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  • Alchimie in Outsight

    “Review”, Tom Schulte, Outsight, January 1, 1995
    Sunday, January 1, 1995 Press

    Alchimie is part of empreintes DIGITALes’s series of electroacoustic recordings for introduction or exploration of the genre. The CDs, each under forty minutes, come packed in a slimline case and are half-price. Here are five piece recorded by Rodrigue from 1986 to 1993. This includes Tilt, which earned him the 1st Prize in the electroacoustic category and the Grand Prize in 7th CBC National Competition for Young Composers (1986). Tape recordings of varied playback speed make up three of the five pieces on this disc, Tilt, Qu’est-ce concert? and Fiano porte. Using this technique, Rodrigue put together sounds usually encountered discretely (bells, rolling marbles, etc.) into “chords.” The effect is visually evocative because each sound brings to mind a tangible shape and texture. Also, these audio collages suggest weightless floating and a fantasy setting. The unexpected sonic replication and ‘harmonization’ suggests the effects of surreal distances and perceptions as encountered in dreams. (4.5/5)

    … each sound brings to mind a tangible shape and texture…

    Anecdotes in Outsight

    “Review”, Tom Schulte, Outsight, January 1, 1995
    Sunday, January 1, 1995 Press

    On the eight pieces presented on Anecdotes, composer Yves Daoust uses motifs from Western classical music as springboards to wholly original audio collages. Daoust further combines elements of musique concrète into these works. As the works of Beethoven and Bach are now culturally dissipated into commercials and film scores, so Daoust diffuses these themes into a sonic kaleidoscope of environmental sounds and samples. The samples are truly mundane, but taken out of context and placed on the canvas of instrumental flotsam, they become mysterious and full of meaning. Each piece is composed for assembly from audio tape segments. Often, a solo instrument is present to provide the transmogrified melody. These instruments include piano, flute and accordion. (4/5)

    … a sonic kaleidoscope of environmental sounds and samples.

    Claire-voie in Outsight

    “Review”, Tom Schulte, Outsight, January 1, 1995
    Sunday, January 1, 1995 Press

    Wende Bartley has worked lone and creatively in the electroacoustic field. This Toronto-based composer here presents pieces composed for female voice and tape. Composed from 1985-1993 these four pieces explore the chthonic, mysterious aspects of the female psyche centered on phases of the moon. Mezzo-soprano Fides Krucker features prominently on Ellipsis singing, wailing and summoning the spirits of Selene. Haunting and otherworldly, Bartley’s is a ballet for lite shadowy figures emerging from the mist. Further shrouded in disembodied voices caught on the tape, the sisterhood spins slowly in moonlit ancestral worship. (4.5/5)

    … a ballet for lite shadowy figures emerging from the mist.

    Tangram in SOCAN — Paroles & Musique

    “Critique”, Rick MacMillan, SOCAN — Paroles & Musique, January 1, 1995
    Sunday, January 1, 1995 Press

    Ce coffret de deux CD contient cinq œuvres électroacoustiques de Robert Normandeau débordantes de timbres séduisants, et dont plusieurs ont remporté des prix européens. Ce coffret comprend des échantillonnages de sons acoustiques allant de la manipulation de voix d’adolescents dans Spleen à des extraits métamorphosés de la musique de chambre de Mozart dans Tropes en passant par des sons provenant de la collection d’instruments du département d’ethnomusicologie de l’Université de Montréal dans Tangram.

    … débordantes de timbres séduisants…

    Jean-François Denis, empreintes DIGITALes in Voir

    “À la trace”, Dominique Olivier, Voir, December 8, 1994
    Thursday, December 8, 1994 Press

    La musique électroacoustique, vous connaissez? Pour la découvrir, une étiquette québécoise qui s’y consacre à temps plein et qui vient de lancer sept nouveaux titres: empreintes DIGITALes.

    L’automne dernier, l’étiquette montréalaise consacrée exclusivement à la musique électroacoustique, baptisée empreintes DIGITALes, sortait d’un seul coup sept nouveaux titres, une véritable bombe dans l’univers discographique québécois. On y découvrait en même temps une nouvelle formule, les “compact-compacts”, enregistrements d’une durée moindre et vendus à la moitié du prix des disques réguliers. Quatre compacts-compacts faisaient alors surface, consacrés à Roxanne Turcotte (Amore), Wende Bartley (Claire-voie), Mario Rodrigue (Alchimie) et Randall Smith (L’oreille voit). Les trois autres titres, dont deux sont des albums doubles, sont consacrés à Gilles Gobeil avec La mécanique des ruptures — qui constitue l’œuvre électroacoustique complète du compositeur à ce jour —, à Robert Normandeau avec Tangram et à Paul Dolden avec L’Ivresse de la vitesse.

    Cette moisson étonnante de compositions électroacoustiques peut surprendre celui qui ne connaît pas la grande vitalité et l’extrême qualité de ce mode de création musicale au Québec. Jean-François Denis, grand manitou et directeur artistique d’empreintes DIGITALes, avait depuis longtemps senti la nécessité de faire connaître ces œuvres au public, par le biais d’une étiquette spécialisée.

    Le projet initial d’empreintes DIGITALes date de 1989: alors professeur d’électro à l’Université Concordia, Jean-François Denis partageait son bureau avec Kevin Austin, électroacousticien lui aussi. Austin gardait dans son bureau près de sept cents bandes qui constituaient une magnétothèque imposante. Après en avoir fait un catalogue, Denis a cru qu’il ne fallait pas en rester là. «Je me suis dit c’est un peu débile d’avoir toute cette musique ici, qui ne soit finalement pas vraiment disponible. Les Québécois et les Canadiens gagnaient des prix internationaux sans arrêt, et c’était impossible d’entendre ces œuvres-là autrement que lors de leur unique diffusion radio, ou en concert, à l’occasion. Il fallait trouver un moyen pour que ces œuvres-là vivent plus longtemps. C’est ce qui m’a stimulé, et j’ai travaillé en collaboration avec Claude Schryer jusqu’en 1991. Depuis, je suis seul maître à bord, et c’est moi qui décide.»

    Cela implique que Jean-François Denis participe à de nombreux festivals à travers le monde; écoute une quantité inouïe de bandes, reçues par la poste; et rencontre bon nombre de compositeurs. Son credo, c’est le respect des créateurs auxquels il confie le soin de concevoir un disque. «Ce qui m’intéresse maintenant, ce sont les disques à un seul compositeur. L’électroacoustique est vraiment une expression bien contrôlée. On ne peut pas présenter plusieurs univers sur un même enregistrement. Je voyage énormément, je suis exposé à beaucoup de musique, je rencontre beaucoup de créateurs; et ce qui me guide, c’est le grand respect que j’ai pour eux. Quand, par exemple, je parle avec un compositeur, qu’il me fait écouter ses œuvres et qu’il m’en parle un peu, je lui donne tout de suite carte blanche pour programmer un disque. Je respecte beaucoup ce que le compositeur perçoit dans sa musique, les agencements qu’il veut fabriquer. Quand, pour moi, ça ne va pas du tout, on en parle évidemment, mais je choisis plutôt les compositeurs que les œuvres.»

    Compositeur lui-même, Denis a bien sûr sa propre opinion sur la manière de faire des disques de musique électroacoustique. Par exemple, il s’oriente de plus en plus vers de la musique conçue pour être écoutée dans un salon, sur support compact. «Je trouve que le produit disque est un produit très spécial. On met un soin immense à programmer un concert; pour faire un disque, il faut faire la même chose, penser à ce qu’est un disque, que c’est destiné à être écouté à la maison, en aveugle. Et je trouve que les musiques mixtes et les musiques en direct enregistrées et mises sur compact pour écoute dans un salon, ça ne marche pas.»

    La réussite d’empreintes DIGITALes est étonnante. Mille cinq cents à deux mille exemplaires de chaque titres vendus, à un rythme de quatre ou cinq productions par année, en moyenne. Les compositeurs qu’endisque cette compagnie continuent de se mériter des prix internationaux, comme Gilles Gobeil, qui remportait récemment — après la parution de La mécanique des ruptures —, le Prix du festival de Stockholm. L’année qui vient promet encore de nouveaux enregistrements intéressants: entre autres des disques d’œuvres de Patrick Ascione, de Philippe Le Goff et de Michel Chion, trois compositeurs français. À suivre…

    AVIS: Le texte reproduit ici est extrait du site de Voir et est protégé par la Loi sur le droit d’auteur du Canada. © Communications Voir Inc, 1994

    … une véritable bombe dans l’univers discographique québécois.

    L’ivresse de la vitesse, L’ivresse de la vitesse 1, L’ivresse de la vitesse 2 in Le Devoir

    “Hors des sentiers battus”, François Tousignant, Le Devoir, December 3, 1994
    Saturday, December 3, 1994 Press

    Paul Dolden, originaire d’Ottawa est tellement prolifique qu’on lui a consacré un coffret double (mais rassurez-vous: pour le prix d’un simple). C’est un univers complètement différent de celui de Normandeau. La musique de Dolden est très souvent violente et révoltée, d’une énergie qui pourra en dérouter plus d’un qui ne voudrait s’attarder qu’à l’enveloppe ou au nombre de décibels. Les 3 Invocations de Physics of Seduction offrent parfois des moments vraiment tendres mais on y chercherait en vain un plaisir dans le «beau son», alors que In a Bed Where the Moon Was Sweating. Resonance #1, pour un peu gauche que cela soit, ne choquera guère par son ton où les citations de geste sont abondantes pour qui a déjà quelque peu frayé avec la musique moins traditionnelle, ou celle de discothèque, dans ce qu’elles peuvent offrir de plus débile.

    Ce qui ressort vraiment de ce coffret sont les deux pièces centrées sur le thème de Jéricho. Avec un tel sujet, on imagine bien à quoi s’attendre et on est servi. Mais Dieu que c’est puissant! Surtout Dancing on the Walls of Jericho. On se trouve en présence d’une musique qui, même si elle agresse, nous cloue sur place — si on l’écoute attentivement — et nous fait découvrir, enfin, que l’appel de Baudelaire n’est pas resté vain.

    Vous pourrez aussi découvrir, sur la même étiquette des œuvres de Wende Bartley, Gilles Gobeil, Mario Rodrigue, Randall Smith et Roxanne Turcotte.

    … que c’est puissant!
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