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  • Le voyage d’hiver dans Octopus

    «Critique», Octopus, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Le voyage d’hiver de Daniel Leduc mêle électroacoustique et voix parlée d’une façon impressioniste où la citation extraite des poésies de Wilhelm Müller est utilisée dans l’évocation de paysages sonores. Puisant leur inspiration dans l’art acousmatique, radiophonique et dans l’écologie sonore, les vertus métaphysiques de ce disque valent le voyage.

    … les vertus métaphysiques de ce disque valent le voyage.

    Le voyage d’hiver dans Under the Volcano

    «Review», Paul Lemos, Under the Volcano, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    The last of the empreintes DIGITALes CDs to be discussed this issue is Daniel Leduc’s expansive and truly beautiful, Le voyage d’hiver. Unlike the other releases discussed here, Leduc’s work integrates spoken text within its delicate electroacoustic fabric. The 26 part Die Winterreise, the major work presented here, is a deeply moving meditation on the passage of life, based on the poems of Wilhelm Müller. Through Leduc’s beautifully precise sonic constructions, the text comes to life. The composer’s use of environmental sounds, synthesizers, voice and extensive processing lends textural richness to his work, imbuing it with a rare organic beauty.

    … beautifully precise sonic constructions…

    Figures dans Under the Volcano

    «Review», Paul Lemos, Under the Volcano, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Internationally renown composer, Robert Normandeau’s fine new disc, Figures presents yet another very different side of electro acoustic composition. Normandeau’s release covers a lot of musical ground. The first selection, Le renard et la rose employs tribal rhythms, strange, fluttering high tones and grinding, hellish drones. Amazingly, the entire piece was constructed from samples of the human voice. Figures de rhétorique, for piano and tape is a wonderfully spirited piece that harkens back to works from the ‘50s and ‘60s, but here the tape becomes a truly active instrument. Although the initial section of Venture, the third piece contained here, sounds like Sonic Youth running in reverse, the source material for this wildly echoing introduction (and for the rest of the piece) is none other than the music of the ‘50s Surf band, The Ventures!! Ellipse the last selection is a tape piece, but reminds me of what some of Penderecki’s early orchestral work might sound like if deconstructed by the likes of Normandeau. This is another intense sound experience, crafted by a master.

    … another intense sound experience, crafted by a master.

    Aérosol dans Under the Volcano

    «Review», Paul Lemos, Under the Volcano, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Ned Bouhalassa’s Aérosol, while not nearly as overwhelming as Copeland’s CD, is an enjoyable, dynamic work that occasionally integrates more conventional musical elements within its electroacoustic maelstrom. Pieces move from the chaotic sonic pastiche of Jets to the cooler grooves of Constamment (autoportrait). Aérosol reveals a somewhat lighter, more playful approach to electro acoustic music, inspired by the power and energy of pop culture.

    Rendu visible dans Under the Volcano

    «Review», Paul Lemos, Under the Volcano, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Darren Copeland’s Rendu visible perfectly illustrates what I’m talking about. Built entirely upon environmental sounds, this is a complex, often disorienting work of considerable richness and depth. Moving from the lush, exotic environmental textures of Rendered Visible [Rendu visible] we delve into the darker, more surreal depths of Reaching for Tomorrow and the blinding intensity of the 24 minute centerpiece, Night Camera. After the first six minutes, the listener is thrust into a world in which nothing is familiar. This one’s a brilliant recording!

    This one’s a brilliant recording!

    Musiques naïves, Yves Daoust dans Club-culture

    «Yves Daoust ou l’art du palimpseste musical… un monde entre rêve et réalité.», Mathilde Henry, Club-culture, 1 septembre 1999
    mercredi 1 septembre 1999 Presse

    Yves Daoust est l’un de ces compositeurs dont l’œuvre, si singulière et surprenante soit-elle, ne nous laisse pas indifférents. Concepteur sonore à l’ONF (Office national du film du Canada) pendant quelques années, le compositeur a rejoint, dès 1978, la fondation de l’ACREQ (Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec), dont il assumera la direction pendant près de dix années. Aujourd’hui enseignant au Conservatoire de musique de Montréal, Yves Daoust y a développé un programme de composition électroacoustique qui lui permet de poursuivre ses recherches.

    Son dernier album Musiques naïves, édité par [DIFFUSION i MéDIA dans la collection] empreintes DIGITALes, illustre bien cette démarche de recherche: Yves Daoust nous invite à repenser l’écoute des paysages sonores qui font notre quotidien, en les utilisant dans ses œuvres comme des ‘instruments’ à part entière.

    Son œuvre se compose tel un palimpseste: des sonorités nouvelles se superposent à des œuvres plus anciennes qui fournissent, dès lors, une trame musicale de base. Ainsi, dans le premier morceau de l’album, intitulé Impromptu, Yves Daoust utilise la Fantaisie impromptue en do dièse mineur, opus 66 de Chopin comme thème dominant de la pièce, laissant la sensation d’une composition en surimpression.

    De même, dans le morceau intitulé Fantaisie, Yves Daoust utilise en filigrane la Fantaisie en fa mineur, opus 103 pour piano à quatre mains de Franz Schubert, en lui superposant des morceaux d’archives radiophoniques qui illustrent le pouvoir envoûtant de la radio.

    Mais, Yves Daoust est également un conteur, un magicien qui se joue des oreilles de son auditeur. Il nous fait en effet perdre pied en abolissant, dans ses compositions, la frontière qui existe traditionnellement entre notre quotidien sonore (chants d’enfants, voix, bruits de foules…) et la musique. Ainsi, dans le morceau Il était une fois… (conte sans paroles), une pléiade de notes, de sons et d’harmoniques accompagnent le chant d’un enfant, nous entraînant ainsi dans un monde tout droit issu des profondeurs des rêves. Le compositeur intègre donc la réalité (l’eau, par exemple, dans Water Music ) au virtuel, à l’irréel. Il travaille sur notre quotidien sonore comme sur une partition; il en tire des sonorités, des instruments même, atypiques, comme en témoignent Résonances, composé à partir des cloches de Notre-Dame de Montréal, et Mi bémol, bâtit sur une polyphonie de sons très divers.

    Ainsi, l’œuvre de ce compositeur semble être une pluie harmonieuse qui transforme le monde réel en un monde magique; sa musique scintille tel un paysage après une pluie…de notes, évidemment.

    … l’art du palimpseste musical…
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