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  • Amore dans Contact!

    «Critique», Ned Bouhalassa, Contact!, no 8:2, 1 juin 1995
    jeudi 1 juin 1995 Presse

    Réalisée dans une période de quatre ans (1988-92) et dans plusieurs studio, Amore est une seule œuvre présentée en six parties. Avec les voix parlées et chantées de Judith Bergeron, Daniel Leduc et de Turcotte, Amore est conte électroacoustique, «assaisonné de passion, d’humour et… d’amour» (notes du livret). Si l’approche de Turcotte est non sans nous rappeller les efforts d’autres compositeurs francophones comme Pierre Henry et Michel Chion, la compositrice y apporte une touche rafraîchissante en utilisant des techniques d’écritures et des timbres empruntés à la musique pop. Même si ces mêmes techniques nous laissent entrevoir les contraintes des ses instruments primitifs (échantillonneurs avec peu de mémoire vive), les textes sont très amusants et l’auteur contrôle bien sa matière (l’amour). T’es le fun téléphone, avec ses extraits de conversations téléphoniques d’un couple qui se prépare une soirée au cinéma, est sans aucun doute le meilleur moment de Amore.

    Alchimie dans Contact!

    «Critique», Ned Bouhalassa, Contact!, no 8:2, 1 juin 1995
    jeudi 1 juin 1995 Presse

    La période allant de 1985 à environ 1991 sera sans aucun doute considérée comme ‘l’âge d’or’ de la composition électroacoustique à l’Université de Montréal. Ces six ans ont vu le regroupement dans un même lieu de plusieurs futurs compositeurs de rénommé internationale tels Gilles Gobeil, Robert Normandeau, Stéphane Roy et Alain Thibault. D’autres compositeurs comme Michel A Smith, Denis Saindon et Daniel Leduc ont réalisés eux aussi des œuvres marquantes dans leurs domaines respectifs (multimédia, électroacoustique en direct, art radiophonique). Même que pendant quelques-une de ces années, on retrouvait nul autre que Christian Calon au comptoir de la bibliothèque de musique!

    La parution de deux nouveaux DC de courte durée (+/- 40 min), Alchimie et Amore, ne font que confirmer cette théorie. Ainsi, même si pour plusieurs abonnés de Contact! les noms de Mario Rodrigue et Roxanne Turcotte n’ont peut-être pas la même résonance que ceux de leurs collègues de classe, on retrouve dans les œuvres de ces deux artistes une même richesse de timbres et soucis du détail.

    Alchimie de Mario Rodrigue nous présente 5 œuvres acousmatiques, réalisées dans une période de 8 ans. Tilt, la première œuvre du disque, nous fait faire un voyage court mais très dynamique dans une machine à boules imaginaire. Nous retrouvons dans cette œuvre, qui a mérité à son auteur le Grand Prix lors du Concours national des jeunes compositeurs de Radio-Canada de 1986, la plupart des matériaux et des gestes typiques de Rodrigue: timbres riches et inharmoniques (cloches); accords et progressions d’accords tonals; courts motifs rythmiques répétés; et surtout, beaucoup de gestes articulés, d’objets en mouvement (panoramisation dynamique en stéréophonie, montage). Des quatres autres pièces, c’est Cristaux liquides, fin mélange de matériaux anecdotiques et abstraits, qui retient le plus l’attention. Comme ses contemporains Calon, Gobeil et Normandeau, Rodrigue est particulièrement influencé par le cinéma, et Alchimie offre à l’auditeur l’occasion d’entendre de merveilleux exemples du «cinéma pour l’oreille».

    … merveilleux exemples du «cinéma pour l’oreille».

    L’ivresse de la vitesse, L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2, Jean-François Denis, Paul Dolden dans The Toronto Star

    «Chalmers Award Recipients», Robert Crew, The Toronto Star, 16 mai 1995
    mardi 16 mai 1995 Presse

    Paul Dolden, winner of the composers’ award for L’ivresse de la vitesse, his 15-minute piece for [recorded] orchestra, Eastern instruments, choir and found sound objects, was praised by the jury for producing “an image of music for the next millennium.” A leading figure in Canada’s electroacoustic community, Dolden has had the same piece praised in London and Prague, where it won first prize in the Musica Nova ’94 International Competition.

    Jean-François Denis, winner of the presenters’ award, “is central to the growth and success of electroacoustic music in Canada.” He programmed an annual concert series featuring original works and Canadian premieres as a professor of electroacoustic music at Concordia University in Montréal from 1985 to 1989 and is one of the founders of the organization Canadian Electroacoustic Community. Denis’ magazines Contact! and Flash! and recording activities have had a widespread influence.

    A leading figure in Canada’s electroacoustic community… is central to the growth and success of electroacoustic music in Canada.

    L’ivresse de la vitesse, L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2, Paul Dolden dans The Wire

    «Soundcheck Review», Phil England, The Wire, no 135, 1 mai 1995
    lundi 1 mai 1995 Presse

    Most people use the recording medium for purely documentary purposes; Paul Dolden’s project is to highlight the way the recording studio can create ‘impossible’ effects and musical events. This CD finds him multitracking up to 400 tracks of expanded orchestral instrumentation to create a kaleidoscopic music of dazzling complexity.

    Dolden’s stunning debut CD worked with the transmuting effect of speed — not speed as an end in itself, but as a gateway into another sonic and textural reality. L’ivresse de la vitesse, by contrast, sounds more conventionally orchestral. Wagnerian vocal passages give way to humour, fragmenration and objection. Aaron Copland and morning-in-America passages move into hyperspeed and cascade into huge, finely detailed washes of sound. Like Conlon Nancarrow or the New Complexity school, Dolden sets different tempos and time signatures against each other. Such a vast amount of musical information demands a new way of listening, the imposition of patterns on apparent chaos.

    Spiritually, Dolden seems to have plumped for being a postmodern rootless soul fascinated with surface. “Seduction threatens all orthodoxies with their collapse as it is a blacK magic for the deviation of all truths” he writes in the sleeve notes. He seems able to incite controversy witn ease. Since his appearance at last year’s LMC festival, idle talk has centered on his “objectionable” personality; one composer has even called for Dolden’s music to be banned for its alleged misogyny.

    This double CD (selling for the price of a single) also contains a number of works for instrumentalist and tape. Dolden magnifies tne tiny sounds made by the instruments and then uses them to surround the soloist along with his usual orchestral apocalypse. Francois Houle (soprano saxophone, clarinet) and Peggy Lee (cello) both worked on developing the parts and put in excellent performances here. Veils, the final 30 minute track, takes a different tack completely with dense, lush, sustained chords — possibly the final word on drone music, with a closing passage which will make your windows death-rattle.

    Dolden’s music is like viewing a landscape from a helicopter, or at Koyaanisqatsi hyper-motion: a postmodern lens through which to view complexity. Do not miss the work of this important “fin de siècle” artist.

    Do not miss the work of this important “fin de siècle” artist.

    Ne blâmez jamais les bédouins dans The New Mexico Sun News

    «Avants In the Garden», Dwight Loop, The New Mexico Sun News, 1 avril 1995
    samedi 1 avril 1995 Presse

    Another Canadian label, DIFFUSION i MéDIA, is a consistent good bet for the new music seeker looking for an experimental “find.” Their modern opera recording of Ne blâmez jamais les bédouins featuring singer Pauline Vaillancourt, electronic music computer whiz Alain Thibault and a cast of other Phantom of The Opera-types is nothing short of unusually captivating.

    … a consistent good bet for the new music seeker…

    Les méandres du rêve dans Contact!

    «Critique», Denis Dion, Contact!, no 8:2, 1 mars 1995
    mercredi 1 mars 1995 Presse

    La maison empreintes DIGITALes nous propose un tout nouveau produit signé Serge Arcuri. Sous le titre Les méandres du rêve le compositeur montréalais nous présente une sélection intéressante regroupant sept titres extrait de son catalogue déjà fort imposant. Le titre de l’album est pour le moins représentatif des sélections présentes. Nous retrouvons un alliage savoureux d’œuvres écrites pour bande ainsi que de l’exploration de l’univers électroacoustique de type mixte. Prélude aux méandres (1985), La porte des sables (1989) pour hautbois (également Cor anglais) percussion MIDI et bande, Murmure (1989), Errances (1992) pour hautbois d’amour, harpe et bande, Lueurs (1987) pour cor percussion et bande, Résurgence (1982) et Chronaxie (1984) pour percussions multiple et bande.

    Il y a chez Arcuri un sens inné de la poésie sonore. Le parcours musical est souvent amorcé de manière délicate et subtile proposant à l’auditeur une écoute riche en découvertes. Nous avons ici (en ce disque) un échantillon important du travail d’un compositeur en pleine possession de ses moyens. L’aventure musicale or, son parcours, n’est jamais abandonné au passage au bénéfice d’une démonstration banale d’une technologie utilisée.

    En d’autres termes… de la musique avant toute chose!!!

    Je ne saurais passé sous silence la complicité des musiciens présents… Lawrence Cherney aux parties de hautbois, hautbois d’amour et de Cor anglais, Trevor Tureski aux percussions et percussion MIDI, Erica Goodman à la harpe ainsi que l’excellent Francis Ouellet à la partie de cor. Nous écoutons ici quatre grands musiciens desquels nous découvrons une forte complicité dans ces alliages d’instruments et de bande. Il y a dans ce type d’écriture une recherche de l’intégration de l’instrument et de l’univers sonore de l’électroacoustique… fort bien comprise par l’ensemble des musiciens. À l’audition il n’y a pas lueur de conflit, lutte ou combat d’un univers vers l’autre mais un respect de la nature instrumentale souhaitant faire ressortir ses qualités propres. Le jumelage est fort bien réussi et il en découle de la sonorité globale un plaisir d’écoute.

    Ce disque s’inscrit dans la politique de production de la maison empreintes DIGITALes ou chaque produit est avant tout affaire de qualité non de quantité. Bravo à toute l’équipe!

    … un compositeur en pleine possession de ses moyens.
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