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  • Figures dans Deep Listenings

    «Recensione», Massimo Ricci, Deep Listenings, no 16, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    HrönirDebutant Dan Lander, lange Zeit ebenso Schüler von Francis Dhomont wie Robert Normandeau, zerlegt auf Habitation seine unmittelbare Umwelt (belustigtes Gartenfest, frenetisches Küchengeklapper, Geschnarche), wie die medial vermittelte (Nachrichtensprecher) in ein augenzwinkernd-hyperreales Environmental in dem die Straße einfach dem gehört, der am lautesten hupen kann, bzw. dessen Verständnis von MusiqueConcrete richt durch effekthaschende PreJingleÄsthetik getrübt. Ähnlich bewegt sich Robert Normandeau auf Figures durch einen ebenso privaten BezugsRahmen, widmet sich seiner ersten StereoPlatte der Ventures, dem kleinen Prinzen und seinen Sprechern (Le renard et la rose), oder nähert sich Jacques Drouins PianoSuite in den Pariser GRMStudios mit den Möglichkeiten der TapeManipulation, um es zu transformieren, es von seiner Bestimmung zu befreien, und um im Finale doch die Frage offen zu lassen, wieso Quebec eigentlich eine (qualitativ wie quantitativ) so hohe Dichte an Acousmatikern aufweisen kann…

    Le voyage d’hiver dans Deep Listenings

    «Recensione», Massimo Ricci, Deep Listenings, no 16, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    Il lungo brano che dà il titolo al compact, basato sulla poesia di Wilhelm Müller Die Winterreise, è paradossalmente il motivo della sua scarsa attrattiva. Al di là di ogni discorso di cultura o — perché no — d’ignoranza (anche da parte mia, visto che non ho mai letto nulla di Müller) non si possono dedicare 42 minuti di un disco ad una voce recitante accompagnata da suoni generati in studio; volente o nolente, ci si stanca. Visto poi che il resto dell’opera non presenta episodi tali da gridare al miracolo, direi che Leduc deve ancora imparare molto dai suoi contemporanei Normandeau e Dolden prima di uscirsene con un altro lavoro; si può essere impregnati anche senza risultare indigesti.

    Figures, Robert Normandeau dans La Scena Musicale

    «Un cycle d’œuvres électroacoustiques sur la voix du compositeur Robert Normandeau», Dominique Olivier, La Scena Musicale, no 5:3, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    Il ne faut pas se le cacher, l’électroacoustique fait peur. En 1999, on appréhende encore mal cet art musical, apparu dans les années 1940, qui donne au compositeur la possibilité de travailler directement sur la matière sonore et de créer un objet immuable, indépendant des vicissitudes de l’interprétation. Pourtant, derrière cette approche très particulière du monde des sons, se cachent des créateurs qui font, avant tout, de la musique. C’est le cas de Robert Normandeau, un Québécois considéré comme un des meilleurs électroacousticiens du monde. Récipiendaire de nombreux prix, dont le plus prestigieux de tous, le Golden Nica au Concours Ars Electronica, en 1996, pour sa pièce Le renard et la rose, Normandeau ne s’éloigne jamais de l’idée d’œuvre musicale. Son «cinéma pour l’oreille» n’est ni un concentré d’anecdotes hautement référentielles, ni une construction aride superposant les objets sonores dans un but d’expérimentation. On peut le considérer, à la limite, comme un compositeur de musique à programme — au sens le plus ouvert du terme — ayant une vision symphonique du matériau.

    Dans un de ses cycles les plus reconnus, Normandeau a travaillé à partir de la voix humaine, un matériau vivant qui laisse passer l’émotion, malgré toutes les transformations qu’il subit à travers le travail, long et minutieux, de l’électroacousticien. «L’origine de ce projet–là, raconte le compositeur, c’est une toute petite pièce qui s’appelle Bédé (1990), pour laquelle j’avais enregistré des onomatopées provenant d’une bande dessinée qui s’intitule Le Dictionnaire des bruits. J’avais utilisé ce matériau comme une sorte de déclencheur, afin d’amener quelqu’un en studio pour enregistrer sa voix. Je me suis rendu compte, après avoir fait Bédé, que la voix est un matériau beaucoup plus riche que je ne le pensais. J’ai donc fait la première pièce du cycle, Éclats de voix.»

    Après avoir terminé Éclats de voix (1991), sa toute première pièce écrite uniquement à l’ordinateur, le musicien s’est aperçu qu’il avait conservé non seulement les sons utilisés dans l’œuvre, mais également tous les gestes posés au cours de son élaboration. «La pièce était en quelque sorte reproductible. Je me suis donc questionné sur la pertinence de garder la même structure temporelle pour une autre pièce, en remplaçant les sons.» La jeune fille de 11 ans qui avait prêté sa voix à cette pièce a (donc) été remplacée, dans la seconde, par un groupe de quatre adolescents. Ainsi est née Spleen (1993), une œuvre à l’énergie radicalement différente de celle d’Éclats de voix, bien que basée sur les mêmes onomatopées. «D’abord, les timbres sont différents, rapporte Robert Normandeau. Il y a aussi la différence de registre. Les gars ont des voix plus graves, elles ont donc un tout autre impact. On dirait qu’elles ont plus de poids. D’autre part, leur ton était beaucoup plus affirmatif que celui de la jeune fille.»

    Le son de la voix est par essence porteur d’affects, il possède une texture, une empreinte particulière, indépendamment du contenu sémantique du langage. C’est cet aspect qui a, au premier chef, fasciné Robert Normandeau. «J’ai été frappé par le fait que l’onomatopée est un code particulier dans le langage humain, dans lequel il y a une relation directe entre l’émotion et le son qui est produit. Et je me suis rendu compte que malgré toute la lutherie électroacoustique ou informatique que j’utilisais, cette émotion–là n’était pratiquement pas modifiable. Ce qui est fascinant et troublant, quand on travaille en studio avec la voix, c’est qu’on est toujours en contact avec l’émotion de base.»

    Pour sa troisième production du cycle, Le renard et la rose (1995), le compositeur a profité d’une occasion unique — l’enregistrement discographique, par Radio–Canada, du livre Le petit prince de Antoine de Saint-Exupéry, dont il a composé la musique — pour capter les voix de comédiens professionnels. «Ça a généré autre chose, témoigne Robert Normandeau. C’est une pièce plus orchestrée, où l’énergie est plus à l’état brut, le rythme plus affirmé que dans les deux autres.» Chaque œuvre du cycle comprend cinq mouvements, et chacun de ces mouvements incarne une association entre un paramètre sonore, timbre, rythme, texture, et un sentiment, mélancolie, colère, tendresse… «Pour y arriver, je réduis, je fais des unités et je les classe en catégories de sons», explique Normandeau.

    Le travail de l’électroacousticien est très différent de celui du compositeur traditionnel. «Je compose à partir d’une interaction très étroite entre la transformation du matériau et ce qu’il me donne en retour. C’est pour ça que le travail avec la voix est toujours très stimulant. J’ai fait d’autres pièces entre chacune des pièces du cycle, mais chaque fois que j’y revenais, c’était une bénédiction.» C’est sans doute pour cela que Robert Normandeau projette de faire une quatrième œuvre pour compléter son cycle «vocal», cette fois avec des voix d’une tout autre expression, celles de femmes âgées!


    On pourra entendre Spleen ainsi que plusieurs autres œuvres de Robert Normandeau au prochain Rien à voir du 8 au 11 décembre, série consacrée à l’électroacoustique, et dont il est un des organisateurs. Auparavant, les 4, 5 et 6 novembre, au Théâtre La Chapelle, on pourra aussi entendre Figures de rhétorique, pour bande et piano, dans le cadre d’un concert pour instruments et bande intitulé Plein la vue, organisé par Réseaux, à l’instar de Rien à voir. Toutes les œuvres du cycle mentionnés dans cet article sont disponibles sur disque, sous étiquette empreintes DIGITALes (Bédé, Éclats de voix, Spleen) et Les disques SRC (Le renard et la rose).

    … un des meilleurs électroacousticiens du monde.

    Les corps éblouis dans Audion

    «Review», Audion, no 41, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    Calon is a master of such sonic art, and this single 22’45” work is a piece of cosmic Parmegiani-esque genius, a spatial floating atonal affair that moves to the realms of Gunner Møller Pedersen’s monumental ET LYDAR. Electronic sound-clusters that shimmeras if sonic flakes of glass, dart around in a digital wind, interrupted by a variety of other indescribable sounds, oozing and flowing in patterns that paint a sonic picture for our ears. It’s a superbly executed work, proving that empreintes DIGITALes can still deliver the goods.

    … a piece of cosmic Parmegiani-esque genius…

    21 situations dans Nightwaves

    «Review», Nightwaves, no 4, 1 novembre 1999
    lundi 1 novembre 1999 Presse

    This recording represents a long anticipated collaboration between two turntable manipulators, one from Québec, the other from Japan. It is a completely improvised work involving noise, needles, scratching and vinyl. Some of the tracks (Spoutnik) do show flashes of atmosphere and mood, yet many seem to be pointless, noisy messes (Debris and Friction).

    This work is noise in the truest sense of the word. Convention has been completely disregarded for a totally experimental ethic that you will either enjoy or loathe. 21 situations is comprised of non-musical sonic deconstructions that embraces sound experimentation as the ‘be-all end-all’. Perhaps this album would be more engaging if it wasn’t so left-field and the sound pallette wasn’t so abrasive.

    Tétreault and Yoshihide have indeed suceeded in achieving audio environments, yet the substance factor is almost non-existant. Ultimately this work is forgettable, pointless and not worthy of repeated listenings. Members of the artistic “elite” may refer to this as daring and innovative, but the rest of us will just be left scratching our heads, wondering why studio time was wasted on such an undecipherable mess.

    This work is noise in the truest sense of the word.

    Le voyage d’hiver dans Blow Up

    «Altrisuoni in breve», Etero Genio, Blow Up, no 17, 1 octobre 1999
    vendredi 1 octobre 1999 Presse

    Il Winterreise (viaggio d’Inverno) è una raccolta del poeta tedesco Wilhelm Müller, contemporaneo ed esteticamente gemello del nostro Leopardi, molto conosciuta dagli amanti della musica classica perché venne musicata da Schubert. Quelle stesse 24 poesie vengono oggi riprese dal canadese Daniel Leduc in un progetto tanto ambizioso quanto riuscito Fortunatamente Leduc non propone una versione pacchiana e plastificata di quella che fu l’interpretazione schubertiana ma riscrive di bel nuovo le musiche atte a commentare i testi di Müller (che qui, a differenza dell’opera di Schubert, vengono recitati). Le voyage d’hiver è faflo di rumori quotidiani, poesia eleflroacustica, musica ecologica e soflili manipolazioni elettroniche che sono in grado di dare un’ambientazione corporea alle parole. Le voyage d’hiver è insieme un film radiofonico ed uno stimolo concreto ad intraprendere un “viaggio” all’esplorazione del “vostro Inverno” Gli altri sei quadri che adornano il CD offrono un’immagine di un Leduc che sa accostare ai suoni concreti un gusto (di nuovo il pacoscenico) d’impronta classico-lirica (6/7)

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