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  • Dômes in Chain DLK

    “Review”, Vito Camarretta, Chain DLK, May 25, 2015
    Monday, May 25, 2015 Press

    Two years after the excellent Palimpsestes, empreintes DIGITALes offers another interesting collection of outputs for domes of directional loudspeakers, which can render the illusion of multidimensional sounds by means of stereophonic systems, by Prof Normandeau to more demanding followers of electroacoustic music. It includes five long impressive pieces that can reasonably be considered monumental as the composer acts as a sort of architect who erects sonic cathedrals: the opening La part des anges (2011, 12) sounds like a glimpse and an exploration inside a seraphic dimension, where hiccups of electricity, hazy steams and piercing frequencies are the set for angelic choirs, even if the slow sonic evaporation as well as the title refers to so-called “angels’ share,” the volatile part of aging alcohol that slowly evaporates through the walls of barrels; the resounding chiming bells on the following Kuppel (2005-06, 14) comes from the bells he recorded in the Markplaz in Karlsruhe (Germany) and the combination of its hypnotical tolls with other two recordings — the noises of urban tramways and the ones coming from a squeaking door close to the studio where he was working at the Zentrum fur Kunst und Medientechnologie Karlsruhe — could let you think that Robert managed to grab the breathe of that German city. The interactions of breathe, saxophone and sinister dins, that suddenly explodes in electrical storms which manage to emphasize the sense of tragedy, on the catchy Pluies noires (meaning “Obscure Rains”) got inspired by the theatre play Blasted by Sarah Kane, for which Robert composed the music ina stage direction by Brigitte Haentjens in 2008: such an ominous title refers to the pauses in the play that he rendered by means of the four seasonal stormy “explosions” (spring rain, summer rain, fall rain and winter rain) while having the tragic events that occurred in Bosnia in his own mind, so that he didn’t focus on the typical idea of abstract purification related to rain, but rather to the fact that “all these rains can hardly wash the darkness of the human soul at war.” The most recent piece of this collection, Hamlet-Machine without Actors (2014) is another composition he made for a stage by Brigitte Haentjens of the play Hamletmachine (1979) by Heiner Müller: the track, a shorter version of the original score which lasted one hour and fifteen minutes that got inspired by another work by Normandeau (Hamlet-Machine with Actors, which, as you can easily guess, incorporated the voices and the sounds of the actors of the play!), succeeds in describing the main theme of the play, that is “the oppression of man by the society, the representation of taboos — including sexual ones — through the show and the end of art.” The final Baobabs (2012-13) is mainly base on human voices: even if I’m not a fan of this kind of art, the adaptation of the acousmatic piece Le renard et la rose (1995), consisting of five movements (Babbling and rhythm; Nostalgia and timber; Anger and dynamic; Lassitude and space; Serenity and texture) by Prof Normandeau deserves to be listened.

    … the composer acts as a sort of architect who erects sonic cathedrals…

    Martin Bédard, Alexis Bellavance, Érick d’Orion, Georges Forget, Sarah L’Hérault, Danys Levasseur, Mark Lowe, Nataliya Petkova, Patrick Saint-Denis in Le Devoir

    “Porte d’entrée sur la musique actuelle”, Jérôme Delgado, Le Devoir, May 15, 2015
    Friday, May 15, 2015 Press

    Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville, et ses sons non formatés, prend son envol.

    Il pleuvait à boire debout, ce lundi matin. Mais place Sainte-Victoire, espace de verdure au cœur de Victoriaville, rien ne semblait arrêter la musique. Si l’auditoire se faisait rare, les interprètes, eux, ou plutôt elles, ne cessaient de jouer. Elles? Des installations sonores, ou des machines de toutes sortes, si vous préférez, fabriquées avec des objets aussi dissonants que des portes de «chars», des piscines gonflables ou des… arbres.

    Il pleuvait et pleuvait lors de ce premier jour du volet arts visuels — n’ayons pas peur des paradoxes — du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). Volet distinct du reste de la programmation: le FIMAV ne débutait officiellement que trois jours plus tard.

    Les «installations sonores dans l’espace public» sont ici une chose bien à part. Pas besoin de billet d’entrée, ni d’horaire fixe, elles se découvrent presque au hasard d’une promenade. Ou d’une randonnée cycliste puisque, sur cette place Sainte-Victoire, dominent la «vélogare» et la Route verte — ou sentier Transcanadien.

    «La musique actuelle peut prendre d’autres formes qu’un spectacle. C’est ce que j’essaie de montrer, dit Érick d’Orion, artiste et commissaire depuis 2011 de l’exposition sonore du FIMAV. Beaucoup de compositeurs ont une pratique en installation et travaillent le son comme matière première.»

    Pour le festival, le volet visuel et sonore est une formidable vitrine. Et, plus que jamais en cette édition, une porte d’entrée. Sur le bord de la piste cyclable, une dizaine de portières de voitures trônent, bien debout, comme un monument coloré à la «cour à scrap». Il s’agit d’une installation signée Sarah L’Hérault, intitulée 124 portes de chars. Sa musique? Une bande qui émet les sons associés à cet objet, de l’alarme déclenchée par son ouverture au claquement émis par sa fermeture.

    «On venait à peine d’installer les portes qu’un cycliste s’est arrêté», confie Érick d’Orion, convaincu que l’homme, une fois descendu de son vélo, venait d’ouvrir ses oreilles à tout le festival. D’une certaine manière, selon le commissaire, les installations font aussi «connaître les formes de musique qui ne sont pas formatées». «Les gens rigolent, et c’est tant mieux.»

    Une grande part du succès de ces installations repose sur les groupes scolaires. En 2014, une trentaine d’entre eux étaient passés les voir. Lundi, malgré la pluie, des écoliers faisaient déjà le parcours. Selon Érick d’Orion, les enfants aiment à ce point leur visite qu’ils reviennent avec leur famille. Les statistiques du FIMAV ne disent pas le contraire: sur les 16 000 festivaliers de l’édition 2014, on considère que 11 000 se sont pointés place Sainte-Victoire.

    Diversité de propositions

    Érick d’Orion a retenu sept propositions, dont la majorité s’expérimentent en plein air. Il a voulu offrir une vaste étendue de ce qui se fait en musique, entre des compositions plus électroacoustiques, ce qu’il appelle le «old school», des œuvres «plus tape-à-l’œil» et d’autres davantage du type bricolage et animées par l’imprévu et l’accidentel.

    Place Sainte-Victoire, il y a bien un kiosque à musique, et c’est abrité sous son toit que le piano trafiqué, renversé et démembré par Nataliya Petkova laisse frapper ses marteaux. Pas loin de ce kiosque, le parc possède aussi sa piste de breakdance. C’est autour d’elle, cachés derrière une baie d’arbres, que résonnent les haut-parleurs de l’œuvre Duramen, de Martin Bédard et Georges Forget. Le titre de la pièce évoque la partie interne de l’arbre, et c’est donc celui-ci ou ceux-là qui s’expriment à travers des airs envoûtants, type new age.

    Dans un espace sous forme de rotonde, les passants découvriront Fenêtres, d’Alexis Bellavance. Il s’agit de trois bassins d’eau (des piscines gonflables) sur lesquels flottent des miroirs. Simple en apparence, l’œuvre est d’une belle complexité. La musique qui en émane, le déplacement des miroirs, le reflet du ciel, tout est relié et ces trois oasis d’eau forment tout un orchestre.

    Plus proches du spectacle, avec un début et une fin, les installations de Patrick Saint-Denis et de Danys Levasseur mettent en scène des androïdes musicaux. Celle du premier, à voir à la vélogare, offre une gigue à base d’accordéons. L’autre, à dénicher derrière un centre communautaire, est un festin audiovisuel basé sur la mécanique d’instruments nés par l’assemblage de déchets industriels. À la fin du numéro de Réserve phonique, on a presque le goût d’applaudir.

    On comprend que les écoliers veuillent y revenir.

    … et ses sons non formatés…

    Morphogenèse in Nordische Musik

    “Kritik”, Ingo J Biermann, Nordische Musik, May 15, 2015
    Friday, May 15, 2015 Press

    Zur leichten Unterhaltung eignen sich die Arbeiten Erik Nyströms nicht, so viel ist schnell klar. Der 1978 im nordschwedischen Luleå geborene Klangkünstler promovierte 2013 an der City University London mit seiner praktischen und theoretischen Forschungsarbeit »Topology of Spatial Texture in the Acousmatic Medium«. Wenn Sie diese Begriffe nun erst nachschlagen müssen: Keine Sorge, Nyströms Ambition ist sicher nicht, uns seine Ideen auf dem Silbertablett darzureichen. Grob gesagt geht es Nyström um das Verhältnis von klanglicher Textur im Raum, weshalb vier dieser fünf Stücke für 8-kanalige Installationen konzipiert wurden und eigens für diese CD-Veröffentlichung in Stereoversionen gemischt wurden. Die zwischen 2008 und 2012 in London entstandenen Arbeiten sind zumeist 12 bis 14 Minuten lang, mit dem knapp 21-minütigen»Lucent Voids«im Zentrum.

    Praktisch und anregend, dass »MORPHOGENÈSE« ausführliche Erläuterungen zu den Tracks beigefügt sind. Diese kryptischen Texte zu durchdringen erweist sich freilich als kaum geringere Herausforderung als die Klangkunstwerke selbst. Man sollte mit der Materie am besten schon etwas vertraut sein; dann hat man umso größeren Genuss beim Erfahren der ambitionierten Soundwelten, denen man den langwierigen und mühsamen Arbeitsprozess anhört — ohne dass der unangenehme Eindruck von Effektposerei entstünde. Vielmehr bietet Nyström elaborierte Exkursionen in Makro- und Mikrokosmos, in Moleküle und Welten, in Zeit und Zeitlosigkeit. Grafische Strukturen wie physikalische Skalen und Größen spielen (natürlich) eine Rolle, aber auch das Miteinander von konkreten, klaren und unförmigen bis abstrakten Elementen. Nach dem hingebungsvollen Durcharbeiten dieser Essenz von Erik Nyströms Doktorarbeit fühlt man sich ein wenig erschlagen und offen für ein leichteres musikalisches Dessert. Doch beim nächsten Mal kann man die elektroakustische Suite auch einfach mal als abendfüllende, atmosphärische Klanginstallation fürs Wohnzimmer goutieren. So lange der Künstler selbst keine Einwände hat.

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