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  • Les méandres du rêve dans Guide ressources

    «Critique», Philippe Tétreau, Guide ressources, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    L’électroacoustique conçue par Serge Arcuri se laisse aisément apprivoiser. Nous avons là l’occasion de plonger dans des climats insolites mais fertiles en sensations. Les séquences réunies sur ce disque contiennent quantité d’images sonores que l’on croirait tirées de films portant sur les grandes régions désertiques. D’ailleurs, Arcuri a signé la trame musicale de documentaires et de films (dont Liste noire). Différents instruments (hautbois, cor anglais, harpe, cor français, percussions) soliloquent sur la trame des sons ambiants.

    … l’occasion de plonger dans des climats insolites mais fertiles en sensations.

    empreintes DIGITALes dans Under the Volcano

    «Review», Paul Lemos, Under the Volcano, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    It is a great pleasure to be able to write about some of the recent music coming from Canada’s premiere new music label, empreintes DIGITALes. During the past decade, empreintes DIGITALes has consistently issued some of the very best electroaoustic music being made. Unlike the recordings I often review from labels like Mego, Soleilmoon, Trente Oiseaux etc…, those issued on empreintes DIGITALes are, for the most part, made by classically schooled composers who have studied composition at major universities and have been involved with academic musical explorations for many years. These are fully composed works of musique concrète, pristinely recorded and beautifully presented. So, if you are even slightly interested in the new wave of experimental electronic music pouring out of the US, Germany and Austria, I strongly urge you to find some of the music presented here. This is the real deal. Suffice it to say that you will be blown away.

    During the past decade, empreintes DIGITALes has consistently issued some of the very best electroacoustic music being made.

    21 situations dans Chicago Reader

    «Review», Peter Margasak, Chicago Reader, 27 août 1999
    vendredi 27 août 1999 Presse

    These days it’s not so strange to think of the DJ as a musician, and between hip-hop-related artists DJ Shadow and DJ Spooky there’s been enough ink spilled on the subject to fill a few books. But it’s been a iong time coming: In the early 80s, long before the term turntablist came into being, a guy named Christian Marclay was conducting wild experiments with vinyl records that had nothing to do with breakbeats. Physically gluing pieces of different John Cage records together or layering sounds from unrelated records to form jarring collages, Marclay was as important as any hip-hopper in elevating the turntable from playback device to artistic tool. Montréal’s Martin Tétreault, once an experimental visual artist, began working in a similar vein in 1984, and in the last few years he’s released a flurry of fascinating recordings that go well beyond using the record player as a substitute for the sampler—a machine that, by the way, he dismisses because it lacks the serendipitous possibilities of a turntoble, whose output can be radically altered by something as random as a heavy footstep across the room. On Callas: la diva et le vinyle (like most of his work, on Ambiances MagnetiquesI, a duet with Robert Marcel Lepage, he actually plays some discernible passages from recordings by the eponymous opera great and engages in a genuine musical dialogue with the clarinetist, but most of his other recent stuHf is more abstract. He’s screwed with both records and record players, affixing objects to the vinyl or altering the design of the cartridge; he’s even made use of the sound of a turntable’s motor. And he’s a versatile performer: On Dur noyau dur, a duet with René Lussier, he meets the guitarist’s fractured, noisy Derek Bailey-like outbursts with equally disjointed and perpetually surprising eruptions; on 21 situations he answers the slippery electronic fuckery of Otomo Yoshihide with streams of unidentifiable gray sound. And on Île bizarre he counters the drum-machine improvisations of Ikue Mori and the broken-down samples of Diane Labrosse with lowkey noise bursts that eventually make it hard to tell who’s doing what. For his Chicago debut, he’ll improvise with local tabletop guitarist Kevin Drumm, whose recent Second (Perdition Plastics) further develops a unique musical language that no one’s likely to decode soon.

    “… in the last few years [Martin Tétreault]’s released a flurry of fascinating recordings…”

    21 situations dans Splendid E-Zine

    «Review», Irving Bellemead, Splendid E-Zine, 9 août 1999
    lundi 9 août 1999 Presse

    So, you think you’re a DJ? You think you can spin? You’re a vinyl superhero, spinning 19 discs at once, dropping needles like a clumsy junkie, matching beats like a… um, a really good beat matcher? Ha! Think again. It’s time for school…

    On 21 situations, Québec’s Martin Tétreault and Japan’s Otomo Yoshihide lay down 21 tracks of beautiful improvised noise, all coaxed from an array of prepared records (broken, scratched, taped together, who knows what!), altered record players, screwy needles, samplers and CDs. With the exception of a few voice samples, there are almost no recoginizable sounds, and there are definitely no beats (there’s not a Funky Drummer in the house!)

    Even without beats, each of the 21 situations has a terrific energy, a real momentum driving it along as Tétreault and Yoshihide spin and squirt all manner fuzz, bleeps and bloops, tinkles, rumbles, buzzes and pops out into the sonic landscape. If you’re a noise-improv connoisseur you’re probably already all over this one. And if you’re not a noise-improve connoisseur, well, what are you waiting for?

    Jean-François Denis, empreintes DIGITALes dans CEC, Sur le vif / Quick Takes

    «Entretien», Ned Bouhalassa, CEC, Sur le vif / Quick Takes, 1 août 1999
    dimanche 1 août 1999 Presse

    Ned Bouhalassa: L’étiquette empreintes DIGITALes célèbrera en janvier 2000 son dixième anniversaire. Elle est reconnue mondialement et reçoit régulièrement des éloges de la part des critiques. Comment est–ce que tu expliques ce succès?

    Jean–François Denis: En 1990, il n’y avait pas de maison de disques indépendantes se spécialisant en musique électroacoustique — il y avait certes des étiquettes, mais toutes étaient des activités parallèles de studios ou d’organisations. Donc il y avait ‘nouveauté’. Aussi, dès le début, empreintes DIGITALes s’est dotée d’une ‘politique’ artistique (autant sonore que visuelle) et s’est rendue très visible dans les milieux électroacoustiques et expérimentaux (par la parution de nombreuses publicités et l’envoi postal de nombreux catalogues). Donc il y avait la volonté de développer une signature, et de se faire activement connaître. Bien sûr le qualité des œuvres reste première.

    NB: Qu’est–ce qui t’a poussé à fonder ta propre compagnie de disque?

    JFD: Personne d’autre ne voulait le faire. J’ai fait le tour des maisons de disques existantes (au pays) pour leur proposer de développer une sous–collection électroacoustique, mais sans succès. J’ai aussi discuté avec plusieurs compositeurs d’un vague projet de production de disques: tous étaient très intéressés à ce que… quelqu’un le fasse. Lorsque j’en ai parlé à Claude Schryer, celui–ci m’a dit qu’il pensait lui aussi fonder une maison de disques. C’est ainsi qu’en août 1989, nous avons fondé DIFFUSION i MéDIA (qui est aujourd’hui distributeur) et les disques empreintes DIGITALes et que nous avons conçu les 4 premiers projets de la collection (Calon, Normandeau, Thibault et Électro clips).

    NB: Lancer une nouvelle entreprise est toujours risqué et c’est encore plus vrai quand il s’agit d’une compagnie de disque de musique sérieuse. Avais–tu beaucoup de doutes au départ?

    JFD: Les risques? Nous étions prêts à travailler, et avec l’indispensable complicité des compositeurs, il n’y avait que de beaux risques: produire de bons et beaux et généreux disques de musique que nous aimons. Je crois, au contraire, qu’il faut du risque, afin de toujours se redéfinir, se questionner (même si parfois on aboutit à la position de départ). Les doutes? Je me demandais ce que j’étais pour faire avec 1000 exemplaires (alors la quantité minimale) d’un même disque chez moi: Comment faire pour les faire entendre? les distribuer? les vendre? Car il nous fallait pratiquement tout inventer pour rejoindre le public! (Nous ne savions même «» était réellement ce public!)

    NB: Le premier disque double de Francis Dhomont, avec son livret généreux, fut lancé en grande pompe lors de deux concerts exceptionnels. Est–ce qu’il s’agit pour toi d’un de tes lancements les plus mémorables? Était–ce un de tes projets les plus fous?

    JFD: Les lancements montréalais ont souvent été assez fous: au Planétarium; déguisé en fête–concert; “café, croissant” à 7h le matin; dans des boîtes “disco”, des bars punks. Bien sûr le lancement du coffret Dhomont était important (mais, pour mémoire, le lancement n’était qu’un petite partie de la soirée qui était une célébration du 65e anniversaire de Francis Dhomont, avec |’œuvre–collage–hommage de ses étudiants, assemblé par Gilles Gobeil. Il y a eu aussi des lancements à Vancouver, à Norwich (UK), à Toronto, à Birmingham (ÉU), à Paris…

    NB: L’image de ton étiquette est immédiatement reconnaissable. Ce qui frappe toujours est l’attention qui est portée envers la qualité du travail graphique. Pourrais–tu décrire le rôle de Luc Beauchemin?

    JFD: Luc Beauchemin a conçu la première refonte graphique de 1991 (avec le Daoust), et la seconde en 1996 (avec le Harrison). (La boîte cartonnée “OPAK”, utilisée depuis 1996, est une conception commune.) Quant à l’image de couverture, c’est le compositeur qui la propose ou qui la commande à un artiste. (Luc Beauchemin étant aussi illustrateur–infographe, certains images de couverture sont ses créations.)

    NB: Les seuls disques de ton étiquette qui regroupent des œuvres de plusieurs compositeurs sont les disques de clips (Électro clips et Miniatures concrètes). Pourquoi ne regroupes–tu pas des pièces de durée normale de plusieurs compositeurs dans un même disque?

    JFD: Car je trouve ce genre de disques très ennuyeux à écouter. Chaque CD empreintes DIGITALes est la représentation d’une seule “pensée” musicale; à titre d’auditeur cela me plaît énormément. Les deux exceptions notés ont un “concept” très fort et assez inusité (surtout en 1990): celui la pièce électroacoustique entière de trois minutes. Je crois que ces disques s’écoutent bien grâce à cette unicité.

    NB: Comment est–ce que tu choisis les projets de disques?

    JFD: D’abord par les musiques (entendues en concert, lors de festivals — mais très rarement via les “démos” reçus par la poste) et ensuite par la démarche, par l’intégrité de la démarche du compositeur.

    NB: Comment est–ce qu’un compositeur peut t’intéresser à un projet de disque?

    JFD: Difficilement en fait, puisque je croule déjà sous le courrier quotidien — parmi lequel il y a quelques fois un “démo” — et que je suis passablement débordé. Mais disons que lorsqu’un compositeur m’est recommandé par un collègue, cela va beaucoup mieux. (Il ne faut pas oublier par contre que la production d’un CD demande principalement du financement.)

    NB: Qu’est–ce que tu penses de la distribution de musique par Internet? Est–ce que tu projettes un jour d’offrir à tes clients d’acheter des pièces qui peuvent être téléchargées?

    JFD: Le disque compact n’est qu’un support. Son avantage sur les supports antécédents est sa qualité sonore—dans le cas des musiques électroacoustiques — sa durée et sa longévité. Dès qu’il y aura un autre support offrant une grande qualité sonore… il faudra offrir les musiques dans ce format. Cela va de soit. Donc la réponse est oui.

    NB: Tu as écrit plusieurs œuvres durant les années 80. Est–ce que tu penses un jour faire un disque à partir de tes œuvres?

    JFD: Quelques pièces tiennent peut–être encore la route (dix et quinze ans plus tard). Je n’y avais pas vraiment pensé. Qu’en penses–tu?

    … reconnue mondialement et reçoit régulièrement des éloges de la part des critiques

    21 situations dans Vital

    «Review», Dolf Mulder, Vital, no 182, 19 juillet 1999
    lundi 19 juillet 1999 Presse

    Three new releases from the never resting Ambiances magnétiques label (Québec, Canada). The first one is a meeting between two turntable wizzards. It’s the first meeting between Martin Tétreault and Otomo Yoshihide. On 3 days in december 1997 they recorded 21 situations in a studio in Montréal. Through scratching records, manupaliting turntables and associated techniques they work out their ideas in pieces that only in two cases takes more than 3 minutes. Well done.

    Well done.
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