La soirée commence par un ratage monumental. La présentation d’
Il y a aussi
Voilà qu’arrivent les Brothers Quay qui se sont trouvé l’heureux courage de travailler avec le redoutable
Dans ces conditions, on aurait vraiment aimé une diffusion sur haut-parleurs plus élaborée, vivante et enveloppante. Ce qu’on a entendu reste malheureusement trop plat et démonstratif et montre un contentement certain sinon un petit vide d’imagination interprétative. Quant à la vidéo, le film des frères Quay a assurément tiré bien des démons de l’enfance du maître allemand.
Dans une esthétique qui se réclame du meilleur film noir américain comme de l’expressionnisme de Murnau, voire du surréalisme du
Qui était la nouvelle création vidéo de la chorégraphe
Des photos ou petits bouts de films s’enchaînent de manière absolument fluide, comme si la photo qui fixe et se répète devenait mouvement expressif. Haute qualité de la définition picturale oblige, la conception visuelle de Chouinard use des nouvelles technologies pour tout démultiplier sur huit écrans, quatre pour l’homme, quatre pour la femme. Ils tentent de se rejoindre, de s’aimer, et la querelle éclate comme pour montrer l’impossibilité de la fusion. Les bouches font des sons que Dufort utilise de manière idoine, fusionnelle ou heurtante, en un contrepoint foudroyant. On réinvente ici la fugue à huit voix dans une perfection qui rendrait un
Une construction dans le plus pur des granits, une forme toujours nette, un discours hautement original où l’émerveillement devant la perfection de la chose l’emporte sur les émotions qu’elle peut susciter, une véritable œuvre abstraite, aboutie, voilà ce qui ressort de cette présentation. Voilà aussi ce qui fait que l’Élektra festival mérite toutes ses lettres de noblesse en permettant à une salle archicomble de découvrir et partager tout cela. Surtout, à une époque où un certain conservatisme tente de s’insinuer davantage, pouvoir voir les avancées vivantes mérite bien des bravos.
C’est à l’occasion d’un festival de musique acousmatique produit par le Danish Institute of Electroacoustic Music (DIEM) que
No Type a sans doute marqué un tournant dans son approche musicale autant qu’une petite révolution dans la ligne directrice de sa production, en sortant l’an passé des références aux pourtours
Une aventure que ce Headphone Science, barrée par le capitaine du navire.
Pour ambient que soit le ton général de l’album, s’affiliant auditivement à des formations expertes et trop rares tels que The Orb (et ses premiers chef-d’œuvres) ou FSOL (période Dead Cities), cet album reste profondément marqué par le hip-hop et l’essence de son rythme.
Une atmosphère obscure et ombrée, qui garde pourtant une visée optimiste
Amateur du festival Mutek, complice de longue date de
Dans le cas présent de ce
La simplicité de la main-d’œuvre invite l’auditeur à canaliser son attitude sur la frugalité mélodique, l’aisance des traitements . Des titres tels que
La présence au mastering de l’électroacousticien
PS
On se figurait avec une bonne grosse dose de dépit et de raccourcis intellectuels que l’horizontalité d’une ville telle que Los Angeles finissait par marquer sévérement les esprits de ses habitants, leurs interdisant toutes ambitions d’ascension ou d’investissement culturel.
Un relief que n’a pas manqué de souligner puis d’épouser le public Canadien à l’écoute des premiers jets de Books on Tape (autrement connu sous Click Tracy, Sluts on Tape, Tape Science Version ou Box Social)
Du beatpunk, selon les termes de leurs amateurs, dissimulé au long de ce disque sous des mélopées électroniques, couloirs dub, voire des révérences à l’électronique Body Musique et aux résurgences néo-industriel (7) dans ce cas précis sans intêret.
En résumé, les plis crasseux de la jeunesse sonique et les contre ourlets complexes des écuries Tigerbeat/ Warp/ Planet Mu. Une union heureuse au delà du papier qui scelle nous l’avons dit, après Headphone Science et Œuf Korreckt l’appétit du label pour une musique rythmique en marge.
Books on Tape (