Sauter au contenu principal
electrocd

Blogue

4252 résultats
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • Avis à nos clients résidant aux ÉU

    dimanche 24 août 2025 Général

    Dès le 29 août 2025 le gouvernement des États-Unis d’Amérique percevra un droit de douane de 35% (selon le décret 14324) sur la valeur de certains types de biens importés, soit les articles que vous placez dans votre panier (dont les vinyles). Ce droit de douane de 35% pourrait être ajouté au total des biens de votre commande et sera versé directement au Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis d’Amérique (CBP) via l’intermédiaire choisi par Postes Canada. Nous surveillons la situation de près et nous ajusterons le comportement de notre boutique en conséquence.

    Les produits numériques ne sont pas assujettis à ce droit de douanes.

    Radiolaria dans Neural

    «Review», Neural, no 76, 1 juillet 2025
    vendredi 4 juillet 2025 Presse

    One of the most iconic modular synthesizers of the 1970s, the Buchla 200, continues to attract musicians, sound designers and experimenters from different backgrounds, almost as if time has stood still between the first analog electronic avant-garde movements and the present day. It has been well documented how Ana Dall’Ara-Majek’s synths were engineered to facilitate an unconventional approach towards creating complex and random textures. Part of the Californian synthesizer’s undeniable charm lies in its ability to bring us back to that seminal era of sounds never heard before. By not using a traditional keyboard, the tactile experience of the Buchla 200 evokes a sculptural dimension of composing, a characteristic that continues to inspire sound creation in the digital age – the creative freedom of modularity suggests new, more open and non-linear ways of composing, which for many musicians offers an advanced form of improvisation. Ana Dall’Ara-Majek’s work on Radiolaria rests comfortably in this category.

    Inspired by marine life, both at a microscopic and macroscopic level, the Italian-Canadian artist shows herself to be sensitive and meticulous in articulating fruitful mixtures between technology and the organic world, and in doing so, points towards a revival of the conceptual natural-artificial dichotomy. The tracks on Radiolaria immerse us in a soundscape constantly oscillating between different poles. The opening track, Mare Buchlae transports us to a liquid-like environment, where voices and sounds evoke the flow of currents and the presence of mysterious organisms. Improvisus B200-1 offers fragments of an uncontrolled and unstable language, suggesting almost imperceivable lifeforms. Perpetuum spirae introduces a repetitive movement, a sound spiral that refers to the infinite growth and cyclical rhythm of the natural world. ‘Parasiti fluxique’ creates a sense of tension that recalls the struggle for survival that animates the world of marine microcreatures. Canticum asphodeli moves in a more contemplative direction, almost like an ancient song for creatures of the abyss. The final track, Ostinato micromacro, returns to a circular movement, expanding into a hypnotic, layered, almost orchestral crescendo – a profound reflection on the beauty and complexity of being, reminding us how the synthetic and inhuman can possess a life of their own, one that is capable of resonating with the essence of the natural world.

    … a profound reflection on the complexity of being, reminding us that synthetic and inhuman possess a life of their own, capable of resonating with the essence of the nature.

    Magali Babin, Marcelle Deschênes, Francis Dhomont, Chantal Dumas, James O’Callaghan dans Vie des arts

    «Trajectoire de l’électroacoustique au Québec: petits big bang», Esther Bourdages, Vie des arts, no 277, 21 mars 2025
    mardi 3 juin 2025 Presse

    Depuis la libération du son au XXe siècle en Occident, marquée par l’affranchissement de la domination des recherches centrées sur la mélodie et les notes, les pratiques musicales ont pu se développer de manière protéiforme.

    L’insertion du bruit, du silence, du hasard et de l’aléatoire dans les compositions, ainsi que l’usage de microphones, de magnétophones, de synthétiseurs et d’ordinateurs ont favorisé l’émergence de nouveaux langages sonores et ouvert la voie aux modulations électroniques, à la musique électroacoustique, aux textures, à la musique algorithmique et à bien d’autres formes encore.

    Cela fait plusieurs années que le son au Québec affiche une signature particulière: il est reconnu pour sa capacité à faire s’entremêler les genres et les styles musicaux.

    Nouvellement arrivé au Québec en [1978], le compositeur français de musique électroacoustique Francis Dhomont voyait déjà le «son québécois» comme marqué d’une disposition hybride, éclectique, qu’il définissait comme le croisement de l’acoustique avec des sources électroniques et d’autres fusions postmodernes de matériaux et de genres.

    Au Québec, la polyvalence des musiciens et des compositeurs demeure une réalité dans le milieu des musiques nouvelles. Il est commun de constater que les compositeurs du Québec sont impliqués à la fois en électroacoustique, en musique de chambre ou bien en musique orchestrale, en performances in situ et encore en installation audio, pour ne nommer que ces quelques pratiques.

    Ce contexte a pris forme grâce à la création, au fil des ans, d’organismes et aussi à l’accessibilité au financement gouvernemental qui soutient les démarches exploratoires et les projets novateurs. Ces structures engendrent des réseaux et des échanges culturels à l’international.

    Les centres tels qu’Avatar, à Québec, et Oboro, à Montréal, soutiennent la discipline à travers des résidences; des festivals et des diffuseurs d’arts numériques tels que Mutek et Elektra exportent leurs productions; des étiquettes de disques comme empreintes DIGITALes contribuent à l’épanouissement de l’électroacoustique et des musiques mixtes du Québec et d’ailleurs. Ces initiatives valorisent l’éclosion d’une grande variété de pratiques musicales, allant de l’académisme à l’expérimental.

    Histoire

    Parmi les pionniers des musiques électroacoustiques, qui ont jeté un pont entre l’Europe et le Québec, il y a la compositrice québécoise Marcelle Deschênes. Elle a fait partie de la première cohorte de Québécois à suivre le cours du Groupe de recherches musicales (GRM) de l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) à l’Université de Paris VIII, de 1968 à 1971. Elle a cofondé à Québec, en 1972, le Groupe d’interprétation de musique électroacoustique de Laval (GIMEL) au Studio de musique électronique de l’Université Laval (SMEUL).

    La théoricienne et artiste audio Lorella Abenavoli étudie les pratiques basées sur la sonification, qui rendent audibles des expériences, des phénomènes ou des données qui sont inaudibles. Certains artistes se consacrent à l’amplification, d’autres captent et transmettent des réalités invisibles.

    Le compositeur James O’Callaghan, par exemple, se distingue par son travail d’amplification, qu’il applique à des guitares acoustiques, des pianos jouets et des objets du quotidien tels que des livres. Une œuvre phare de son répertoire demeure Reasons (2012) — pour livres amplifiés et électroniques. Les instruments et les objets deviennent dans ce cas des caisses de résonance.

    En 2021, Nicola Giannini créait de son côté Expansion, une pièce pour blocs de glace amplifiés. Les interprètes suivaient une partition qui les amenait à intervenir sur les blocs, devenus instruments de création acoustique, faisant ainsi émerger une multitude de timbres et de couleurs sonores.

    Dans un autre esprit, l’artiste Stephanie Castonguay rend couramment audibles les ondes électromagnétiques, cette couche invisible qui nous entoure, dans ses improvisations musicales. Les artistes sonores Preston Beebe et SABE, quant à eux, placent au centre de leur composition la rétroaction acoustique, communément appelée feedback. Il et elle contrôlent et modulent ce son singulier dans la pièce Living Systems (présentée 2019) pour le premier, et dans la performance audiovisuelle Ephemerality (2024) pour la seconde.

    La pratique créative des compositeurs au Québec advient au sein d’un terreau fertile. Ils et elles entretiennent avec leur médium une relation engagée, ce qui nécessite une écoute sensible et une volonté de pousser les limites de leur(s) objet(s) sonore(s). Les démarches, des musiques nouvelles, révèlent une malléabilité infinie et de multiples possibilités esthétiques y foisonnent.

    [Extrait (du texte original) tel que paru le 3 juin 2025 dans Le Devoir.]

    Cela fait plusieurs années que le son au Québec affiche une signature particulière…
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12