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  • Ne blâmez jamais les bédouins in Nouvelles Centre-Sud

    Ne blâmez jamais les bédouins de René-Daniel Dubois sur disque”, Daniel Hart, Nouvelles Centre-Sud, December 26, 1992
    Saturday, December 26, 1992 Press

    Nouvelle agréable dans le domaine de la musique et du théâtre: le texte de René-Daniel Dubois, Ne blâmez jamais les bédouins, tel que mis en musique par le compositeur Alain Thibault et en voix par la soprano Pauline Vaillancourt est maintenant disponible sur disque compact.

    Par la construction originale du texte en quarante courts tableaux et la voix pure et puissante de Pauline Vaillancourt qui interpréte, en plusieurs langues, changements de tons et d’accents, les 19 personnages, l’œuvre est surprenante et fort intéressante.

    En plus, fait inusité, on n’y entend aucun instrument de musique. Madame Vaillancourt y chante a cappella.

    À l’automne 1991, au restaurant-théâtre La Licorne, pour le compte de Chants libres, une entreprise dirigée par le metteur en scène Joseph Saint-Gelais, le compositeur Renald Tremblay et la chanteuse Pauline Vaillancourt, afin de combler un vide dans la création lyrique, Ne blâmez jamais les bédouins avait séduit public et critique.

    En octobre 1992, à la remise des prix de l’AQCT, Alain Thibault y recevait le Prix de la meilleure réalisation sonore… C’est Jean-François Denis, à la tête de la maison de production DIFFUSION i MéDIA, située sur la rue Adam, qui a vu à la concrétisation de ce projet qui, par ses qualités évidentes, mérite d’être souligné. Une heureuse initiative qui devrait faire boule de neige…

    René-Daniel Dubois est aussi l’auteur de Being at home with Claude, récemment joué au théâtre à Paris, dans une mise en scène de Daniel Roussel et réalisé au cinéma par Jean Beaudin.

    Atlantide; Golgot(h)a in Audion

    “Review”, Michael Draine, Audion, no. 23, November 1, 1992
    Sunday, November 1, 1992 Press

    Two award winning electroacoustic compositions commissioned by the Société Radio-Canada explore issues of spirituality and mortality with markedly different, though equally compelling, results. Using the legend of the lost continent of Atlantis as a metaphor for today’s environmental perils, Michel-Georges Brégent presents his sweeping, complex Atlantide as a ‘radiophonic alarm… to draw people out of their daily lethargy’. Names of ancient civilizalions, deities, and holy texts are combined lo form the mystical language central to the piece. The rapid brass and woodwind ostinatos and fluent female vocals suggest an imagined Philip Glass opera sung by Stella Vander, while the dense mix of field recordings, world music influences, and ethereal electronic sounds tring to mind a roomful of shortwave radios tuned to broadcasts from different historical eras. Walter Boudreau couples visceral high-tech orchestration with Raôul Duguay’s dramatic text for Golgot(h)a, a monody of Christ’s suffering on the cross. Reference points include Olivier Messiaen’s blaslingly apocalyptic Et Expecto Ressurectum Morfuorum, Peter Frohmader, and Magma’s guttral vocal stylings. Basing the music upon a four-voice response by 16th century Spanish composer Luis de Vittoria, Boudreau counterpoints brass, percussion and organ against sampled solo voice and choir with a refreshing sense of proportion (a rare quality in the electroaoustic field). Atlantide and Golgot(h)a constitute two of the most emolionally cathartic works in the computer music genre I’ve yet encountered, and thus their appeal should extend beyond the academic circle much of today’s technologically avant-garde music is targeted at.

    Anecdotes in Gonzo Circus

    “Kritiek”, Gonzo Circus, November 1, 1992
    Sunday, November 1, 1992 Press

    Dat men met elektronika ook op een heel andere (lees kreativere) manier kan omgaan, bewijst de Canadees Yves Daoust. Zijn uitgangspunt is de konfrontatie van klichees uit de (gevestigde] klassieke musiek met het geluidenpakket dat je uit een sampler kan halen. Aan de ene zijde hoor je dus oubollige klassieke deuntjes, die elk een andere sfeer uit de muziekgeschiedenis uitademen: een fluitkoncerto à la Mozart, een melancholisch pianodeuntje dat van Satie kon zijn, Bach’s klavecimbelmuziek of een symphonie met koor in de lijn van Malher. Louter citatenmuziek dus. Maar daar blijft het niet bij. De tentoongebrachte klichees worden steeds verstoord door of aangevuld met allerlei geluidsexperimentjes, konversaties, weerberichten, straatlawaai of verkeersinformatie. Hierdoor wordt de muziek niet tot achtergrond gedegradeerd. Het bij momenten zeer fragiele Anecdotes is dan ook een uitstekend visitekaartje voor het Canadese empreintes DIGITALes, een label dat muziek uitbrengt van een reeks muzikanten die elektroakoestische muziek maken: de konfrontatie van twee uitersten als basisgegeven.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores in SE7E

    “Critica”, Miguel Santos, SE7E, November 1, 1992
    Sunday, November 1, 1992 Press

    Acompanhado por um luxuoso livro de 220 pág., este duplo CD, com um tempo total de 156 minutos, revela-se una obra imprescindível em qualquer discoteca contemporãnea. Não pela quantidade em si, mas pela empreendedora associação ã qualidade, revelando-se um documento raro nos dias de hoje. Desde hã algum tempo que a editora empreintes DIGITALes, com o apoio do governo canadiano, vem dedicando a sua energia ã divulgação da nova musica electroacústica feita por compositores canadianos. Eles são Christian Calon, Robert Normandeau, Alain Thibault, Daniel Scheidt, Yves Daoust e por aí fora. Agora é a vez de Francis Dhomont. São aqui reunidas 7 obras, que dão uma compreensiva pãnoramica de uma vida [esta edição comemora o 65 aniversário do compositor / investigador / escritor / professor)apaixonada pela música dos sons, produzindo sequências electroacústicas enjas texturas viajam em constante mutação, numa verdadeira incursão pela experimentação e pela erte da acoasmia (tida como uma alucinação auditiva patológica ou como um som que é ouvido sem se ver a sua fonte). Um ‚portfolio‘ preenchido por geometricas espaciais de movimento sonoro, reveladoras de metáforas visuais de uma riqueza extrema, coisa tão rara nas músicas que a rádiohoje nos dá a ouvir. Este íntegro conjunto de obras, no mínimo, oferece ao ouvinte uma nova e profunda perspectiva auditiva, differente daquela a que estamos habituados a ouvrir, originando uma atitude analítica selectiva que por sua vez conduz a um alargamento e a uma maior compreensão do espectro dos objectos musicais. Uma arte que merecia uma malhor difusão. «It is rare to find such a combination of talent and modesty, enthusiamsm and perseverence», escreveu Pierre Schaeffer, sobre Dhomont.

    Cycle de l’errance, Les dérives du signe, Mouvances~Métaphores, Francis Dhomont in Harmonie Diapason

    “Critique”, Eric Wetzel, Harmonie Diapason, no. 387, November 1, 1992
    Sunday, November 1, 1992 Press

    On ne le dira jamais assez: la musique électroacoustique — ou acousmatique, ou encore «musique de sons fixés» comme préfere l’appeler Michel Chion — est la seule qui soit réellement conçue pour être écoutée sur des haut-parleurs, et partant, la seule qui utilise votre chaîne stéréo comme un instrument de musique et non comme un simple appareil de reproduction à la fidélité relative. Ainsi en est-il de la photographie: fixation de souvenirs ou bien véritable création. La position d’écoute seul face à ses haut-parleurs, est donc pleinement justifiée puisqu’elle est prise en compte dans l’acte créateur lui-même.

    Ce double album consacré à Francis Dhomont, véritable hommage rendu à ce compositeur à l’occasion de son soixante-cinquième anniversaire pourrait être une incitation pour de nombreux mélomanes à s’initier à cette forme de musique. Dhomont en effet après une période de formation musicale très classique, a fait ses premiers pas dans ce domaine sur des magnétophones à fil, à une époque où Pierre Schaeffer réalisait ses premières expériences au studio de la radio. Mais ce n’est que bien plus tard qu’il se voua complètement à l’art acousmatique, entra par la petite porte au GRM et devint ce compositeur largement reconnu aujourd’hui pour ses qualités de musicien, de pédagogue et d’organisateur, qui firent merveille au Canada pour la constitution d’un groupe de musiciens trés dynamique. Les sept pages présentées ici ont toutes moins de dix ans. Ce n’est donc pas une rétrospective de l’œuvre, abondante, du compositeur mais un témoignage de son activité créatrice actuelle. Elles sont classées en deux cycles: Cycle de l’errance et Les dérives du signe, le premier regroupement étant peut-être plus évldent que le second: des matéréaux sont communs aux trois compositions, tout comme la poétique de l’errance, du voyage qui est immédiatement sensible à l’écoute alors que le thème du deuxième regroupement reste plus abstrait. Dhomont ne cède pas facilement aux modes et l’on trouve dans ses matériaux des sons de toutes provenances, depuis des prises en extérieur ou de synthése numerique jusqu’à des sons «empruntés» à des carnarades. Le tout est organisé et composé avec une maîtrise étonnante qui évite les clichés et facilités auxquels il est si tentant de succomber dans ce genre musical. Chaque morceau a sa poétique ou sa problématique propre: les mouvements de la lumière dans Météores, hommage aux musiciens novateurs dans Novars, opéra-concert de grenouilles dans Signé Dionysos. Dans le rapport entre l’organisatron du détail et la conduite de la forme, en renouvellement constant nous percevons un juste équilibre entre la responsabilité du compositeur qui assume pleinement la progression de l’ouvrage et le lyrisme qui laisse la musique se développer. Nous avons affaire ici à des créations de première qualité. Nous sommes ainsi presque étonnés de nous laisser aller à voyager sans impression de longueur pendant les quarante-cinq minutes que dure … mourir un peu. Signalons enfin la plaquette trés développée gui accompagne les deux disques et qui contient la reproduction de la partition de diffusion du très beau Chiaroscuro.

    … nous percevons un juste équilibre entre […] la progression de l’ouvrage et le lyrisme qui laisse la musique se développer. Nous avons affaire ici à des créations de première qualité.
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