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Robert Normandeau

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  • Paul Dolden, Robert Normandeau, Stéphane Roy dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Nos compositeurs triomphent en France», SOCAN — Paroles & Musique, 1 juin 1994
    mercredi 1 juin 1994 Presse

    On compte trois compositeurs canadiens parmi les gagnants du 3e Concours international Noroit de composition acousmatique, qui a eu lieu en mars dernier à Arras, France. Le montréalais Stéphane Roy s’est vu décerner le premier Prix du jury, d’une valeur de 3000$, pour Crystal Music, commandée par l’ACREQ (Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec) avec le concours du Conseil des arts du Canada. Cette œuvre a été composée au Center for Computer Research in Music and Acoustic de l’Université Stanford, Californie, et complétée à la Faculté de musique de l’Universilé de Montréal. Paul Dolden de Vancouver, a reçu le deuxième prix pour L’ivresse de la vitesse, alors que le Prix du public est allé à Robert Normandeau, de Montréal, pour sa pièce Spleen (il avait reçu le premier Prix du jury et du Prix du public en 1991). Des 73 œuvres soumises provenant de 17 pays, le jury en a sélectionné six de l’Angleterre, du Brésil, des États-Unis et du Canada. Celles-ci seront publiées sur CD au cours de l’année 1994.

    Robert Normandeau dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Critique», Rick MacMillan, SOCAN — Paroles & Musique, 1 septembre 1993
    mercredi 1 septembre 1993 Presse

    Le compositeur montréalais Robert Normandeau a remporté les deux premières mentions du 21e Concours international de musique électroacoustique de Bourges, en France, pour ses œuvres Jeu et Éclats de voix.

    Cette dernière pièce, qui a également remporté une mention honorable au Prix Arts Electronica 93 à Linz, en Autriche, et le premier prix du concours Noroit-Léonce Petitot en France en 1991, sera lancée sur CD au début de 1994 sous l’étiquette française Noroit 2. Quant à Jeu, pour laquelle le compositeur avait déjà reçu une mention en 1989 au concours Luigi-Russolo à Varèse, en Italie, elle sera incluse dans un CD d’œuvres de Normandeau, qui sera lancé sous l’étiquette montréalaise empreintes DIGITALes.

    Robert Normandeau dans SOCAN — Le Milieu

    «Montréal fête la musique d’ici», SOCAN — Le Milieu, 1 juin 1992
    lundi 1 juin 1992 Presse

    La musique joue un rôle important dans les célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal, qui ont lieu cette année. En effet, neuf œuvres ont été commandées à des compositeurs canadiens sous la bannière de Montréal Fête, une série de concerts présentés à travers la ville cet été. Une œuvre de Pierre Grandmaison pour orgue et petit orchestre a été créée le 17 mai à la basilique Notre-Dame, lors d’un office divin commémorant la première messe célébrée à Montréal, et un spectacle multimédia d’une heure mettant en vedette la musique électroacoustique de Robert Normandeau est présenté au Planétarium Dow jusqu’au 7 oct.

    Dans les mois qui viennent, les Montréalais auront l’occasion d’assister à un concert gratuit de l’ACREQ dans le cadre de son Printemps électroacoustique, le 14 juin au parc Lafontaine. Cet événement, décrit comme un théâtre sonore, se terminera sur des interprétations de nouvelles œuvres de R. Murray Schafer, Myke Roy et André Duchesne qui mettront à contribution 150 musiciens, huit guitares électriques et, pour l’œuvre de Schafer, une danseuse sur une scène flottante.

    Un grand nombre de compositeurs canadiens seront également à l’honneur tout au cours de l’année: l’Orchestre mondial des jeunesses musicales, sous la direction d’Eduardo Mata, présentera une nouvelle œuvre de Denis Gougeon (les 12 et 13 août); l’Orchestre symphonique McGill sous la direction du chef d’orchestre Douglas McNabney créera Disolulions I d’Arlan Scholtz, pour soprano, clavecin et orchestre (4 oct.); et sept pianistes québécois interpréteront une nouvelle pièce de François Dompierre, dans le cadre du Festival international de piano de Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier (8 oct.). Pour des informations complémentaires, composer le (514) 872-1992.

    Robert Normandeau dans Le Devoir

    «La cinquième salle de la PdA sied mal à la musique», Carol Bergeron, Le Devoir, 1 juin 1992
    lundi 1 juin 1992 Presse

    Ce concert d’ouverture du Musée d’art contemporain de Montréal servalt également à l’inauguration d’une toute nouvelle salle. Sans nom si ce n’est qu’on la dit «Ia cinquième» du quadrilatère de la Place des Arts, cette salle a toutefois été conçue pour un usage pluridisciplinaire. C est en somme un autre lieu polyvalent qui, ainsi qu’il semblait facile de le prévoir, n’aura avec la musique que des liens accessoires.

    Comment ne pas s’étonner qu’en cinq tentatives, on ne soit pas encore parvenu à doter le plus important complexe culturel de la ville d’un seul espace véritablement conçu pour le concert!

    Les musiciens devront donc s’accommoder de ce petit théâtre de 350 places ou le laisser à d’autres utilisateurs qui profiteront de sa «géographie variable». Ils exerceront encore une fois leur patience à attendre. À attendre la très hypothétique constructlon du Conservatoire de Montréal dans lequel, avec un peu de chance, on fera enfin l’effort de doter la Place des Arts d’au moins une salle exclusivement consacrée à la musique de chambre.

    Nettement trop sèche, l’acoustique de cette «cinquième salle» étouffe irrémédiablement les instruments conventionnels: la percussion, le piano, les vents, les cordes y travaillent dans le vide. Seule la musique électroacoustique pourrait-elle y trouver son profit. Capable de créer l’illusion de son propre espace sonore, il ne lui resterait plus qu’à trouver un dispositif idéal de diffusion en se servant notamment de la grande mobilité des sièges — on parle de 41 configurations possibles.

    Acoustiquement la plus magique, musicalement la plus captivante l’œuvre de Robert Normandeau fut la seule à pouvoir donner du volume à cette salle trop basse de plafond. Partagés de manière à servir d’introduction aux cinq autres pièces du programme ses Fragments étaient diffusés à travers un orchestre de 16 haut-parleurs alimentés par un magnétophone 16 pistes.

    Dans la même logique, les deux claviers-synthétiseurs DX-7 ajoutèrent à la percussion et au cor anglals une certaine résonance artificielle bienvenue. Mais cela Serge Arcuri ne pouvait l’avoir prévu lui qui accompagna ses Fresques imaginaires des sonorités apaisantes et inoffensives du «nouvel age».

    Le minimalisme insignifiant de Hoketus provoqua une réaction presque unanime de rejet. L’auditoire hua copieusement ce que le compositeur néerlandais Louis Andriessen avait peut-être écrit pour tourner en dérision les répétitifs américains.

    Les Cinq études pour figures de Jean Derome cherchent apparemment dans la laideur des associations de timbres qui ne parviennent pas à masquer l’indigence de la pensée musicale. Le contraire de ce qu’avec aussi peu d’instruments, la Torontoise Alexina Louie est parvenue à imaginer pour donner au trombone virtuose d’Alain Trudel quelques minutes de séduisante poésie sonore.

    Destinés à conjuguer les effectifs instrumentaux du NEM et de la SMCQ (une trentaine de musiciens) les pièces de Bouchard et de Longtin souffrirent différemment de l’aridité de l’acoustique. Ire tourna ainsi à la colère vaine qui ne permit point de juger de l’apparente qualité de l’écriture orchestrale de Linda Bouchard Hommage à trois peintres québécois, Gaboriau, Toupin, Ferrron et les autres… permit à Michel Longtin de s’amuser avec une opulente formation qui contenait trois pianos, des percussions, des vents et des cordes. Une œuvre qui capte avec bonheur les vibrations invisibles qui, pour un musicien, habitent l’univers de la peinture.

    Robert Normandeau dans Voir

    «Paire naturelle», Dominique Olivier, Voir, 29 mai 1992
    vendredi 29 mai 1992 Presse

    Quoi de plus naturel, pour inaugurer une salle de concert située dans un musée consacré à l’art contemporain, que d’inviter à y jouer une institution musicale vouée, elle aussi à la diffusion du répertoire contemporain. Rien d’original, direz-vous. Mais voilà, le concert inaugural de la cinquième salle de la Place des Arts, sise au nouveau Musée d’art contemporain qui lui est contigu, n’a rien d’un concert ordinaire. Il s’agit d’une première dans l’histoire de Montréal, qui depuis 1989 possédait deux sociétés de concert entièrement orientées vers la musique du XXe siècle.

    Depuis 25 ans, la Société de musique contemporaine du Québec officie dans l’interprétation, la création, et la diffusion de la musique nouvelle. Mais depuis trois ans, un autre organisme, lui aussi de qualité remarquable, et qui a très rapidement débordé le cadre québécois. s’est installé à Montréal, en tant que seul ensemble de musique contemporaine travaillant sur une base permanente en Amérique du Nord: le Nouvel Ensemble Moderne. Une rivalité désastreuse aurait pu s’en suivre, mais nous n’avons constaté jusqu’à maintenant qu’une saine émulation, qui semble vouloir se poursuivre pour donner à Montréal une stature particulière dans le domaine de la musique du XXe siecle. Le concert du Musée va les réunir enfin, pour la première fois de leur histoire, peut-être en combat singulier, peut-être aussi en une association amicale et constructive, comme le souhaitait Mme Lorraine Vaillancourt, directrice artistique du NEM, dans une entrevue qu’elle nous accordait il y a quelque temps. Bien sûr, quand on arrive en second, la situation est plus délicate, et on doit espérer que se maintienne l’équilibre qui existait déjà dans le milieu musical. La SMCQ perdait il y a quelques années son fondateur et directeur artistique, Serge Garant, devait s’adapter à son nouveau chef au tempérament fougueux, Walter Boudreau, et se retrouvait face à une autre institution qui pouvait lui mettre des bâtons dans les roues, ou lui voler tout simplement son public. Il n’en fut rien, et la quart de centenaire SMCQ a toujours le vent dans les voiles, tout comme le NEM qui ne cesse de remporter des succès internationaux.

    S’il existait au départ une distinction théorique entre les répertoires couverts par les deux ensembles, dans les faits elle est beaucoup moins claire. Dans ce concert inaugural, ils joueront tour à tour ensemble et séparément, dans des ceuvres de toutes allégeances: du Louis Andriessen, un Néerlandais minimaliste; du Serge Arcuri, un de nos jeunes compositeurs québécois; du Alexina Louie, une Canadienne aux antécédents orientaux apparents; du Jean Derome, connu pour son travail en musique actuelle; du Linda Bouchard, une Québécoise vivant aux États-Unis; du Michel Longtin, une vedette nationale, un de nos meilleurs compositeurs pour orchestre; et finalement du Robert Normandeau, compositeur électroacoustique dont nous parlions dernièrement dans cette chronique, et qui a été chargé de composer cinq courtes pièces établissant le lien entre les œuvres au programme.

    Robert Normandeau dans Montreal Mirror

    «Agenda», Montreal Mirror, no 7:49, 28 mai 1992
    jeudi 28 mai 1992 Presse

    Montreal is a major center for electroacoustic music, a highly experimental form of contemporary composition that incorporates a huge range of sounds: from computer generated music to environmental or “found” sounds. Composer Robert Nomandeau finishes his Doctorate in electroacoustics in a reprise of his multimedia concert Tangram. The piece was composed for an orchestra of 16 loudspeakers, and is performed with & without the visual effect of 70 projectors showing slides synchronized with the music. The show takes place at the Dow Ptanetarium June 3, 10 & 17 at 20h

    Montreal is a major center for electroacoustic music…
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