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Du plaisir, il y en a à l’écoute des pièces du compositeur anglais
Du plaisir, il y en a à l’écoute des pièces du compositeur anglais
Compositeur québécois primé dans de nombreux concours,
A superb concert took place at Montréal’s Usine C last Saturday June 8. Organized by ACREQ, this concert of music by
In the program were three acoustmatic works
The first piece,
From another era and another sensibility,
Once upon a time in a deep, dark forest…
Didactic comments here and there throughout the work perhaps don’t make for unanimity (a narrator cites Bettelheim on occasion) but, to my mind, it gives the work an extra dimension by drawing attention to the unconscious significance of fairy tales.
To sum up, I say
The concert projection by the composer did justice to the quality of these works. At times I would have appreciated higher sound levels, particularly during
—
On y a en effet amassé un nombre impressionnant de commentaires émis par ses amis, collaborateurs, collègues et élèves. Le ton est uniforme, et une conclusion s’impose
Victime de mauvais traitements médicaux et de privations alimentaires durant l’Occupation — alors qu’il est en pleine adolescence —,
De fait,
Ayant jusqu’à maintenant partagé sa vie entre l’enseignement et la composition, ce créateur original pense que la musique ne doit jamais se compromettre. Plutôt enseigner, écrire, gagner sa vie autrement, que de faire une musique ne correspondant pas à un véritable acte de création. Cet
Ce mélodrame acousmatique n’est pas simple, on s’en doute.
AVIS
On est arrivé à une époque de maturité, parce que les premiers enseignements proposés au Québec ont eu lieu il y a une quinzaine d’années déjà.
Donc la première génération d’étudiants est maintenant une génération de compositeurs professionnels, qui à son tour enseigne et qui doit aussi trouver sa place dans le paysage de la musique électroacoustique au Québec, au Canada, et aussi dans le monde.
Ce sont des gens qui circulent pas mal et qui peuvent situer leurs œuvres dans l’ensemble de la production mondiale.
Il n’y a plus le prétexte de la nouveauté, il n’y a plus l’alibi de la difficulté de faire cette musique au Québec parce que les choses sont bien établies et bien organisées. Il y a des concerts, des associations, des échanges, des programmes à la radio et il faut donc maintenant que les musiques se fassent.
La base, le début de ce mouvement, ça a été l’université
Non, il y a eu d’abord eu deux phénomènes, l’un à Québec et l’autre à Montréal.
À Québec, dès 1969, le compositeur
À Montréal,
Ils ont aussi trouvé des postes d’enseignants, soit au conservatoire soit dans les universités, et c’est comme ça que les choses ont commencé.
Le département électroacoustique à l’université est donc venu dans un second temps
Oui, à l’université de Montréal c’est arrivé à la fin des années 70. Le secteur électroacoustique a été commencé par
Là, ils ont commencé à créer un véritable programme de composition électroacoustique, et ça, dans une université francophone c’était vraiment une nouveauté. C’est d’ailleurs à ma connaissance la seule université en Amérique du Nord qui propose spécifiquement un diplôme complet de composition électroacoustique.
Que deviennent les étudiants
Il y a des fortunes diverses. Toutefois on peut dire que les compositeurs de ma génération, ceux qui ont donc terminé leurs études, disons depuis cinq ou six ans, avaient vraiment la vocation et sont tous encore aujourd’hui en activité.
Bien sûr, rares sont ceux qui vivent uniquement de leur plume si je puis dire, et la plupart font ce que l’on appelle des musiques d’application, pour le théâtre, pour la télé etc… ils ont construit leur propre studio et ils continuent.
La seconde génération, je la trouve moins tenace. Je ne sais pas si c’est un phénomène de désillusion sociale, culturelle ou autre, mais finalement il n’y en a peu qui restent. C’est difficile quand même d’exercer ce métier, il faut être opiniâtre et je ne suis pas convaincu que les gens qui sont actuellement étudiants ont l’envie de se lancer.
Peut-on définir un point commun entre tous les compositeurs canadiens
Il faudrait faire une distinction tout de suite, parce que les compositeurs canadiens sont installés aussi bien à Vancouver, à Toronto qu’à Montréal (les trois principales villes où l’électroacoustique se pratique), et il est clair, par exemple, que les compositeurs francophones n’abordent pas le medium de la même manière que les compositeurs anglophones.
Je dirais que la majorité des studios des compositeurs anglophones est essentiellement de nature
Il y a peut-être deux exceptions dans ce paysage, c’est
Pour Montréal, il y a aussi de tout, mais je crois que l’on peut dire que la caractéristique principale, c’est le baroquisme, c’est-à-dire l’acceptation de toutes les influences.
Les compositeurs de ma génération ont grandi avec la musique rock, c’est une origine importante et ils ne la renient pas. Ils ne viennent donc pas exclusivement de la musique savante, de la musique classique ou de la composition instrumentale, et la plupart, mais pas tous, sont passés directement du rock à la musique électroacoustique. Donc les studios sont souvent à cette image, c’est-à-dire très baroques avec toutes sortes de moyens qui sont glanés à droite et à gauche. Souvent des moyens très simples d’ailleurs, mais qui permettent justement de travailler le son enregistré acoustiquement.
On pourrait parler d’une tendance ou d’une influence plutôt française dans cette pratique musicale.
Oui il y a une influence française et en même temps il y a, je crois, une espèce de liberté qu’on commence à retrouver aussi en France chez les compositeurs de la jeune génération.
Même les gens qui ont le même âge que moi acceptent, de la même manière que les Québécois, cette espèce de baroquisme, c’est à dire cette influence où on retrouve tous les genres musicaux mêlés. Je ne sais pas exactement ce que cela va donner mais actuellement ça fait des musiques extrêmement foisonnantes d’idées et de sons. On est très très loin d’une démarche pure et dure. Je dirais que c’est une musique qui puise aussi ses sources d’inspiration à l’extérieur du musical, dans ce que l’on appelait autrefois la musique à programme.
Travaillez-vous dans votre studio personnel
Éh bien, on n’a pas tellement le choix
Quelle est la durée du cursus d’études
Ça dépend
Il est chez moi, à la maison, et ce n’est d’ailleurs pas toujours facile pour la vie familiale, mais ça donne l’avantage de travailler quand ça me chante à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Comment vivez-vous
J’ai une situation plutôt privilégiée à Montréal dans la mesure où j’arrive à faire un certain nombre d’activités qui sont toutes directement reliées à la musique électroacoustique. Je ne vis pas de mes musiques, c’est évident, et il n’y a pratiquement aucun compositeur de musique électroacoustique qui en vive directement, mais en faisant un peu d’enseignement, un peu de radio, en faisant des commandes, des musiques d’application etc., on arrive à survivre.
Il y a aussi une différence qui existe au Québec par rapport à la France
Ces bourses sont accordées par des jurys de pairs qui sont renouvelés à chaque concours ce qui garantit une certaine objectivité, si l’on peut dire, qui permet par exemple à de jeunes artistes d’émerger. Si le projet est intéressant, même si la personne n’a pas un curriculum vitæ très important, on lui donne les sous, et il le fera. Ça marchera ou ça ne marchera pas, mais au moins il aura eu la chance d’essayer.
En ce qui concerne votre propre pratique musicale vous vous orientez de plus en plus vers une projection en multicanaux. Pourquoi et comment
C’est venu à la suite de plusieurs constatations
Et, deuxième constatation, il y a une chose qui m’a toujours frustré dans le travail sur le multipiste, c’est l’étape finale de l’œuvre qui consiste à mixer toutes ces pistes sur une bande stéréophonique, puisque la plupart des supports commerciaux qui existent, fonctionnent sur la base d’une bande stéréophonique.
Et cette étape, je l’ai toujours trouvée frustrante parce qu’elle m’est toujours apparue comme une sorte de carence, je dirais, dans l’écriture, dans la forme de l’écriture sur support. Le fait de placer des choses sur une bande et de ne pas déterminer au moment où on le fait quelle sera leur importance relative, leur poids par rapport à l’œuvre, par rapport à l’ensemble des autres voies et des autres sons, m’apparaissait comme une espèce de démission du compositeur.
Une démission pratique parce qu’effectivement au moment où l’on enregistre ces sons-là, on n’a pas à s’en préoccuper et on s’en préoccupe seulement à l’étape finale. Là parfois, ça devient difficile de revenir en arrière parce que c’est compliqué, parce qu’on a perdu les origines des sons, des traitements, etc… donc on s’arrange comme on peut et il y avait pour moi comme une sorte de compromis qui était plus ou moins acceptable.
J’ai donc décidé de commencer à remodeler mon travail en studio en faisant en sorte que ce que je pose maintenant sur la bande multipiste soit exactement ce que l’auditeur entendra. Peu importe la façon dont il l’entendra
Et pour le concert
Alors au concert pourquoi ne pas assigner à chacune de ces voies, à chacune de ces pistes directement son propre haut-parleur, son propre outil de représentation
Ça se justifie de deux façons
Puis sur le plan acoustique, l’oreille a un pouvoir de séparation des sources sonores plus efficace que dans un mixage stéréophonique. L’information est plus pertinente lorsque l’auditeur est baigné dans l’ensemble de ces sons et là, il peut exercer un choix infini, presque exactement comme lorsque vous êtes dans un cocktail ou dans une réunion mondaine et qu’il y a plein de gens qui parlent, il y a autour de vous des bruits de verres, des bruits de voix mais, s’il y a quelqu’un qui, situé à 15 mètres de vous, dit du mal de vous, dans le brouhaha de la conversation, vous pouvez focaliser votre attention et l’entendre. Alors, de la même manière, dans la salle de concert, l’auditeur pourra avoir une écoute multiple de ces musiques présentées sur ce dispositif.
Since 1981
Could you comment on your reuse of materials in the current works of the Resonance cycle for live performer and tape.
The mother piece for the Resonance cycle is the tape piece
Reflect on musical performance as you perceive its importance to musical language and composition.
It is hard for me to imagine not having the experience of being a performer and trying to be a composer. Instrumental and vocal performance is the living history of musical thought and gesture, and to really understand instrumental writing a background in performance is necessary. Also, during a performance, whether it is for six friends in the front room or more than 800 at a professional concert, there is an excitement, an adrenalin rush, and a certain type of concentration that one can understand as a performer. To write utilizing that energy and style of thought will always lead to more interesting music.
In the last two years, performance, for me, has taken two directions. I no longer play other people’s music. I have learned two of my own compositions, one for guitar and tape, and one for violin and tape. This process has informed me of what it’s like to play one of my scores, and what it’s like to be a soloist with a tape accompaniment. The other type of performance I am doing is free improvising on guitar, violin, and cello. For me this is primarily an exploration of sound and gesture that I keep more private because I do not find it musically profound. It is a process to go through in which i enjoy the discovery of combining notes, sounds, and colours wliich sometimes feeds back into my compositional practice.
How do you retain a balance between the individual character of instruments and orchestration with so many tracks
First of all understanding orchestration, and secondly, engineering. In terms of orchestration, it is important to understand how each instrument sounds in each register, and what happens when different instruments are combined. This goes beyond a textbook knowledge and requires a good aural memory because there are endless permutations. Important aspects of this are knowing which instruments mask which sounds, and which ones fuse with others at particular dynamics and/or ranges.
After one has created a score of notation, this must be translated to a recorded signal which is well produced. For my music, the most important aspects of engineering are
As far as maintaining the individuality of instruments, my work in the ‘80s was primarily concerned with the concept of the fused sound, therefore there was a decreased emphasis on being able to hear a particular line or instrumental colour. Over the last few years I have become more interested in hearing individual lines or groups of lines in the multiplicity of 400 parts.
Could you comment on your present exploration of twelve-tone equal temperament
Tuning has been very important in my work. In the ‘80s I was only writing in microtonal systems, many of which I designed myself. I used just intonation and particular microtonal systems which often meant there would be anywhere from thirty to sixty notes per octave, which led to the fused sound of those works. I do find a certain clarity in twelve-tone equal temperament, and in some ways it almost seems sparse after ten years of microtonal work.
The main reason for the return to equal temperament is that all microtonal systems, I discovered, led to a certain type of stasis. It seems that I have, at this level, reinvented the wheel, because equal temperament was designed to facilitate faster moving harmonic rhythm. My music has gradually become more concerned with harmonic rhythm, so that moving to equal temperament has been quite a natural progression.
I find the return to equal temperament makes writing much easier because everything is instantly transposable and invertible. The problem with many microtonal systems is that when a harmony is inverted or transposed many notes have to be slightly adjusted. So I am able to write much faster now. One of the reasons I left twelve-tone equal temperament originally is because all of the intervals are mistuned except the octave, and you hear this particularly with the more consonant intervals.
However, I am primarily writing fast music these years, so you do not really hear the mistunings, because at higher speeds the ear does not have enough time to register this aspect of equal temperament. I am slowly starting to think about how to integrate my current writing with all of the experience I gained in microtonal music. I am trying to envision a type of music that has a very fast moving harmonic rhythm, but also moves through different types of microtonal ideas, and comes back to equal temperament and keeps moving to avoid that whole static aspect of microtonal systems.
You have stated a belief in the revolutionary potential of music lyinq in the transcendental aesthetic experience or moment. Can this moment live on in the listener/society and develop into something beyond itself
I would like to think this ecstatic aesthetic experience is always goinq on in every culture. Certainly in western culture/society it has a different emphasis in different art forms, and areas of human endeavour, at different times. At present we definitely live in a film culture as people say to me they go to the film to “lose themselves.” For art music right now, most people do not search out these moments. In fact, the most common response we receive is that we tend to confuse people rather than allow for transcendental ecstatic experiences. But this is a larger social problem because the musical languages we are using are currently unrepresented in the media, which is where most people find out about works of music.
Which composers are your major influences now
Composers who always inspire me, and will probably always inspire me to write, are
How often do you visit historical structures in your music
When you listen/write/perform music all of the time, inevitably you absorb without thinking the historical structures. For instance, we all speak in sentences and paragraphs, which immediately creates a structure in our verbal discourses. Obviously not all structures are equally fascinating or equally great. I think most historical musical structures operate implicitly in my music and I may not even be aware of them. I am, like most composers, more aware of structures that I think are more original, or at least those I had to spend a certain amount of time consciously thinking about.
Recently, I started writing pieces not knowing ahead of time where I am going, whereas before I would compose the structure first. Currently, I consider how much new information do I keep introducing, and how much information previously in the piece will be repeated or reiterated with variations. It is that tension between old and new material, and working it out, that becomes the structural tension I am conscious of when writing. For the listeners, structure is somethinq to hang their hats on, so I am always aware of the tension between when they are beinq completely confused and when they are kept at the edge of their seats in anticipation.
Explain the extensive relationships that exist in your cornpositional language between melody and harmony, and notes and timbre. Also, how do you accomplish syntax in the field of electroacoustics, where the focus traditionally has been on sound collections
Good music is always about numerous things — notes, counterpoint, melody, harmony, colour, and structure. Electroacoustic theory over the last few years has created a paradigm for discussing music in which syntax, or the language of music, is contrasted with morphology, which is the actual sound type, including anything from the sound of footsteps, to oboes, to the final textural quality of the sound. Traditional electroacoustic theorists have argued that what makes electroacoustic music special is its focus on morphology, while instrumental music is mainly concerned with syntax. I do not find this distinction new or revealing. I am convinced that good composers throughout history have always been aware of the colouristic possibilities of music making, but perhaps did not have all of the terminology for it that is currently at our disposal. I would suggest that we could select very syntactically based composers such as
To place myself on this continuum