électronique”, Michel Thion, Le Monde de la Musique, May 1, 1993
    Saturday, May 1, 1993 Press

    Sous le pseudonyme de Kristoff K.Roll, Carole Rieussec et Jean-Christophe Camps, musiciens électroacousticiens que l’on avait déjà entendus notamment au sein du groupe Elektrojen, viennent de publier Corazón Road chez SONARt/la Muse en circuit.

    Journal de voyage reconstitué en studio, d’après un périple en Amérique centrale, c’est un beau poème dramatique, la recréation d’un paysage à la fois sonore, sentimental et politique; un vrai theatre musical à écouter dans l’obscurité pour que la chaleur, les odeurs y soient mieux perceptibles (I CD Imso 9303 — Distribué par i MéDIA).

    … un beau poème dramatique, la recréation d’un paysage à la fois sonore, sentimental et politique…

    Ne blâmez jamais les bédouins in Montreal Mirror

    “Review”, Andrew Jones, Montreal Mirror, no. 8:38, March 4, 1993
    Thursday, March 4, 1993 Press

    A chamber opera for solo soprano with a cast that includes Santa Claus and Stalin, René-Daniel DuboisNe blâmez jamais les bédouins is the first recorded effort of Chants Libres, a Québécois group dedicated to contemporary opera. Alain Thibault’s remarkable and schizophrenic musical score draws on both Burroughs’s cut-up method and Raymond Queneau’s mathematical wordplay, diftly juggling linear and vertical story lines that soprano Pauline Vaillancourt carves poetry from in her tour-de-force performance. Bracing and original.

    … tour-de-force performance. Bracing and original.

    Corazón Road in Revue & Corrigée

    “Critique”, Jérôme Noetinger, Revue & Corrigée, no. 16, March 1, 1993
    Monday, March 1, 1993 Press

    Corazón Road est conçu comme un carnet de voyage musical. Jean-Christophe Camps et Carole Rieussec (Kristoff K.Roll) ont rapporté des fragments sonores d’un voyage en Amérique Centrale. Ce voyage, ils le restituent dans la composition du disque: introduction, première région, interlude, seconde région… L’écoute a l’image du voyage se fait progressivement avec des pauses, il ne s’agit ni d’un voyage organisé «L’Amérique Centrale en 24 heures», ni d’un documentaire, mais de la rencontre avec d’autres, ailleurs. Les deux compositeurs sont du voyage, on les retrouve devant et derrière le micro. On ne tombe jamais dans le côté anecdotique, carte postale.

    La Danse de Corazón Road, invitation au voyage (avec un petit clin d’œil aux jerks electroniques de la Messe pour le temps présent de Pierre Henry) fournit les éléments sonores aux deux interludes. Aquí en Yucatán, Belize City, Guatemala sont faits de rencontres, de discussions, d’éléments sonores enregistrés sur place alors que la dernière partie Le Pacifique marque le souvenir du voyage, l’évocation musicale de la rencontre avec l’océan, la fin du voyage… Les souvenirs reviennent.

    Corazón Road est un disque vivant, un parcours que l’on peut suivre d’une traite ou en effectuant quelques pauses.

    … un disque vivant…

    Corazón Road, J-Kristoff Camps, Kristoff K.Roll, Carole Rieussec in Revue & Corrigée

    “À propos de…”, Kristoff K.Roll, Revue & Corrigée, no. 16, March 1, 1993
    Monday, March 1, 1993 Press

    Corazón Road

    À partir d’un cadavre exquis, entre Jean et Kristoff K.Roll, le 27 avril 1993.

    D’abord il y eut l’envie de se voir.

    Il se passait quelque chose ailleurs — important — mais où?

    Ça dépendait des témoignages…

    Finalement, il restait deux places pour Mexico ce jour-là et c’était urgent, comme souvent.

    On est parti, comme on serait descendu au coin de la rue.

    Ça tombait bien, sous nos fenêtres il y avait des travaux et du coup, on n’en avait plus de coin de rue.

    Donc on est parti, en se doutant bien qu’il faudrait revenir, se plonger dans le bourbier d’ici pour faire entendre notre voix.

    Là-bas, il y avait ce luxe d’étrangeté — étroit — doux — cinglant — et quelques silences au-delà des mots, au-delà des sens…

    Là-bas, au coin des nues, il y avait parfois des flics, comme ici alors. Mais aussi des odeurs différentes, des densités, des regards, des langues à déchiffrer, ce carré de tissu démesurément bleu, la lumière, des frousses pour rien, des races qui se côtoient, s’ignorent plus loin, des codes qui nous échappent, une enfant qui chantonne un air Jamaïcain. Notre curiosité en éveil, à pleins poumons, nous respirons le Yucatan. Parfois des secondes écartetees — blocs compacts et vides. Désert des sens et plein toucher du monde, d’un MONDE.

    Nous allions le quitter, six pieds sous terre nuit et jour, six pieds sous terre dans un étrange et silencieux pays, sous la terre, ici, avec les haut-parleurs, fenètres sur l’extérieur, nous retrouvons ces sons, ces jeux de sons enregistrés au hasard des coins de nue. Dans le studio, underground, tout continue. On échange les idées, les savoir-faire, les bobinos, les envies, les points de vue. Les réponses aux sons de l’un, les modifications des esquisses de l’autre, les va-et-vient et les osmoses témoignent d’une doubie oreille…

    En tout cas, le 14 janvier, on a eu le même choc en rentrant: temps blancs, gris.

    Guerre du Golfe, silence, puanteur, tout est étrique et le ciel a disparu.

    La Guerre du Golfe, le Mexique, le Belize, le Guatemala, rien à voir, tout à inventer.

    Sûrement pas admettre.

    Sûrement pas rester enfemmé dans le studio comme si de rien n’était. Toujours joyeux et vigilant, les troupeaux de Nagra enregistrent les sophismes, les platitudes et le vacamme poussif des faiseurs d’antiquité.

    - Bande de faux frères! les entendais-je dire, la manière dont vous usez de vos pouvoirs si aisement acquis n’a d’égale que votre incapacité à rendre compte de la vraie vie, moderne et nude, et fratemelle! De partout comme une guerilla sourde. des sons étirant l’espoir d’une musique à venir

    Les bruits, hors de leur histoire, brossés, limés, ré-éclairés, qui peuvent dire tant de choses: et au centre de ces cahos, la musique.

    Pousser les sons vers elle, laisser les sons la décliner puisqu’ils la racontaient déjà. Paroles, marimba, textes, pluie des tropiques, violoncelles, camets de voyage. Carnet de voyage, Corazón Road. On épelait le genre littéraire, on l’oubliait. Parfum des bruits et leur imaginaire… Corazón Road, mais pour dire quoi.

    Mais pour dire quoi, pour faire passer quelles émotions, s’inscrire comment avec nos désirs et nos sons dans la tourmente du monde ambiant?

    Réveillez-vous les morts!

    C’est le son d’un trousseau de clés dans un ventre préparé de piano. Justicia, c’est un trou d’air poinçonné de percussions. Osez siffler jusqu’à ce qu’on trouve un bon air.

    Mais qui va l’entendre? Les rappeurs de Belize? Juan et Cecilio?

    Grâce à SONARt et à Jean-François Denis, cet appel, maintenant sur CD trouvera des auditeurs.

    Roulades à terre. Danser pour penser. Épaissir, densifier toujours… À bientôt.

    Corazón Road par Kristoff K.Roll SONARt IMS0 9303 (dist. Metamkine, Semantic)

    Parfum des bruits et leur imaginaire… Corazón Road

    Ne blâmez jamais les bédouins in La Presse

    “Les bédouins: pour l’oreille”, Alain Brunet, Claude Gingras, La Presse, February 13, 1993
    Saturday, February 13, 1993 Press

    On n’a pas oublié l’étourdissante performance visuelle et vocale de Pauline Vaillancourt de l’opéra de chambre pour soprano solo qu’Alain Thibault a tiré de la pièce de René-Daniel Dubois intitulée Ne blâmez jamais les bédouins. Cette création, première production de la nouvelle compagnie Chants Libres, avait tenu l’affiche un mois à la Licorne à l’automne 1991.

    Pauline Vaillancourt y incarnait 29 personnages, seule en scène, chantant en parlant et parlant en chantant dans une langue inventée d’où émergeaient ici et là quelques mots et quelques phrases intelligibles, et ce sans accompagnement et sans interroption pendant 80 minutes.

    Elle vient de refaire son exploit, cette fois pour le disque. C’est-à-dire que Ne blâmez jamais les bédouins nous parvient maintenant sans le spectacle.

    À l’écoute, on revoit, bien sûr, ses gestes, expressions et déplacements, sous les éclairages. Mais cette référence n’est pas indispensable. La voix suffit. La voix, avec toutes ses inflexions et sauts de registre suggérant plusieurs personnages qui dialoguent.

    Je dirais même que le son ainsi isolé de l’image magnifie encore plus qu’à la scène la folle virtuosité du texte musical et de l’instrument qui le véhicule. Cette fois, le spectacle s’adresse à l’oreille.

    On n’a pas oublié l’étourdissante performance visuelle et vocale de Pauline Vaillancourt
  • 673
  • 674
  • 675
  • 676
  • 677
  • 678
  • 679
  • 680
  • 681